Conseil municipal du 18 décembre 2019

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Vendredi 20 décembre 2019

La durée de l’avant dernier conseil municipal de ce mandat est peut-être à l’origine de la défections de nombre d’élus lors du concert de noël donné par le conservatoire de musique.

Un coucou d’Hélène Geoffroy et des chaises vides. L’élu à la culture à quant à elle fait une brève apparition à la fin. Christine Bertin, Stéphane Bertin et Philippe Zittoun faisait également partie des élus présents. 

Que dire de ce conseil municipal. Qu’un problème technique a empêché sa diffusion par internet et que ce matin la vidéo du conseil n’est toujours pas visible. Ce n'est pas de chance. 

Quelques échos me sont cependant parvenus à commencer par l’altercation qui s’est produite dans le publique et qui s’est soldée par une intervention de la police municipale et une interruption de séance de quelques minutes. C’était à prévoir, depuis plusieurs mois quelques esprits s’échauffent sur les bancs du public et l’approche des élections rend les tensions encore plus palpables. Et ce qui devait se produire s’est produit.

"A chaque conseil municipal, la majorité positionne ses militants derrière nous pour nous déstabiliser, raconte Nordine Gasmi. Cette dame filmait pour montrer comment ça se passe et un partisan d'Hélène Geoffroy a voulu l'en empêcher, en poussant son téléphone. Son coup l'a atteinte à la poitrine".

Cela a suffi pour que le ton monte et que soit évacuée par la police municipale une future colistière de Nordine Gasmi autrefois ardente partisane d’Hélène Geoffroy apparemment déçu par ses préférences communautaristes. Elle n’a pu réintégrer le conseil municipal alors que le conseiller de quartier impliqué dans « L’altercation », probable futur colistier d’Hélène Geoffroy n’a quant  à lui pas été convié à quitter la salle. Certains n’ont pu s’empêcher d’ironiser en parlant de « police politique ». 

Que restera-t-il des conseils municipaux vaudais. Ce n’est malheureusement pas la richesse des débats mais plutôt une succession de faits divers. Ils s’achèvent comme ils ont commencé, marqué par une forme de violence. De l’affaire Chechab à l’altercation de mercredi, des positions autoritaires de la maire, jusqu’aux comportements d’élus qui se traitent entre eux de fachos, le conseil municipal est à l’image de la ville, il a besoin d’être apaisé.

Pour ajouter encore un peu d’huile sur le feu, le positionnement de Philippe Moine, ancien élu UMP, passé par les républicains, puis par Agir, le pôle de droite de la république En Marche dont le premier de cordée est Bruno Le maire, ministre de l’économie suscite quelques piquent. Le spécialiste du commerce en ville recrutée par différentes villes de droites, s’est vu traité de « garçon de courses » par madame Chib, une élue UVI. Son ex camarade de groupe Sacha Forca l’a quant à lui accusé de passer du coq à l’âne. Je présume que dans sa perception le coq s’est lui. Il peut être déçu Sacha Forca, d'avoir cru son colistier lui spécifiant que la rumeur de son transfert était non fondée et qu'il prenait du recul pour cette échéance municipales. Le mensonge c'est finalement ce qui est le plus insupportable car qui peut mentir a ses amis peut tout aussi surement mentir aux vaudais. 

Il n’y a cependant rien d’anormal à ce que Philippe Moine rejoigne Hélène Geoffroy. Les gouvernements de François Hollande ont bien pris des positions que même Nicolas Sarkozy n’aurait pas osé. Valls est même considéré comme un facho. Le parti socialiste n’est plus un parti de gauche. Il y a bien quelques apparatchik qui tentent de le faire croire, mais il y a belle lurette que la gauche du PS a quitté le navire. Il ne reste dans le bateau conduit par Olivier Faure que quelques bourgeois endimanchés avec parfois des costumes trop grands pour eux. Tout le monde n’est pas capable de porter des costumes Smato à l’image de l’éternel Jack Lang qui en a reçu pour 500 000 euros de cadeaux ou des chaussures Louboutin à 800 euros pour les princesses du peuple.

Et quelques militants déboussolés iront consoler leur désillusion sur les gradins de quelques évènements sportifs avec des places offertes.

Le parti socialiste n’est plus un parti de gauche, d'ailleurs à la métropole et dans quelques communes de l’agglomération il siège avec la république en Marche sans que leur conscience en soit offusqué.

Bien sûr, il flirte parfois avec quelques partis de gauche dans quelques accords pour emporter quelques sièges dans une élection ou les arrangements peuvent être favorables à l'un et à l'autre.

Que dire de ce conseil municipal en attendant qu’il soit en ligne. Après avoir dénigré le pétanquodrome et le plan de lutte, Philippe moine trouvent que finalement ce sont de bonnes idées. C'est dommage de ne pas avoir parlé budget comme il est de coutume au mois de décembre. Philippe Moine nous aurait expliqué que finalement l'explosion de la dette c'est bien pour la ville et les vaudais. Il faut croire que les rapprochements changent le logiciel. Bientôt, il va finir par croire tout ce que Stéphane Gomez raconte comme mensonges. le fait pour la municipalité d’avoir engagé des travaux sans permis de construire est normal pour lui. Dites monsieur Gomez, vous ne pouvez pas me donner le texte de loi car je ne l’ai point trouvé ?

C’est ça le pire dans ces histoires de transfuges on ne sait jamais ce qui motive vraiment la démarche. Une révélation tardive ou le besoin inassouvi de marquer sa vie en ayant obtenu faute du poste de maire qu’il visait en 2014 au moins un strapontin d’adjoint.

Nordine Gasmi qui est toujours friand d’un phrasé à l’emporte-pièce ne fait pas dans la dentelle. Il est vrai qu’il peut être déçu par son ami Philippe Moine avec qui une négociation avait échoué au second tour des municipales 2014.

« Certains ont décidé de renier l’ensemble des convictions qu’ils portent depuis plus de 20 ans, en vendant leur âme pour une place ou un morceau de terrain. Avoir été un sarkozyste convaincue pour finalement terminer comme un banal toutou socialiste : quel gachis ! Philippe, il n’y a pas si longtemps, tu accusais en public Monsieur Bertin, je cite « de se prostituer au-devant de Madame Geoffroy pour quelques places ». Aujourd’hui, c’est toi qui fais la danse du ventre. Tu as fait n’importe quoi ! Tu comprends maintenant pourquoi les citoyens traitent les politiques de menteurs ».

Pour visualiser les interventions de N.Gasmi (cliquer ICI)

Thomas Petragallo