Un conseil municipal ou il est question de licenciements.

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Dimanche 1 juin 2018

La délibération concernant le licenciement de quatre employés municipaux était apparemment très attendue et a été largement débattue pendant près de deux heures. Chacun ayant ses arguments, ses vérités et ses contres vérités. Cette délibération a également permis à travers l’expression du visage d’Hélène Geoffroy de découvrir plusieurs facettes du personnage et des mines, souvent sombrent des élus socialistes et apparentés. 

Cette délibération nous a montré également que certaines personnes sont capables de sauter du train pour ne pas suivre la direction qui leur est imposée par le chauffeur.

La majorité des élus a appris la décision d’Hélène Geoffroy de licencier quatre employés municipaux par les médias. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné Mourad Ben Driss lors de cette intervention pendant le conseil municipal. Nous n'avons aucune raison de douter de ses paroles.  D’autres à l’image de Régis Duvert, Pierre Barnéoud, Jean Michel Didion ont manifesté leur colère et cela s’est vu au sein des services. Mais leur colère est vite retombée. Certains, encore enveloppés par le rêve socialiste ont serré les points dans leurs poches, le courage n’est pas leur qualité première.

Alors quand la chef de file du PRG prend la parole pour tenter de rectifier le tir après l’intervention de Mourad Ben Driss, personne n’est dupe, cela fait rire l’opposition et baisser la tête du côté de la majorité. Parfois, il vaut mieux apprendre à se taire.

Un licenciement est toujours un acte brutal, ceux qui ont vécu cette situation ne nous contrediront pas. Un licenciement est d’autant plus difficile à vivre lorsque du jour au lendemain on vous demande de faire vos cartons (quand on ne trouve pas les cartons déjà prêt)  et de ne plus mettre les pieds à votre poste de travail. Cela ressemble à la méthode employée chez Lehman Brothers lors de la crise.

Hélène Geoffroy a justifié ces licenciements par la nécessité de faire des économies afin d’une part pouvoir se conformer aux prérogatives gouvernementales de ne pas dépasser 1,46% d’augmentation de frais de fonctionnement (nous reviendrons sur la partie finances, car elle a été débattue lors de ce même conseil municipal) et de permettre de futurs recrutements : des agents pour les écoles, des policiers municipaux ainsi que des superviseurs pour le centre de télésurveillance. D’autres licenciements sont donc possibles voir probables si l’on suit cette logique. Saïd yahiaoui a souligné que les frais de fonctionnement représentent environ 10% des coûts de réalisation d’une structure. Si nous transposons cette affirmation,  la médiathèque du mas va poser problème, car l’effort de réduction des dépenses de fonctionnement qui va être demandé aux collectivités cours jusqu’en 2022 et si Vaulx-en-Velin n’obtient pas de dérogation, ce sera 1,2 % et non pas 1,46 par an jusqu’en 2022) ce détail, petit en apparence, change en réalité bien des choses, car 0,26 % c’est loin d’être neutre et en plus, il s’agit d’un chiffre inflation comprise.

Cette obligation légale, était connue au minimum depuis au minimum juillet 2017 lors de la première Conférence nationale des territoires, Emmanuel Macron, cela n’a pas empêché Hélène Geoffroy de recruté comme l’on fait remarquer plusieurs élus de l’opposition un ancien député socialiste pour une mission somme toute non indispensable d'autant qu'elle est déjà couverte par un autre chargé de mission. 

Et puis, comment ne pas voir un plan de communication dans la démarche sécuritaire qu’elle souhaite mettre en place. Il a fallu répondre aux craintes et revendications de la population vaudaise alors sa méthode c’est de déshabiller Pierre pour habiller Paul. ainsi les habitants seront satisfait, vous voulez de la sécurité alors voici de la sécurité. 

Puisqu’il faut faire des économies, les élus auraient pu donner l’exemple. La fonction d’adjoint à la sécurité ne sert à rien puisqu’on ne le voit jamais. L’adjoint à la sécurité n’était même pas présent lors de la réunion du conseil local de sécurité de prévention de la délinquance du 12 juin.

Les quatre adjoints de quartiers peuvent également devenir des conseillers municipaux.

Et puis, cela fait quatre ans qu’Hélène Geoffroy passe son temps à réorganiser les services sans résultats probants et du personnel en arrêt maladie au-delà de la moyenne nationale. Nous nous demandons si l’emploi d’autant de contractuels n’est pas également fait pour pallier à cette situation, car étant en emploi précaire il est plus difficile de conserver son poste en cas d’absences répétées.

Cette décision de licencier n’honore pas notre municipalité et les élus de l’exécutif. Seul Jean Michel Didion, Mourad Ben Driss, Stéphane Bertin et APVV et un anonyme qui a voté blanc ont choisi de ne pas accepter cette décision.

Pendant cette délibération est revenu sur le tapis un certain nombre de remarques à l’intention des élus d’opposition. Histoire de noyer le poisson? Stéphane Gomez a frappé le premier. Petit rappel historique sur la gestion du personnel de l’ancienne municipalité. Il est vrai que le népotisme de Maurice Charrier est bien connu et Yves mena (un ancien employé de son cabinet, qui par les hasards de la vie s’est retrouvé faire campagne pour Hélène Geoffroy (il a surement dû écouter la chanson de Dutronc) et est actuellement un des chargés de mission qui est venu gonfler les rangs du personnel contractuel) conserve comme une relique un article d’un quotidien national qu’il montre de temps en temps. La municipalité d’alors aurait pu se nommer "l’île Maurice".

Et lorsque Maurice Charrier conduisait le train, personne parmi les rangs socialistes alors partenaires de l’exécutif n’a sauté en marche, et comme nous l’a rappelé Hélène Geoffroy pendant la délibération à l’intention de son collègue socialiste « Armand, c’était bien toi qui étais responsable du personnel à l’époque ». Armand Menzikian n’était pas le seul socialiste dans l’exécutif de Maurice Charrier, en sus d’Hélène Geoffroy, il y avait entre autres Muriel Lecerf et feu René Beauverie. Ce beau monde à la mémoire courte et montre une fois de plus quel est le mécanisme qui se met en place pour laisser les mains libre aux pleins pouvoirs. Celui du silence. Et celui qui ne dit rien alors qu’il n’adhère pas est aussi responsable du laisser-faire. D’autant plus quand il est un élu et qu’il est censé représenter le peuple. Le fameux « je n’ai fait qu’exécuter les ordres » ne marche pas. Les élus ne sont pas des soldats et possèdent leur liberté. Qu’est-ce qui les poussent donc à s’écraser ainsi. À perdre leur âme. C’est une vaste question. Le militantisme primaire ? Nous n’y croyons pas un instant, la peur de perdre ses indemnités ? La question mérite d’être posée.

Et Charazède GAHROURI, de renvoyer dans les cordes Ahmed Chekhab qui dans une plaidoirie qui ne suscite aucune émotion reproche à l’ancienne municipalité d’avoir mis en place des dynasties (avec la bénédiction de ses collèges alors élus de Maurice Charrier), d’avoir fait travailler « Les familles ». Dans la nouvelle majorité « vous avez embauché beaucoup de familles ». souligne l'élue de l'opposition apparemment bien renseignée ? Se rapprocherait-on de "l’île Hélène", une île différente de celle de la chanson de Claude Nougaro.

Ahmed Chekhab devrait se montrer plus réserver sur certains points. Les socialistes n’ont que 4 années de pouvoir et déjà quelques remarques et interrogations de la part des habitants. Si nous nous projetions sur 80 de pouvoirs quelle serait la situation. Il faut savoir parfois rester humble avant de lever le doigt accusateur.