Et si la prochaine génération ne venait pas au rendez-vous !

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Dimanche 26 janvier 2014

Vendredi 24 janvier, Bernard Genin a eu la chance de pouvoir bénéficier de la grande salle du Centre Communal Charlie Chaplin pour son premier meeting de campagne. C’est apparemment une performance, car ce n’est pas donné à tout le monde. Les autres candidats devraient lui demander des conseils car il semble que ce soit vraiment une difficulté pour certains d’obtenir ne serait-ce que la petite salle. Ainsi, les autres candidats pourraient faire bénéficier à ceux qui viennent les écouter du confort d’agréables fauteuils. L’équipe de Bernard Genin avait sans doute envisagée une adhésion massive du public à ce meeting mais ce ne fut pas le cas. A 19 heures 30, seulement une centaine de personnes étaient au rendez-vous. Pourtant la communication concernant cet événement n’avait pas été négligé.

Nous pensions que lors de ce meeting, Bernard Genin allait nous faire part de son projet et découvrir quelques pistes intéressantes et propositions nouvelles mais ce fût, comme lors de son lancement de campagne, quelques thèmes du bilan du mandat écoulé qui furent la trame de cette soirée. On ne peut pas dire que la démarche ait motivée les personnes présentes. Les soupirs ont souvent été plus profonds que les applaudissements. Pourtant, tout avait été convenu et travaillé en professionnel pour faire de cette soirée une réussite avec le concours il semble de spécialistes de la communication qui œuvrent pour la ville. Mais il faut convenir que les néophytes aux moyens limités des listes concurrentes ont au moins sur ce plan une longueur d’avance. D’ailleurs après s’être plus ou moins inspiré du logo de la liste « Agir pour Vaulx-en-Velin » sur ses tracts, Bernard Genin en a à priori également retenu la démarche de quatre thèmes animés par une madame loyale. Comme quoi, la nouveauté peut avoir du bon.

Après plus d’une heure trente d’un exercice destiné à mettre en valeur les actions des adjoints dans leur domaine de compétence, que nous conseillons à Bernard Genin de mettre en ligne puisqu’il semble que tout était filmé, car c’est un grand moment, c’est Maurice Charrier en tant que Président du comité de soutien qui prît la parole. «La campagne est bien lancée et bien dynamique, beaucoup de monde est présent ce soir » ainsi commence-t-il son discours n’ayant sans doute pas eu le temps de modifier ces notes pour le rendre plus conforme à la réalité avant de s’en prendre aux candidats de droite « Laurent Clamaron et Philippe Moine qui partagent la même cécité et la même vue basse ». A qui il conseille de « partager avec les nouveaux habitants la visite de la ville ». « Tout n’est que mauvaise foi et calomnie. Vous nous qualifiez d’incapables, que la ville est au bord du gouffre ; cela devient soûlant. La rancœur et la mauvaise foi ne constituent pas un projet pour la ville. Que peut faire la droite ? Ils ne peuvent pas passer pour des perdreaux de l’année et oublient la politique de Sarkozy, Fillon ». Après un direct du droit, c’est un direct du gauche ou plutôt un second direct du droit à l’encontre d’Hélène Geoffroy et Stéphane Gomez. « J’attendais un autre discours » leur rappelant les décisions gouvernementales sur la vie des communes, les conséquences de la diminution des crédits de la politique de la ville, la diminution de la dotation aux communes. « 1,5 milliards de diminution et de l’autre côté 35 milliards aux entreprises ». Pour conclure, il répond à l’inquiétude qui sied à quelqu’un qui passe la main, à savoir : « Est-ce que ces nouveaux vont être à la hauteur. Le bilan est là pour en témoigner » lâche-t-l sans motivation particulière et en rappelant son attachement à la ville ….et de donner rendez-vous aux Vaudais le 20 mars avant de passer la parole à Bernard Genin. Maurice Charrier se trouve un peu dans la situation d’un entrepreneur qui doit se retirer et qui se pose la question quant à la capacité de la génération qui le suit à reprendre les affaires. En général cela ne se passe pas très bien.

Bernard Genin lui ne sort pas son discours, sans doute plus réaliste que Maurice Charrier sur la réussite de la soirée. Il insiste sur la lecture différente faite par Hélène Geoffroy sur le rapport de la Chambre Régionale des comptes qui dit que la ville est arrivée à sa limite et lui répond vouloir dépasser les limites et ne pas se cantonner à une gestion en bon père de famille. Reprenant les chiffres de Lyon Capitale, il se félicite que Vaulx-en-Velin soit bien placé en matière de sport, de culture, d’éducation et à ceux qui caractérisent la gestion de la ville calamiteuse et le taux d’endettement pharaonique il répond que « c’est pour et grâce à cela que nous sommes aussi bons en sport, culture, éducation ; nous refusons d’être des assistés ». Les puristes apprécieront la réponse. Le point qui semble contrarier Bernard Genin c’est la décision d’Hélène Geoffroy de cumuler si elle est élue les fonctions de député et de maire. « Elle vote contre le cumul mais ne s’applique son choix. Au contraire, elle dit qu’être députée-maire, c’est bon pour la ville. Elle oublie qu’elle est aussi la députée de Bron et Rillieux-la-Pape et que c’est un travail à plein temps vu la taille de la circonscription. Hélène Geoffroy se présente au suffrage des vaudais mais est incapable de répondre lorsqu’on l’interroge sur le choix qu’elle fera en 2017 lorsque la loi s’appliquera, Vaulx-en-Velin ou l’assemblée nationale ? ».   

Que retenir de cette soirée. Concernant les quatre thèmes abordés celui de la ville de la réussite présenté par Philippe zittoun et Marie France vieux Marcaud nous à paru le plus abouti mais n’a fait que répéter ce que nous avions déjà lu dans la Pravda suite aux rencontres de la ville pour la partie liée au sport, de même pour ce qui concerne la problématique des rythmes scolaire. Pour le thème ville dynamique, Said Yayahoui nous a présenté les mérites de l’économie solidaire, notamment à travers la présentation de la NEF dont nous avions fait il y a quelque mois un article. Nous aurions préféré que l’adjoint aux finances nous explique entre autre pourquoi, avec une population qui est passé de 40 000 à 45 000 habitants selon les données fiscales le montant des impôts locaux ne progresse pratiquement que de la hausse des bases. 

Pour le thème des solidarités auxquels nous sommes sensibles, l’exposé de Madame Bailly maitre c’est focalisé sur le CCAS et l’action sociale sur l’accompagnement et les actions de préventions sur les impayés. Celui de Sophie Charrier sur la solidarité internationale à travers notamment le fait marquant de la pose du drapeau palestinien sur l’hôtel de ville et sur l’aide aux sans papiers. La volonté de mettre en avant des convictions est plus qu’honorable. Cependant, est ce que cela nécessite pour autant un poste d’adjoint. Pour le thème de la citoyenneté présenté par monsieur Touleron, quand Monsieur Charrier parle de mauvaise fois, si il est un domaine ou le bilan municipal est plus que mauvais c’est bien celui-ci. Et si Laurent Patry prend la relève dans ce domaine, les quelques propos quasi incompréhensibles qu’il a tenu, rêvant pour dans 40 ans d’un système aussi utopique que ses pensées poétiques ne nous rassurent pas. comme dit le proverbe, jamais deux sans trois, après le logo, la conduite du meeting, le projet de gouvernance de la liste «Agir pour Vaulx-en-Velin » qui contient les bases de ce que devrait être la démocratie locale peut servir de référence. Maurice Charrier à raison quand il dit que la ville c’est transformée. C’est vrai que sous son impulsion, grâce à son talent pour porter des dossiers et obtenir des subventions, de nombreux projets de rénovation ont vu le jour. Personne n’a intérêt à dénigrer la ville, surtout quand on lui dit son attachement. Mais Maurice Charrier ne doit pas oublier le processus qui à conduit inexorablement Vaulx-en-Velin sur une pente que nous n’avons pas encore relevée. Ni que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il y a de beaux immeubles ou il faut parfois passer trois portes avant d’atteindre son palier. Il n’y a rien de gagné, un processus est en marche, mais laisser au Grand Lyon les prérogatives sur le devenir de notre ville avec des intérêts contradictoires peut s’avérer à moyen termes douloureux. D’ailleurs, si Bernard Genin, s’est satisfait des chiffres qui lui étaient favorables dans Lyon capital, Si nous sommes la ville la plus solidaire en terme d’aide aux entreprises, il oublie celui qui pour une ville solidaire comme la notre n’est pas anodin. Nous sommes l’avant dernière ville en termes de dépenses sociales par habitants.