Conseil municipal du 15 Novembre : PCET

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Jeudi 22 novembre 2018

À nouveau, une atmosphère particulière a régné au sein du dernier conseil municipal ou peu d’habitants étaient au rendez-vous. Cela semble être devenu une volonté partagée par les différents protagonistes. Mediavaulx reviendra plus tard sur certaines délibérations, en ce qui me concerne je tiens à m’attacher à la communication faite sur le PCET.

Tout ce qui touche à l’environnement est une de mes préoccupations. Bien avant que cela ne devienne un sujet majeur, défendu par les scientifiques, entretenu par les médias et d’une certaine manière soutenu par les politiques, j’ai pris conscience de l’importance de protéger la terre sur laquelle nous vivons, l’air que nous respirons, et l’importance de préserver la biodiversité.

C’est devenu aujourd’hui un enjeu vital. Si des mesures drastiques ne sont pas prises, il ne suffira plus de dire que la planète est en danger, un processus irréversible se sera enclenché. Ce n’est pas pour dans 100, c’est pour demain. Ce n’est pas une bronchite, c’est un cancer qui nous guette. Le GIEC est alarmiste et donne 2 ans et demi avant l’irréversibilité. La déforestation se poursuit à grande échelle et beaucoup d’espèces d’animaux sauvages sont en voie d’extinction. Il ne faut pas oublier que nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants.

Il y a quelques années, il était question des dangers liés à la détérioration de la couche d’ozone. Avec les mesures prises, notamment l’interdiction d’utiliser certains gaz CFC présents dans les aérosols, les études scientifiques constatent qu’elle est en train de se reconstituer au rythme de 1 à 3% par décennie depuis l’an 2000. La cicatrisation complète est en vue dès 2030 dans l’hémisphère nord, 2050 dans l’hémisphère sud, 2060 aux pôles. Ceci parce qu’en 1989, 196 pays se sont engagés lors du protocole de Montréal et ont tenu leurs engagements. Ce qui prouve qu’avec de la volonté le possible existe.

J’ai vécu la déception de voir le parti EELV abandonner progressivement sa ligne de conduite pour chasser des postes. Les ambitions individuelles ont pris le pas sur le projet collectif pour un siège de député ou de sénateur voire un ministère avec pour résultat un parti qui s’est complètement décrédibilisé aux yeux des Français. Je constate avec amertume qu’à différents niveaux l’histoire se répète. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Le programme de l’APVV était ambitieux, Agenda 21 et PCET sans compter d’autres démarches destinées à donner du sens à la démarche environnementale. C’est celui qui aujourd’hui est élu à l’environnement qui devait insuffler sur la ville ce désir de contribuer à la préservation de notre planète. Mais pas en fin de mandat, en début de mandat.

http://www.apvv.fr/index.php/archives-municipales-2014/103-projet-vaulx2014/projet-environnement/201-projet-developement-durable-transport-agir-pour-vaulx

Je connais bien ce programme puisque j’ai participé à son élaboration et aurai dû occuper le poste d’adjoint pour le mettre en œuvre. J’ai fait un choix. Celui de faire confiance à la jeunesse pour porter ce projet. Il y a tant d’élus accrochés à leur siège, à leurs indemnités et de prétendants qui tueraient pères et mères pour un poste. Ce n’est pas mon cas. Il faut savoir laisser la place à la nouvelle génération, passer son tour, même j’avais la légitimité.

Mais le résultat n’est pas à la hauteur de mes espérances. Très honnêtement, il faut à peine quelques mois pour définir et mettre en œuvre un PCET et agenda 21. Il existe aujourd’hui des centaines de PCET et agenda 21 et la littérature associée. Les différents axes et les différentes alternatives sont connus, il y a peu de choses à inventer dans ce domaine. Ce qui compte avant tout c’est la volonté d’agir et de donner une priorité à l’environnement. Clairement, la municipalité n’a pas fait le choix de porter l’écologie et je suis déçu parce que l’environnement est un sujet transverse qui doit être partagé par tous.

Je suis également déçu par le comportement de celui qui a abusé de ma confiance, qui était présent lors des négociations avec Hélène Geoffroy, qui était signataire du courrier qui demandait à la maire de prendre des mesures pour lutter contre l’immobilisme municipal. Je comprends mieux pourquoi des questions posées sont restées sans réponses.

Nous avons eu droit lors de ce conseil municipal à un bel exercice de communication sur le PCET. Notre ex-collègue qui a attendu le passage dans l’opposition de l’APVV pour choisir son camp en catimini m’a fait beaucoup de peine. Ce document qui était en préparation depuis plusieurs mois aux mains du cabinet municipal pour sa rédaction n’est pas parvenu à me convaincre. Pourquoi ? Tout simplement parce que les petits pas ne suffisent plus et les mesures essentielles ne seront pas mises en œuvre avant des années faute du financement adéquat notamment pour réduire notre consommation énergétique. Il n’est plus question de faire de la communication, mais éviter une crise majeure.

D’ailleurs dans le beau document il est question de participation à la semaine européenne de réduction des déchets (SERD). Elle a lieu cette année du 17 au 25 novembre et aucune action n’est recensée au niveau de la ville par les services municipaux ou les élus. Ce sont des citoyens qui s’investissent, est-ce normal ?

Une des actions portées par la MJC consiste à sensibiliser le jeune public sur la question de la réduction des déchets au travers de la problématique des plastiques. On en parle beaucoup des plastiques, Bouteilles en plastique, mer de plastique, couverts jetables en plastique, etc.….. C’est Stéphane Bertin qui a initié la communauté YOYO sur Vaulx-en-Velin.

Le «plan  Vélo » ne peut pas se limiter à un local municipal avec une dizaine de vélo à disposition pour les employés. Cela 25 ans que j’utilise tant que peut se faire ce mode de locomotion pour me rendre sur mon lieu de travail et je n’ai pas vu beaucoup progresser le nombre d’adeptes de la petite reine sur les pistes cyclables vaudaises 

Le PCET veut vendre l’ « exemplarité » municipale. Les institutionnels se doivent de donner l’exemple, mais prenons le sujet à bras le corps, car il est prioritaire d’impliquer les habitants. Il y a une dynamique à construire et nous ne pouvons pas attendre deux mandats pour cela. Il y a urgence. Je comprends qu’une partie des habitants confrontés à des difficultés sociales à d’autres chats à fouetter, mais il y a une action collective à mener, sur la ville et ailleurs.

Il faut placer l’enjeu écologique dans sa juste dimension, ce n’est pas une affaire de bobo.

Thomas Petragallo