Hélène Geoffroy ouvre des portes

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Jeudi 12 décembre 2019

Nordine Gasmi reste bien silencieux en ce moment. Le leader de l’union des vaudais indépendant (UVI) qui entend briller à nouveau lors des prochaines élections municipales nous a habitué à plus de dynamisme. Est-il en pleine élaboration de son programme ou bien comme il se murmure dans la ville, ce silence serait synonyme d’un ralliement avec Hélène Geoffroy au second tour et donc de la nécessité d’un discours un peu plus édulcoré vis-à-vis de cette dernière.

Il suivrait dans cette démarche son ami Philippe Moine qui a pu servir d’intermédiaire afin de régler les quelques points d’achoppement ?

Nous verrons lors du prochain conseil municipal quelle sera l’attitude de Nordine Gasmi et de son équipe concernant notamment le débat d’orientation budgétaire.

Le parti socialiste vaudais est vraiment dans un sale état pour que ses adhérents autrefois si prolixe lorsqu’il s’agissait de donner des leçons de morale se muent dans d’inextricables considérations. Et la gauche à l’image d’Ange Vidal de fustiger ce non-sens.

« Ses militants (parti socialiste de Vaulx-en-Velin) doivent apprécier de voir fouler aux pieds les valeurs historiques d’un parti traditionnellement ancré à gauche. Les voilà désormais main dans la main avec des élus d’opposition de droite venus tenter de sauver Hélène Geoffroy du naufrage annoncé ».

Nous avons à l'’mage de Muriel Lecerf la chef de section une « Ex Aubriste » convaincue un paradoxe avec l’alliance avec le partisan d’une politique de droite qu’est Philippe Moine dont le maitre à penser n’est autre que Bruno Le Maire le ministre de l’économie et des finances chantre de la rigueur budgétaire pour les seconds de cordées. Il est toujours possible de justifier que le local et le national repose sur des considérations différentes mais comme l’a souvent souligné dans le passé l’équipe socialiste on ne peut empêcher qu’ils soient intimement liés.

Par exemple, lors de la séance du conseil municipal du 28/06/2018, deux visions ce sont affrontés. Celle de l’exécutif socialiste qui se conforme par obligation contrainte et forcée à la contractualisation des dépenses mise en place par Emmanuel macron et celle de Philippe Moine qui souhaite encore plus de rigueur en jugeant cette tutelle de l’état comme un mal nécessaire (sous les huées du public socialiste présents ce jour-là).

Pour Philippe moine et son groupe, la contractualisation des finances « va permettre à un certain nombre de collectivités de se défaire d'habitudes de gestion qui sont parfois ineptes. Pour le coup, nous disons que c'est un bon contrat, parce que c’est une obligation faite pour une politique plus vertueuse en matière de dépenses de fonctionnement. Il est certain que l’on peut s’insurger, mais on a laissé notre ville dériver sur un certain nombre de questions de dépenses de fonctionnement. Il conviendra évidemment que nous puissions nous inscrire pleinement dans cette contractualisation. Néanmoins, il conviendra de faire un bilan dans un an, notamment sur les engagements de l'État puisqu'il faut que l'État continue à jouer son rôle, notamment sur la politique de renouvellement urbain. Je pense qu’il faudra là aussi être vigilant. Je vais aller un peu plus loin dans le débat, nous pouvons regretter qu’on ne parle que d’un engagement sur l'évolution des dépenses de fonctionnement, on pourrait aussi regretter que la trajectoire de désendettement ne soit pas plus contraignante et qu'un constat réel de diminution de l'endettement ne soit pas imposé avec à la clef une sanction financière. Notre groupe aurait souhaité que les objectifs de désendettement et de ratios plafonds soient sanctionnés par une ponction financière en cas d’irrespect de l'objectif, tout comme cela le sera si nous ne respectons pas l'évolution du taux des dépenses de fonctionnement. Nous proposons d'aller un peu plus loin dans la vertu budgétaire » Et de regretter dans la foulée que l’évolution du taux de dépense ne se soit pas limité à 1,2% au lieu des 1,46% annoncé par Hélène Geoffroy.

Alors cet accord entre le parti de gauche (PS) et un parti de droite (AGIR ) qui a apporté son soutien à Gérard Collomb investi par Emmanuel macron en personne ouvre les portes du possible.

Nordine Gasmi donc ? mais apparemment Charazède Garouri opposition de droite puisque Stéphane Gomez en fait l’annonce et pourquoi pas Christiane Perret-Febel qui est encore plus à droite et extrapolons encore plus, pourquoi pas encore plus à droite pour conserver les rênes de la municipalité ? 

Et Hélène Geoffroy fera-t-elle un peu de place à Jafar Greinch histoire d’associé un acteur politique vaudais qui déjà à l’époque ou Caroline Collomb veillait sur le parti macroniste régional préconisait un rapprochement avec la maire socialiste.  

Thomas Petragallo