"je n'aime pas le sport et je n'en fais jamais".

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Jeudi 2 janvier 2020

A chaque changement d’année, les bonnes résolutions pointent le bout de leur nez. Parmi celles qui reviennent régulièrement, la pratique d’un peu d’exercice physique. « C’est promis, je vais pratiquer une activité sportive !!! entend-on souvent ».

L’occasion donc de faire un point sur les actions engagées par l’exécutif municipal dans ce domaine. Le mandat d’Hélène Geoffroy a-t-il tenu ces promesses ?  

Démarré sur les chapeaux de roues avec un adjoint aux sports, Ahmed Chekab, qui ponctua son début de mandat par une succession de boulettes (l'engueulade avec l'ex président de l'OMS, Roger Villemenot, en avril 2014 ou les insultes antisémites en mai de la même année), obligeant très vite la maire à le destituer et à lancer dans la foulée un grand plan sur le sport à Vaulx dont il ne reste à peu près rien à part de vagues souvenirs d'avoir vu des ministres passer, ce mandat sportif n'a toujours pas démarré.

Et pourtant il s'annonçait sous de beaux auspices.  Ce mandat conduit par Hélène geoffroy, ne prévoyant pas moins que :

* "le réexamen du montage financier du centre aquatique" qui en fin de compte a couté 2 millions à la ville,

* "la création d'un équipement multisport au village" que chacun attend encore,

* "la définition d'un projet sur le site des carrières Gimenez" remplacé par une école sur un emplacement longtemps utilisé comme décharge et déjà sinistrée avant même d'être ouverte,

* "la mise à niveau des équipements sportifs (stades, palais des sports, gymnases) avec organisation et phasage des travaux pendant le mandat".

* "la restructuration du complexe Aubert au Sud" qui s'est transformé en la création de 40 places de parking contre l’avis du conseil de quartier pour faire plaisir aux riverains abandonnant les projets sportifs sudistes aux futurs élus, intéressés eux, peut-être plus, par le sport dans la ville.

Et pourtant le maitre d’œuvre de la mission sport était de qualité. Le premier adjoint, chef des finances, Pierre Dussurgey, ne pouvait que réussir à ce poste. Il ne cumulait que deux missions, finances et équipements sportifs, en plus de son activité professionnelle. Malheureusement rien n’a été fait. Par manque d’envie ? Probablement. Par manque de temps ? Plus surement. Car le même premier adjoint est devenu maire et continua à cumuler les missions tout en perdant en même temps des adjoints victimes de purges et de procès  mais gardant une oreillette bien calée sur la fréquence Geoffroy.

Le sport ne pouvait donc qu'y perdre. Même si, en fin de mandat, avec une rénovation du plateau Rousseau (un ratage pour le club d'athlétisme) et un malheureux projet de pétanquodrome venu de nulle part et jamais inscrit dans aucun programme, l'équipe municipale a bien tenté de se refaire une virginité sur l'autel du "on n'a pas complètement rien fait", rien ne peut justifier l’inaction, même pas une question financière puisque la municipalité n’a pas hésité à sortir 2 millions d’euros pour engager des travaux non budgétés sur l’hôtel de ville loin d’être une priorité.

Le bilan frise donc le zéro pointé juste sauvé par des subventions aux clubs de sport qui ont toujours été maintenues au même niveau financier et par un OMS qui, managé par un Président passionné 5 années durant, a su lui avancer et faire avancer le sport.

Finalement rien d'étonnant pour une Maire qui elle-même dit, "je n'aime pas le sport et je n'en fais jamais". Hélène Geoffroy se représente pour un second mandat.  Comment croire que demain elle tiendra des promesses qu’elle n’a pas tenu aujourd’hui ?

Thomas Petragallo