Vos gueules les mouettes !

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Samedi 9 juin 2018

Décidément Vaulx-en-Velin n’est pas une ville comme les autres et ce n’est pas le dernier conseil municipal qui va démentir ce fait. La séance de mercredi dernier restera sans nul doute dans les annales. Une véritable « Commedia Del Arte » sauce Vaudaise. Une synthèse pourrait être un excellent documentaire pour le festival du film court vaudais.

Si Hélène Geoffroy était aussi forte pour évincer ceux qui lui font de l’ombre que pour diriger la ville, il est certain que Vaulx-en-Velin aurait un autre visage. Mais voilà ce n’est pas le cas, et ce n’est pas Philipe Zittoun qui nous contredira, ni Stéphane Bertin d’ailleurs qui jour après jour l’apprend à ses dépens. 

Nous passerons sur la partie ubuesque des votes pour la destitution de Marie Emmanuelle Syre et la nomination pour la remplacer d’un autre transfuge de l’APVV en la personne de Virginie Comte. Le journal municipal s’est empressé de publier un encart. Les personnes présentes sur place ou à l’écran auraient pu se croire à un spectacle du Centre culturel Charlie Chaplin. Marion Trompette dans un article du progrès avance quand à lui des échanges un brin surréalistes, entre un Stéphane Bertin réclamant un vote à bulletin secret et Hélène Geoffroy refusant la mise en place d’isoloir avant de capituler dans une improvisation surannée. Nous ne vous parlons pas du dépouillement, il faut le voir pour le croire et nous vous encourageons à visionner la vidéo en ligne sur le site de la municipalité. C’était clownesque. Et l’opposition ne s’est pas retenue de rire. Bernard Genin n’a pas regretté d’être présent.

Nous avions une idée de la manière dont les événements allaient se dérouler. Tout le monde sait qu’Hélène Geoffroy décide de tout et que ses conseillers municipaux ne mouftent pas. À par peut être Jean Michel Didion qui hésite de moins en moins à monter aux créneaux. Le vote du PLU n’est qu’un prétexte supplémentaire pour inciter le groupe APVV à prendre le chemin des bans de l’opposition. Pour l’instant cela ne semble pas être le cas et Stéphane Bertin pourra se targuer de dire qu’il a toujours voté en son âme et conscience pour l’intérêt des vaudais.

De ce conseil municipal, nous retiendrons deux phrases de Stéphane Bertin et une anecdote qui sont symptomatiques de l’ambiance qui règne dans la majorité. La première, une intervention à l’adresse d’Yvan Margue, un transfuge de son groupe passé du côté d’Hélène Geoffroy lors de sa nomination en tant qu’adjoint à la santé. Ce dernier était présent lors des négociations entre l’APVV et les socialistes. Et Stéphane Bertin de le prendre à partie à deux reprises pour qu’il précise à l’assemblée quel était l’accord concernant la liberté de vote lors des délibérations. Pas de réponse de la part de celui qui lors du bilan de mi-mandat avait souligné a ses collègues qu’il « était mauvais », mais que cela resterait « entre nous » tout va bien pour le peuple vaudais « qui ne dit rien consent » conclu Stéphane Bertin. Hélène Geoffry apparait donc comme une personne qui ne respecte pas la parole donnée.

Et toujours Stéphane Bertin de préciser à l’adresse de ses collègues de l’exécutif qu’il serait mal venu de pleurer sur son épaule (apparemment cela semble fréquent) pour lui dire qu’ils n’en avaient pas après Marie Emmanuel Syre, qui faisait bien son travail, ni après lui , mais que s’ils le soutenaient, Hélène Geoffroy leurs retireraient leur délégation. Avec quel instrument se mesure le courage en politique ?

L’anecdote quant à elle vient d’un élu de l’opposition. Celui-ci aurait reçu un appel téléphonique d’un élu de la majorité lui spécifiant ne pas faire son travail d’opposition. Le sujet de cette colère nous ne l’avons pas parfaitement saisie, mais nous allons introspecter.

Au dela de tout cela, c'est l'image de la politique et des élus qui une nouvelle fois interroge.