Le principe de Peters appliqué à Vaulx-en-Velin.

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Vendredi 10 juillet 2020.

Il y a des soirées qui apportent leurs lots de moments savoureux. Le second conseil municipal de l'errance Geoffroy est de ces moments.

Premier moment savoureux, le non démarrage du conseil pour attente de la reine maire. Arrivée puis très vite repartie, la maire de Vaulx est revenue après une heure d'absence flanquée de son plus fidèle écuyer et de son chauffeur. La raison de cette absence? Il se murmure qu'elle négociait sa place sur la liste des sénatoriales dont la date de dépôt est ce soir minuit. Le public et les élus qui attendaient dans une ambiance de chaleur étouffante comme les web spectateurs qui s'impatientaient, vérifient ainsi que le nouveau mandat sera comme le précédent : plein de mépris et de condescendance de la maire pour le bas peuple.

Second moment savoureux pour la soirée : la vérification du principe de Peters. Celui-ci est simple ; il précise que "dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence" et donc que "avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité".

Evidemment ce principe marche aussi pour les élus et donne "dans une majorité municipale, tout élu a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence" et donc que "avec le temps, tout poste d'adjoint sera occupé par un élu incapable d'en assumer la responsabilité". Cette vérification marche pour bon nombre d'élus, au premier rang desquels on trouve Mme Lecerf. Celle-ci, chacun en a été témoin lors du dernier mandat a totalement raté sa mission aux travaux. Elle en a même pleuré, mais n'a jamais tiré la moindre conclusion de son incompétence : laisser l'argent et laisser sa place. Tant de chantiers en retard (plus d'un an pour l'école Johnson, 6 mois pour l'école Beauverie). Tant de dépassement de budget (500.000 euros pour Beauverie sur le dernier chiffrage déjà tant dépassé, 1,5 million d'euros pour la Médiathèque). Avec un tel passif, elle se retrouve malheureusement toujours aux manettes, ne pouvant aller plus haut, elle est donc toujours adjointe et sera chargée de la sécurité. On peut lui faire confiance pour là aussi ne rien faire, dire que c'est la faute des autres, dire qu'ailleurs c'est pareil, dire qu'il faut bien que jeunesse se passe, dire qu'on va recruter des médiateurs, etc... Mais ne pas oublier d'empocher l'argent des vaudais à chaque fin de mois.

Tiens, une idée. Et si les élus ne touchaient leur indemnités que si leurs dossiers avançaient. Si la sécurité revenait alors Mme Lecerf toucherait 1.400 euros chaque mois, si le personnel municipal allait mieux Mme Praly toucherait ses 1.400 euros mensuel, si les vaudais trouvaient du boulot M. Chekab toucherait ses 1.400 euros cette fois bien mérités. Non impossible. Peters est encore là. Et après on crierait au populisme.

On est mal barré, on vous le dit!