Bilan du week-end

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Lundi 26 août 2019

Encore une semaine et c’est la rentrée politique à Vaulx-en-Velin avec en ligne de mire les élections municipales de 2020. À partir du premier septembre, la majorité municipale ne peut plus communiquer sur son bilan ni sur ses réalisations. C’est aussi le début de la période à partir de laquelle, l’interdiction d’affichage électoral en dehors des emplacements spécifiés est interdit.

Dans le progrès de dimanche, nous avons eu droit à une interview de Morad Ben Driss, un conseiller municipal de la majorité passer depuis quelques mois dans l’opposition au côté de Nordine Gasmi.  Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne prend pas de gants vis-à-vis d’Hélène Geoffroy.  « La politique de faux-cul, ce ne me va pas » dit-il en substance.

Voici quelques morceaux choisis de l’article de Laurence Loison pour le progrès.   

« On vous fait croire que vous avez un pouvoir, mais vous n’en avez pas. On vous demande juste de lever la main au bon moment. Les dés sont pipés d’avance. Il y a un carnet de route : quatre ou cinq personnes choisissent pour tout le monde. Je n’arrive pas à faire semblant. »

« Par exemple, il y a eu une réunion des élus à propos des subventions aux associations. Chacun a donné son avis, ça a duré des heures, mais c’était juste consultatif et ça n’a servi à rien. C’est le cabinet qui a le pouvoir, alors qu’il n’est pas élu ; c’est dramatique pour la démocratie ! »

« Je faisais aussi partie de la commission d’appel d’offres et j’ai voté contre un projet à 150 000 €, pour poser des boiseries sur la façade de l’école provisoire René-Beauverie. C’était provisoire, pourquoi dépenser tant d’argent ? On m’a dit que Vaulx méritait de belles écoles, et on m’a fait quitter la commission d’appel d’offres ! » 

« Je n’avais aucun pouvoir. Quand vous voulez donner votre avis, ce n’est jamais le bon moment »

Morad Ben Driss ne fait que confirmer ce que Mediavaulx  a avancé quelques mois à peine après le début de mandat d’Hélène Geoffroy. C'est-à-dire une gestion autocratique de madame la maire et son cabinet. Pour preuve, à la belle époque l’exécutif organisait des séminaires le week-end  « pour renforcer la cohésion du groupe ». Et les élus alors de reprocher en cœurs au directeur de cabinet et ses sbires qu’il y en avait marre d’apprendre dans le journal des décisions municipales ou de voir arriver des délibérations ou on ne leur demandait juste de lever la main.

C’est dommage que Morad Ben Dris ait attendu aussi longtemps pour se rebeller. Stéphane Bertin l’a fait bien avant avec les conséquences que l’on sait, Hélène Geoffroy a abusé de sa situation de maire pour faire le ménage, car sa fonction lui donne tous les droits vis-à-vis des élus de sa majorité. D’autres ont suivi avec plus de prudence et ont créé leur propre groupe tout en restant dans la majorité. Des élus de la majorité évoquent leur mécontentement, dans la discrétion, mais ne bougent pas se contentant de lever la main pour dire oui.  D’ailleurs le conseil municipal est peut-être le seul endroit ou ont les voit.

Qu’est-ce qui retient un adjoint ou un conseiller de l’exécutif mécontent et sans utilité ? Ça, c’est une vraie question.

Morad Ben Driss ne se présentera pas aux prochaines municipales, car il n’habite plus Vaulx-en-Velin. Sur ce point il a l’honnêteté de ne pas tricher comme certains l’on fait dans l’équipe d’Hélène Geoffroy en 2014. Par exemple Armand Menzikian n’a pas à représenter Vaulx-en-Velin. En 2014, il s’est maintenu frauduleusement sur la liste électorale. L’opposition s’en est rendu compte trop tardivement pour invalider l’élection et Hélène Geoffroy n’a rien fait pour faire respecter la loi a posteriori. C’est moi qui est exigé son retrait de la liste électorale vaudaise, document à l’appui. La loi est toujours bonne pour les autres.

Ce week-end, ce ne fut pas que les épanchements de Morad Ben Driss. C’est aussi la suite de la litanie de faits divers qui émaille l’actualité vaudaise. Un chauffeur de Bus de la ligne 37 attaqué au marteau suite à un différent routier, mais aussi quelques incendies de voitures sans compter tout ce que l’on ne sait pas.  

Pour les incendies, pas moins de 10 véhicules endommagés  au niveau de l’ex station Victor Hugo ainsi que le bâtiment.  Heureusement les cuves à carburants sont vides depuis belle lurette. Deux véhicules au niveau de l’école Courcelles et un chemin des Joûtes.

Thomas Petragallo