Les fast-foods et l’environnement.

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Dimanche 28 juillet 2019

Depuis mars 2016, une loi oblige les fast-foods à trier leurs déchets. L'enseigne McDonald's France, pointée en 2017 dans un rapport de l'ONG Zero Waste pour sa production très importante, s'est engagée à limiter leur impact environnemental. Pourtant, sur les 1 450 restaurants de la chaîne en France, seulement 70 ont mis en place le tri sélectif en salle. Et comme ce n’est pas encore le cas dans tous les restaurants McDonald's du Rhône, plusieurs fast-foods de l'agglomération vont se mettre au tri sélectif.

Les établissements de Chaponnay, Caluire, Villeurbanne-Laurent-Bonnevay, Saint-Bonnet-de-Mure et Rillieux-la-Pape vont prochainement installer des bacs spéciaux pour inciter les clients à se mettre au vert.

Une initiative à l'origine de Gerard Touilloux, franchisé et propriétaire de ces cinq enceignes de fast-food. Jusqu'à présent, le tri n'était effectué qu'en cuisine. Désormais, même les déchets produits par les consommateurs seront collectés et valorisés par le groupe Nicollin.

Une démarche qui vient appuyer la volonté de McDonald's France de déployer le tri sélectif dans tous les restaurants du territoire d'ici un an.

Entre canettes, bouteilles plastiques, sets de table et emballages en carton pour plus d'un milliard de repas servis chaque année, le secteur de la restauration rapide produit 13 milliards d'unités d'emballage, soit 183.000 tonnes selon un rapport de 2017 d'Eco-emballages.

Mais ce n’est pas si simple. Les opérateurs sur les tapis de tri doivent vérifier que les emballages ne sont pas trop salis par la nourriture. Beaucoup sont rejetés, car trop gras et à partir du moment où il y a un doute, il est considéré simplement que le produit n'est pas recyclable. Boites de burger, cornet de frites…les emballages de fast-food sont souvent envoyés à l'incinérateur.

Dans un reportage d’"Envoyé spécial" du 18 octobre 2018 intitulé, Déchets : les fast-foods hors la loi ? Bilan d’un test sur un plateau McDonald's, aucun emballage n'est recyclé.

Mais le problème ne s’arrête pas là. Se pose la question des emballages abandonnés. Comme vous pouvez le constater, il y en a de plus en plus et un peu partout autour de nous. Sur les places, au bord des routes. Il y donc également le comportement des consommateurs qui est à prendre en considération.

Dans ce cadre, cela fait déjà plusieurs mois que je relance la municipalité villeurbannaise et le McDonald de Cusset pour la mise en œuvre du programme « EMBALLAGES ABANDONNÉS» tel que défini sur le site de l’enseigne.

« Les collectivités et McDonald's* s'engagent ensemble pour la propreté des villes et des campagnes, afin de mutualiser et coordonner les moyens de lutte contre l'abandon des emballages dans les rues et dans la nature. Concrètement, un partenariat local se met d'abord en place. Un plan d'action est élaboré en commun, les actions sont engagées et la signature d'une convention vient sceller cette collaboration. L’objectif : coordonner les circuits et la fréquence de ramassage entre les équipes McDonald's et celles des collectivités ; implanter de nouvelles poubelles «service au volant» à la sortie des parkings des restaurants pour permettre de jeter les emballages sans sortir de voiture, discuter avec les collectivités sur l'implantation et le format des poubelles publiques ».

 

Pour l’instant tout ce que j’ai reçu de la part de la municipalité villeurbannaise ce sont les vœux du maire, mais une petite relance ne fera pas de mal.

C’est à force de relance que les abords du marché aux puces sont maintenant nettoyés à la fin de celui-ci et non plus à partir du lundi matin, voir le mardi matin les lundis fériés. Ce ne fut pas une action municipale, mais une action citoyenne. Dans les municipalités on parle beaucoup d'écologie mais souvent ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. 

Thomas Petragallo