Gestion des ressources humaines

Share

 

Mardi 19 juin 2018

Comme nous vous l’annoncions dans notre article du 14 juin, des suppressions de postes sont programmées parmi les personnels municipaux. Les personnes concernées ont été reçues par leur responsable hiérarchique. Cela ne devrait pas s’arrêter là, car il est également question de transformation de poste. La commission paritaire qui n'a eu lieu ce jour mais est reportée à la semaine prochaine devrait entériner le plan concocté par Hélène Geoffroy afin de pouvoir créer dix postes de policiers municipaux et trois autres d’opérateurs de centre de surveillance urbaine comme annoncé à grand renfort de communication.

Pour la CGT de la ville, « Cela pourrait être une question politique, car ces agents ont déjà dû subir une mobilité forcée il y a quatre ans. » Dans un tract du PCF vaudais, il est également question de « la précarisation de l’emploi. Le budget consacré aux contractuels est passé de 4,5 millions d’euros (M€) en 2013 à 8,7 M€ ». Apparemment les conseils prodigués par le «  fameux rapport Auroux » que personne n’a d’ailleurs jamais vu et qu’Hélène Geoffroy n’a pas communiqué à la presse comme elle s’y était engagée, n’ont pas été si prolifiques. La sérénité n’est pas de mise au sein du personnel municipal sous le mandat d’Hélène Geoffroy.

Mais l’était-elle sous les mandats de Maurice Charrier et Bernard Genin. Certains ont, semble-t-il, la mémoire courte.

Ce qui va être intéressant à suivre c’est la réaction des élus. L’opposition de gauche va avoir le beau rôle en dénonçant une pratique digne des multinationales. C’est un peu plus difficile à cerner de la part de l’opposition de droite. Cependant le directeur territorial chargé de mission sur la valorisation du patrimoine mis en disponibilité était unanimement apprécié et surtout attaché à sa mission cela malgré la mobilité forcée qu’il a subie lors de la prise de pouvoir d’Hélène Geoffroy.  

Mais c’est du côté des élus de l’exécutif que se posent le plus de questions. Il y a, parait-il, en son sein de véritables hommes et femmes de gauche qui auraient sans nul doute dénoncé une telle pratique en étant dans l’opposition. À l’image de Muriel Lecerf, Stéphane Gomez, pierre Barnéoud, Yvan Margues pour ne citer qu’eux. Les vraies personnalités se voient au pied du mur. Nous attendons donc leurs réactions.