Ils y en qui font bien et il y en a qui déconnent

Share

 

Mercredi 16 janvier 2019

Les élections municipales sont lancées et certains sont déjà en campagne. Par les temps qui courent, les petites phrases commencent à poindre le bout de leur nez. Les échanges sur les réseaux sociaux sont un peu plus acerbes ce qui laisse augurer lorsque les tensions vont monter des commentaires plus incisifs. Même Hélène Geoffroy d’habitude silencieuse aux événements s’est fendue d’un communiqué au sujet des « Enfants sans toit ». Enfants qui sont scolarisés à Vaulx-en-Velin, mais dont les familles n’ont pas d’hébergements et dormiraient dans la rue si des enseignants, des parents d’élèves, des citoyens vaudais n’étaient mobilisés. Une situation malheureusement récurrente.  Il fut un temps ou un président de ligue régionale des droits de l’homme se serait inquiété de cette situation. Aujourd’hui  il est soucieux des frais de fonctionnement qui seraient occasionnés par un hébergement municipal, mais pas inquiet par ceux à venir suite à la construction de la médiathèque ni par les deux millions d’euros supplémentaires nécessaires à sa construction. Ni des frais engendrés par la cérémonie de vœux royale (cela a dû coûter bonbon au contribuable)  d’Hélène Geoffroy qui s’apparente à une entrée en campagne électorale ou des élus ont passé leur temps à se pousser les uns les autres pour être vus sur le la diffusion en directe et le film qui mémorise cette soirée.

Pour reprendre à mon compte la petite phrase de Macron et en changeant son paradigme je dirais que les élus devraient être d’avantage responsabilisés, car ils y en qui font bien et il y en a qui déconnent….

Le courrier fait par l’APVV à Hélène Geoffroy en 2015 montre que les remarques de Stéphane Bertin ne datent pas du passage dans l’opposition. Au moins ce dernier a fait preuve de constance et a accepté d’en subir les conséquences. Nombreux sont les élus vaudais qui partagent les réflexions de Stéphane Bertin, mais restent dans le confort de l’exécutif. Pourquoi rester si timide ? C’est ce manque de cohérence dans les convictions qui rebute les citoyens et les éloignent des partis politiques. Finalement sur le carnet de doléance nous pourrions indiquer que 15 élus municipaux au lieu de 43 seraient largement suffisants.

D’autant qu’il semble qu’un nouveau groupe pourrait voir le jour au sein de la municipalité. Madame Jacob conseillère municipale déléguée dans l’exécutif d’Hélène Geoffroy se verrait bien avec l’étiquette « En Marche ».  Comme il faut être deux élus pour créer un groupe suivant le règlement municipal qui pour l’accompagner ? Christine Bertin ? Philippe Moine qui en rejoignant AGIR, la droite constructive s’est rapprochée de la majorité gouvernementale ?

Ce serait un peu clochemerle au sein du conseil municipal avec un groupe composé d’élus de la majorité et de l’opposition qui voterait différemment.  Mieux encore et c’est risible, quand on voit comment certains élus de l’exécutif qui tapent sur le gouvernement Macron s’accommoderaient en leur sein de macronistes. Mais c’est vrai que nos élus sont frappés de mémoire sélective et s’engagent en fonction du sens du vent.

J’avoue que je ne comprends plus rien à cette manière de faire de la politique et de se mettre au service des habitants.

Thomas Petragallo