FC Vaulx : quand le sport prend trop d’essor et qu’il n’y a pas de sous pour lui…..

Share

 Samedi 26 octobre 2013

Nous avons pu lire dernièrement dans la presse quotidienne régionale que le FC Vaulx est freiné dans sa progression par un manque de terrains d’entrainements. Le club a dû refuser un millier d’inscriptions. On savait que des difficultés d’ordre financières entre autres, liées à un contexte interne avaient bousculé les fondements de cette association. Un audit a même été réalisé sur demande de la municipalité. Tout semble réglé aujourd’hui grâce à une subvention exceptionnelle et la mise en place d’une nouvelle équipe sous la direction d’Ali Rechad qui en assure la présidence. Ce dernier est également Vice-Président de l’Office Municipal des Sports, organisme consultatif qui aide la municipalité à prendre des décisions sur des considérations d’ordre sportive mais conseil aussi les clubs en termes de développement. Le FC Vaulx est l’un des clubs le plus importants de la ville, sinon le plus important en nombre de licenciés : 527 licenciés en 2012, 551 en 2013 ce qui montre la constance du club Les résultats sont également au rendez-vous avec une cerise sur le gâteau : une participation aux seizièmes de finales de la coupe de France perdue avec les honneurs contre Rennes club de première division.

Le FC Vaulx évolue sur les terrains du stade Francisque Jomard (Artisan des forces Combattantes de la Résistance). Ce stade appartient à la municipalité qui en assure l’entretien et il est mis à disposition du club. Un des points qui met en colère le Président concerne justement les infrastructures du stade, que ce soient les vestiaires ou les bureaux du club qui sont vétustes et plus aux normes, ou bien les terrains d’entrainements en gore qui sont impraticables en cas de mauvaises conditions climatiques. Cela constitue le principal frein au développement du club. Pourquoi Ali Rechad doit il étaler dans la presse cette situation alors qu’il est vice président de l’OMS et à ce titre a les possibilités de faire remonter ces problèmes auprès de la municipalité et de l’adjoint au sport qui est aussi membre en tant d’assesseur de l’OMS ? Sans doute parce qu’il connait la réponse : les finances de la ville ne permettent pas d’engager des travaux. Les infrastructures sportives sont confrontées aux mêmes atermoiements que pour les écoles primaires fautes de moyens financiers. Il faut faire des choix et quand on sait que le planétarium et bientôt le centre nautique vont générer des frais de fonctionnements supplémentaires, que les différents institutionnels dont l’Etat risquent de réduire les subventions accordées à la ville, il va falloir compter soit sur une augmentation massive des impôts locaux, soit sur une aide extérieure pour améliorer les infrastructures de ce complexe sportif. Peut être que Madame la Députée fera un geste en direction du club sur les fonds de sa réserve parlementaire. Vaulx-en-Velin est une ville pauvre et une ville pauvre ne peut plus avoir d’ambition lorsque les clubs prennent trop d’expansion ou sont confrontés au haut niveau comme c’est le cas pour l’ASUL Handball par exemple. Se pose également le problème de l’image de la ville dans la capacité à attirer des sponsors, solution possible pour attirer les financements tant nécessaires.  

Reste maintenant à connaitre les propositions des différents candidats aux élections municipales puisque ce dossier sera à arbitrer par la municipalité dans les mois et années à venir.