Le plogging

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Mardi 27 mars 2018

Las de croiser des monticules de déchets dans les parcs, les squares et les trottoirs pendant leur jogging, des coureurs suédois ont décidé de se mettre à les ramasser sur leur passage. Le concept, qui commence à faire de plus en plus d’émules au point de voir se constituer de véritables clubs à Stockholm, porte un nom : le plogging.

"Plogging" c’est la contraction du verbe "ramasser" en Suédois (plocka upp), et du mot "jogging".

Rien d’étonnant de la part des Suédois, champions du recyclage. En effet, dans le pays, ce sont 99 % des déchets ménagers qui sont recyclés.  De quoi faire rêver le plus ambitieux des écolos. À Vaulx-en-Velin, alors qu’il faut toutes les peines du monde pour motiver 20 personnes pour un nettoyage  sur les 45 000 habitants que compte la ville nous ne sommes pas près de croiser des adeptes du plogging.

Au niveau sportif, ce serait encore meilleur pour la santé que la course. 
Il faut en effet se baisser pour récupérer les déchets, et en transportant le sac-poubelle, on muscle ses bras. On peut dire qu'il s'agit d'un sport complet. Tout le corps est sollicité, et comme il faut récupérer le maximum de déchets le plus rapidement possible, on se retrouve à enchaîner les squats, à changer de rythme constamment, bref : c'est clairement beaucoup plus éprouvant et physique que le jogging « classique » ! Mais outre le côté purement sportif, le véritable but du jeu est surtout d'attirer l'attention sur le problème de la pollution et des déchets plastiques. De ce côté-ci, il faut aussi reconnaître les vertus du plogging, car le côté décalé et plutôt original de la pratique ne manque pas de capter les regards !

Les pauses ramassage des ordures permettent aussi de s'accorder des temps de récupération. Et pas besoin de matériel spécifique, juste d'une tenue de sport et d'un sac-poubelle. 

Et en offrant aux passants le singulier spectacle d'une bande de ramasseurs de déchets survoltés en leggings, on ne manque pas d'attirer leur attention. C'est bien là le but, au final : inspirer, éveiller les consciences, pour bouger tout en faisant bouger les choses au passage !

Voilà un challenge à saisir pour nos élus Vaudais, ils pourront affiner leurs silhouettes tout  en laissant un objectif éco-responsable pour le bien de la ville.  Hélène Geoffroy lors de son bilan de mi-mandat a reconnu que sa politique sur la propreté était un échec.