Que sera l’Union européenne après le 26 mai ?

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Jeudi 23 mai 2019

Le résultat du vote de dimanche est comme le climat, incertain. En France, pas moins de 34 listes sont en lices, certaines profitant de l’audience pour faire un peu de buzz. Pour les partis politiques de la gauche classique, la lecture des cartes n’a jamais été aussi mauvaise. Pourtant au vu des événements qui couronnent chaque samedi les centres villes, la gauche aurait dû être le support des revendications de cet électorat.

Qui aurait pu imaginer que le parti socialiste, tout puissant il y a moins de 10 ans n’est peut pas en mesure de franchir la barre des 5 % qui lui permettrais d’avoir des élus au parlement européen. Il a même perdu son leadership pour se ranger derrière un parti monté de toute pièce par « un opportuniste » dixit de nombreux socialistes.

Qui aurait pu imaginer que la France insoumise soit au bout de deux années en chute libre.

La droite modèle Wauquiez n’est pas en meilleur posture, espérant passer la barre des 15%

C’est donc le remake des élections présidentielles qui se prépare avec cette fois le vote utile en moins, car le Nouveau Monde s’est avéré aussi fourbe que l’ancien. Malgré toutes les zones d’ombres qui entourent le parti lepéniste celui vire en tête dans les derniers sondages. Le vote qui s’annonce est plus une sanction contre le gouvernement qu’une attention particulière pour l’Union européenne.

Comme l’oiseau à du mal à prendre son envol c’est le chef en personne qui monte au créneau et de conclure un conseil de défense écologique juste histoire de puiser dans l’électorat des verts, car question écologie le chef de l’état n’est pas très convainquant.

Comme un peu partout en Europe, les partis nationalistes, souverainistes pointent le bout de leurs nez porté par la grogne qui monte dans chacun des pays.

L’Union européenne au fil des mandats devient un bateau ivre gouverné par on ne sait plus quel capitaine et prenant une direction inconnue pour la plupart d’entre nous. Souvent elle a servi de point de chute à des candidats malheureux ou des copains à caser. Comment lui redonner de la crédibilité ?

Il est fort probable que le gagnant de ce scrutin soit l’abstention.

Thomas Petragallo