Ou vont les sous ?

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Dimanche 9 décembre 2018

Les politiques mettent toujours en avant le fait que le fort taux de prélèvement impôts et taxes diverses et variées sont en rapport avec un niveau élevé de prestations sociales.

Qu’en est-il dans la réalité ? Ou vont les sous ?

Pour la troisième année consécutive, la France a été en 2017, championne d’Europe des prélèvements obligatoires : 48,4% de la richesse nationale, selon l’institut des statistiques européen Eurosat. Soit 8,2 points de plus que la moyenne européenne. En clair, nous avons payé, l’année dernière 188 milliards d’impôts et de taxes de plus que la moyenne des autres pays de l’union.

Et le gouffre ne fait que se creuser. Par rapport à 2001 (Dernière année du gouvernement Jospin), le taux de prélèvement obligatoire de l’Europe est pratiquement resté inchangé, alors que celui de la France a augmenté de 2,9 points (66 milliards de plus à régler).

Les cotisations sociales françaises, les plus élevées d’Europe, ne représentent même pas la moitié de la différence des prélèvements obligatoires par rapport à l’UE. Pourtant tous les secteurs, logements, justice, enseignement, hôpital, associations, banlieues…crient famine et les services publics ferment par endroit les uns après les autres.

Le « grands débat sur la dépense publique » annoncé par le premier ministre va surement permettre d’expliquer ce grand mystère.

D’autant qu’aux impôts et taxes s’ajoutent la vente annuelle de bijoux de famille, tels que prochainement la Française de jeux, et les aéroports de Lyon Satolas et de Paris. Quelques milliards supplémentaires ajoutés au budget de la France. 

Nous ne comptons pas sur Anissa khedher notre députée LREM pour aider Edouard Philippe dans ses explications, mais sa collègue Amélie de Montchalin pourra sans doute le faire puisqu'elle est une experte en matière de finances.

Thomas petragallo