Ecole primaire : le niveau général a baissé en 14 ans

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Samedi 7 juin 2014

Selon une enquête réalisée par la Direction de l’évaluation, de la prospective, et de la performance (Depp) du ministère de l’Education nationale, le niveau général des élèves entrant en CE2 a légèrement baissé en 14 ans. En 1999, les 10 % les plus faibles ne parvenaient pas à dépasser un certain score global; en 2013, 12,7 % des élèves se situent en deçà de ce même score». Le niveau à surtout baissé en orthographe, en vocabulaire et en résolution de problèmes mathématiques. Ce sont donc des matières fondamentales qui ne sont plus suffisamment maitrisée. Selon la Depp, «il est possible que le niveau de maîtrise des compétences en vocabulaire, expression orale et calcul se soit dégradé en 14 ans en début de CP, provoquant ainsi la dégradation observée en CE2». Cette constatation confirme les lacunes mises en évidences chez les élèves entrant en 6e.

Il existe cependant une disparité dans les résultats même s’ils se montrent stables par catégorie, ce qui signifie que les dispositifs mis en place depuis une trentaine d’années peinent à produire des résultats. Le constat est fait que la concentration de publics « défavorisés’ diminue les chances de réussite « Les enseignants n’ont pas encore les bons outils pour adapter leur travail à un contexte   qui déborde de leur cadre normal » précise Catherine Moisan directrice du DEPP. En effet, la concentration des difficultés externes produit un effet d’amplificateur de l’efficacité du système éducatif. Ils sont plus déterminants qu’ailleurs en raison d’un équilibre toujours fragile. C’est ce que décrivent très bien les enseignants lorsqu’ils disent "aucun acquis n’est définitif, tout est toujours à recommencer".

La priorité donnée par la nouvelle municipalité à la rénovation des écoles et plus généralement à l’éducation à pour objectif de répondre à cette préoccupation grandissante de nombreuses familles. Celles qui ont le choix, ne veulent courir aucun risque et ont tendance à fuir certaines écoles quand ce n’est pas la ville. Ce phénomène accentue la ségrégation scolaire. Toutes les études montrent que les performances des élèves en difficultés baissent quand ils ne sont entourés que d’élèves en difficultés. Donner à tous un enseignement équitable qui n’exclut personne est un objectif qui devrait donc dépasser les polémiques politiciennes et l’amertume post-électorale. L’énergie et l’adhésion de tous les Vaudais est nécessaire car l’école seule ne peut lutter contre l’ensemble des difficultés, nous sommes tous ses partenaires et c’est donc réellement une priorité. Les moyens financiers ne sont malheureusement pas extensibles et ce sont des choix qui vont orienter les décisions de nos élus comme tout un chacun le fait avec son propre budget. Ce n’est pas un rôle facile car il est plus plaisant de faire plaisir à tout le monde et répondre à toutes les attentes.