Le blues du personnel municipal

Share

samedi 26 avril 2014

Lors des dernières élections, le personnel municipal a fait l’objet d’une attention particulière.

Ce fut tout d’abord la distribution d’un courrier à chacun des employés faisant valoir les conséquences d’un possible changement sur leur quotidien en cas d’alternance. Puis ce fut pour d’autres une réponse écrite se voulant rassurante pour démentir les propos exposés et rassurer sur le futur.

Le personnel municipal n’est pas à considérer comme une charge mais comme un moteur et devrait être une fourmilière où chacun dans son service s’évertue à faire fonctionner les structures de la ville. Cependant, depuis des années une logique contre productrice, autant en terme de travail qu’en termes de considération humaine, s’est instaurée sous la houlette de quelques tenants d’une méthodologie basée sur la crainte d’être placardisés pour les uns et des privilèges pour les autres. Comme le dit Morad Aggoun, nouvel élu chargé du logement et du personnel dans le journal des banlieues « l’organigramme du personnel, c’est un arbre généalogique ». Si nous traduisons le fond de sa pensée cela signifie que dans le recrutement du personnel municipal certaines pratiques peuvent être considérées comme du favoritisme. C’est donc dans un climat particulier que l’alternance municipale débute, avec un personnel en attente de voir comment les choses vont évoluer car pour l’instant c’est un peu la déception pour certain qui voit des éléments perturbateurs conserver leurs prérogatives et continuer les pratiques anciennes comme si de rien n’était.

Mais il faut peut-être un peu de patience et ne pas brusquer les choses. Ce n’est pas un encéphalogramme plat, dans quelques services, calmement le mode de fonctionnement doit être clarifié. Ceux qui s’attendaient à un tsunami sont peut-être déçus, mais il faut parfois laisser du temps au temps pour analyser les situations (Pas trop quand même) et apporter les corrections nécessaires. D’autant que, dans les nouveaux élus, certains, pour avoir exercé lors de mandats précédents une responsabilité exécutive, doivent avoir une véritable connaissance du fonctionnement particulier de notre ville. Au moins nous pourrons dire que ce niveau d’expérience est utile aujourd’hui, mais c’est dommage qu’a l’heure où s’est bâti ce que dénonce Morad aggoun il y a eu profil bas pour ne pas dire complaisance. Le devoir de mémoire vaut en toute circonstance et quand on dit les choses il faut être logique jusqu'au bout.

Certains ou certaines choisiront peut-être d’eux-mêmes, à travers une demande de mutation, de quitter notre ville pour exercer leurs talents ailleurs. La gestion clanique décrite par Morad Aggoun doit prendre fin pour que la vie interne des services de la ville redevienne normale avec toute la considération qui est due à ceux qui œuvrent pour le service aux habitants. Ce n’est pas d’un soutient psychologique qu’a besoin le personnel municipale mais de reconnaissance et de justice.

Dans un souci d’apaisement et de clarification nécessaire, il faut souhaiter que nos nouveaux élus feront preuve de transparence dans leur communication si le constat final des éventuels audits ou analyses organisationnelles mettaient en évidence des éléments préoccupants de dysfonctionnement. C’est à ce prix que le personnel municipal retrouvera toute la confiance d’une collectivité qui en a dévalorisé plus d’un. Ce n’est pas avec des mots mais avec des actes que ceci se concrétisera. Pour leur part les habitants sont également en droit d’être informés des résultats des audits. Il faut dans tous les domaines partir sur des bases saines de transparence. Nous avons appris que le site Médiavaulx n’était pas accessible par le personnel municipal. En tant que site d’information sur la ville, même si parfois nous sommes « un peu » dérangeants mais c’est à ce prix que la démocratie s’exerce, ce serait faire preuve d’ouverture que de rétablir cet accès ou de le mettre en lien sur l’intranet municipal