Les réceptions de l’ambassadeur

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Mardi 24 juillet 2018

 

Depuis quelques mois, le site internet de la ville présente des lacunes. Certaines manifestations passent à l’as. Mais également rien dans le journal municipal. Par exemple, dimanche dernier se déroulait à la mairie en fin de journée la commémoration de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux "Justes".

En tant que promoteur d’un plan contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations décrétées suite aux propos déplacés d’un adjoint qui a maintenant le rôle clé de catalyseur sur la citoyenneté, il eu été important de communiquer sur ce sujet.

Est-ce à mettre sur le compte des 5 semaines de congés de Madame la Mairesse que la communication n’a pas suivie ou bien entant absente pour les photos personnes ne devait être mis en avant, car nous n’allons pas imaginer un instant qu’il existe une hiérarchie dans les commémorations.

Il est aussi important de mettre les petits plats dans les grands pour la journée commémorative de l'abolition de l'esclavage avec orchestre et fête dansante que rappeler la journée commémorative des crimes racistes et antisémites de la dernière guerre et d'hommage aux justes.

En tout cas la trentaine de personnes qui avait reçu on ne sait comment l’information semblait contente d'être là, car quand on n’est pas nombreux pas de bousculâtes au buffet.

Normalement en renforçant le service communication par ajout d’une chargée auprès de la presse cela devrait aller mieux. Il faut dire que la communication compte beaucoup pour Madame la Mairesse. Pas d’économie dans ce domaine.

Voici le message délivré par Geneviève Darrieussecq Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Justes de France »

22 juillet 2018 Il y a soixante-seize ans, les 16 et 17 juillet 1942, dans Paris et sa banlieue, 13 152 personnes, dont 4 115 enfants, furent arrêtées par des policiers français sur ordre de l’Etat français soumis à l’occupant. Pourchassés pour ce qu’ils étaient par la naissance, ces milliers de Juifs furent transférés vers le camp de Drancy ou enfermés dans le Vélodrome d’Hiver. Dans ce « Vél d’Hiv », les heures d’attente et d’angoisse furent le prélude de leur déportation. Déjà, l’ombre de la Shoah les enveloppait. Le pire était à venir, ce fut Auschwitz-Birkenau.

Ces jours terribles sont une cicatrice profonde dans notre mémoire nationale. Cette rafle reste le symbole de toutes les autres rafles et, à travers elle, c’est aux 76 000 déportés que nous pensons. Seuls 2 500 revinrent des camps. Les pensées de la Nation vont également aux Tziganes internés et déportés. En cette journée nationale, nous nous souvenons de l’obscurité de la collaboration et de la lumière des « Justes ». Ainsi, la nation française associe dans un même hommage la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et celle de ses héros souvent anonymes.

Les mots de Simone VEIL, actrice majeure de la reconnaissance des « Justes de France », résument, à eux seuls, tout le sens de cette commémoration annuelle : « Il y a eu la France de Vichy responsable de la déportation de 76 000 juifs, dont 11 000 enfants, mais il y a eu aussi tous les hommes, toutes les femmes, grâce auxquels les trois quarts des juifs de notre pays ont échappé à la traque. » Même aux heures les plus sombres de la France, lorsque le régime de Vichy bafouait nos idéaux en se rendant complice de la barbarie nazie, lorsque des Français 2 collaboraient avec l’ennemi, des hommes et des femmes incarnaient l’espérance et le respect de la dignité humaine.

Nous rendons hommage aux 4 000 Justes reconnus et à tous ceux qui sont restés anonymes. Au péril de leur vie et de celle de leur famille, ils ont bravé le danger pour sauver d’une mort certaine des milliers d’innocents. Grâce à ces héros, la France peut regarder son histoire en face et sait que les mots d’honneur et d’humanité ont toujours un sens. Nous devons rester vigilants. Lorsque les paroles et les actes antisémites et racistes ressurgissent, il ne peut y avoir de complaisance.

Ainsi, pour nos jeunes générations, l’enseignement et la compréhension de ces événements sont essentiels. Ils sont des leçons pour nos consciences et un appel exigeant à la fraternité. Nous n’oublions pas les martyrs. Nous n’oublions pas les sauveurs. Nous ne céderons jamais à la haine et à l’intolérance. Tel est le message de tous les citoyens rassemblés aujourd’hui.