Ateliers participatifs indoor et outdoor.

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lundi 16 juin 2014 

Vendredi 13 juin, aux environs de 18 heures une dizaine de scooters ont semé le trouble au niveau du Carré de Soie puis au Centre-Ville traversant Vaulx-en-Velin sans se préoccuper de la couleur des feux et de la priorité des automobilistes. Une dizaine de scooters, avec deux jeunes adolescents sans casques sur chacun d’eux, se filmant au besoin pour sans doute déposer sur les médias sociaux le résultat de leurs jeux. Vers 21 heures ils étaient toujours à déambuler dans les rues, n’oubliant pas de passer devant le commissariat de police pour, peut-être les engager dans un atelier participatif, mais ces derniers n’ont pas bougé une oreille, l’expérience sans doute. Faire régner l’ordre sans prendre le risque de répondre aux provocations nécessite en effet une attention particulière.  

En même temps, à quelques dizaines de mètres, la « Gauche Citoyenne » tenait des ateliers participatifs salle Edith Piaf. Acte de résistance éphémère ou volonté de comprendre ce qui a pu se passer dans l’esprit des Vaudais pour mettre fin à une vision portée depuis plusieurs dizaines d’années par une même équipe. Ils étaient bien présents mais ce n’était que la foule des habituels. Lors de la campagne des municipales, nous avions rencontré Janine (prénom d’emprunt), communiste historique au bord de sa piscine qui sirotait une Suze en compagnie d’une amie. Cet échange fort intéressant, loin de nous inspirer des commentaires sur sa vision de notre ville, a suscité une vague d’interrogations. En dehors d’un portrait dithyrambique de Maurice Charrier dont elles étaient des aficionadas inconditionnelles (oubliant qu’il n’était plus maire), elles ne portaient aucune réflexion réaliste sur Vaulx-en-Velin et sa situation. C’est peut-être cela au fond le problème de la « Gauche Citoyenne » : les clameurs d’un chant d’espérance bâti sur un passé révolu. En finalité, une démarche invraisemblable de laquelle on n’attend rien, mais dont on arrive quand même à être déçu. Que l’opposition municipale s’organise pour suivre l’évolution de la ville et être force de proposition est une bonne nouvelle à condition de savoir aussi se remettre en question et jouer le jeu de la démocratie. Faire de la métaphysique pour se persuader que c’est une alliance contre nature qui est la cause de la défaite et non le résultat d’une politique ne retenant plus l’adhésion des Vaudais serait prêter peu de considération à ces derniers. Au delà de la politique, il y a aussi la gouvernance qui devrait laisser songeurs les tenants d’un système qui se veut au service des habitants et qui en définitive donne le sentiment que la raison n’est pas dans la nature du cœur. A ceux qui aujourd’hui sont impatients de voir les actions de la nouvelle municipalité arriver et qui pensent comme nous l’avons entendu que « ce sont des incompétents qui maintenant dirigent la ville » nous dirons que nous arrivons à l’orée des congés d’été, la vie va s’arrêter pendant deux mois, et que c’est peut-être le moment opportun de la réflexion et de se souvenir des fondamentaux. Il y a un moment pour tout et celui de la critique tout azimut aussi légitime soit il est peut être prématuré.  En devoir de vacance la lecture de nos bilans sera peut-être un bon exercice sur soi pour mieux se connaître. Mais nos politiciens de la « Gauche Citoyenne » auront ‘ils cette sagesse  ?