La campagne électorale des socialistes est lancée.

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Mardi 17 décembre 2019

Hier soir, à la mairie annexe, Hélène Geoffroy candidate à sa succession lançait son premier meeting de campagne sous les yeux d’environ 200 personnes ce qui est peu compte tenu qu’elle est maire sortante et que la plupart des présents sont des sympathisants de longue date.

Mais dans les faits, la campagne électorale d’Hélène Geoffroy n’a pas débuté hier. Elle a débuté dès sa prise de fonction en 2014 et est allé crescendo. Son apparition au conseil de quartier ou la parole ne semble plus très libre puisque les potentiels candidats sur les futurs listes sont privés de leur droit d’expression alors que madame la maire profite avec largesse de l’auditoire qui s’ouvre à elle. Drôle de conception de la démocratie. D’ailleurs, après 6 années de mandat ce qui devait être une révolution s’achève en peau de chagrin. Les assistances sont réduites à leur plus simple expression une fois ôté les élus et les agents des services.

Hélène Geoffroy est en campagne car c’est dorénavant elle qui assurera tous les mariages, enlevant à ses adjoints leur délégation dans ce domaine. Dans la foulée elle n’épargne pas deux de ses adjoints en leur retirant toutes leurs fonctions. En voilà qui vont pouvoir achever le mandat en roue libre. C’est même devenu très sélectif sur certains documents Jacques Archer l’adjoint de quartier du village qui ne souhaite que prendre du repos politique après avoir vécu des moments inoubliables est purement oublié. Il faut mettre en avant les cadres méritants.

Demain a lieu un des derniers conseils municipaux du mandat. Plus de 50 délibérations sont à l’ordre du jour ce qui risque fort si nos élus sont en forme et sont présents de conduire les débats jusqu’à une heure très avancée. Peut être que dans le projet de réforme Macron une prime de pénibilité va leur être accordé ?

Philippe Moine et Charazède Gahrouri qui suit Philippe seront-ils présents ? Nul n’ignore que ces deux élus du groupe « Vaulx C’est Vous » la droite vaudaise ont fait le choix de rejoindre Hélène Geoffroy avec un communiqué des plus futile.

Qu’est ce qui a pu rapprocher Philippe Moine et Hélène Geoffroy ? Je me suis amusé à parcourir les comptes rendus de ces cinq dernières années et le moins que je puisse dire que notre élu de droite s’est toujours montré critique sur les sujets majeurs.

Sur la gestion budgétaire, les reproches sont constants et n’ont pas cessé tout le long du mandat. C’est sans doute pour cette raison que ce conseil municipal épargne le débat sur l’orientation budgétaire. Ne pas mettre Philippe moine dans la peine car ce serait difficile de brusquement trouver au budget socialiste toutes les vertus.

Sur la construction du Pétanquodrome Philippe moine est contre. Concernant le plan de lutte, la bête noire de Philippe Moine c’est l’EPI, une association qui rafle de grosses subventions et puis il doute comme beaucoup de son utilité. D’ailleurs en 2015, Hélène Geoffroy précisait en conseil municipal « Lorsque nous ferons le bilan dans quelques mois, au bout d’un an d’exercice, je ne doute pas que nous l’atteindrons et le rendrons encore plus visible. C’est ici que le travail de l’Université Lyon 2 est encore plus intéressant. Il s’agira de mettre des indicateurs et de théoriser ce que nous sommes en train de faire de façon très empirique ». Et bien, si les subventions ont été régulièrement distribuées, nous devons en être à près de 750 000 euros et bien le travail universitaire c’est toujours l’arlésienne. Les indicateurs personne ne les a vus.

Le point sur lequel Philippe Moine est encore plus critique, c’est la démocratie participative à la mode Geoffroy. Sur le PLUH, notre élu est tout aussi critique. Il y a un point qui réuni les deux nouveaux partenaires c’est le tramway. En effet si les vaudais ne l’ont pas encore,  le reproche peut en être imputé à la droite et aux socialistes du Grand Lyon pour lesquels cela n’a jamais été une priorité. Pour le terrain pollué de l’école Gimenez Philippe Moine pense aux enfants et ne comprend pas que l'on puisse construire une école sur un terrain de cette nature.  

C’est finalement l’aspect sécurité qui rapproche Hélène Geoffroy et Philippe Moine. L’armement de la police municipale et l’annonce de 100 policiers municipaux dans son nouveau programme et la multiplication des caméras doit satisfaire les exigences droitières. C’est fou ce que le socialisme a évolué en termes de sécurité et ce n’est pas dit vu la qualité des policiers recrutés que ce soit ce qu’il y a de mieux à faire.

Donc deux postes potentiels à confier à Philippe Moine. La sécurité et le budget ou il pourra exercer son programme de réduction du personnel municipal et dégraisser le mammouth.

Pour accéder à quelques interventions de Philippe Moine au cours des conseils précédents cliquer ici.

Thomas Petragallo