L'ELU DU LUNDI : Philippe Zittoun éternel second.

Share

MédiaVaulx le 13 mai 2013.

Nous lançons aujourd'hui une nouvelle rubrique : l'élu du lundi. Premier à inaugurer cette chronique : Philippe Zittoun. Ancien cadre socialiste, écarté de son parti suite à sa décision d’accepter un poste de d’adjoint municipal aux sports et de rejoindre la majorité communiste contre l’avis d’Hélène Geoffroy tête de liste du PS lors des dernières municipales (elle avait choisi Morad Aggoun), celui-ci nourrit l’ambition d’exister par lui-même à travers un groupe divers gauche.

En réalité, il a vu ses ambitions politiques contrariées au fur et à mesure que les instances du PS portaient leur choix sur d’autres candidats. Après avoir navigué à travers tous les courants, d’abord proche de Michel Rocard qu’il lâche pour Dominique Strauss Khan avant de rejoindre Ségolène Royal puis Bertrand Delanoë  il se voit privé des postes qu’il ambitionnait  (par Jacky Darne patron du PS du Rhône, puis par Hélène Geoffroy conseillère générale). Ses divergences avec Hélène Geoffroy datent notamment de cette époque. Comme quoi il faut peut-être de la constance dans ses choix et de la fidélité pour être considéré. C’est dommage que des querelles de petites ambitions privent notre ville d’une force de proposition.

Pour Philippe Zittoun,  le parti socialiste n’est pas à sa place quand il est dans l’opposition dans une ville de gauche, répondant par là au fait que le groupe socialiste officiel s’abstient sur le vote du budget et commente de manière acerbe certaines décisions du maire. Il est pourtant dommage que l’ambition muselle la voix d’un élu que l’on aimerait entendre dans ses domaines de compétences universitaires autrement qu’en off. Il y a surement des choses sur lesquelles il pourrait manifester des désaccords et le fait de se dire de gauche ne doit pas les museler. D’ailleurs, s’il envisage de mener sa propre liste aux municipales de 2014, c’est sans doute que sa vision diffère de celle de la majorité municipale et qu’il se pose des questions sur les choix de la Ville : peut-être sur la piscine à 18.300.000 euros TTC et son toit coulissant sans qu’il ait pu trouver l’argent pour la faire fonctionner (2.000.000 par an), ou peut-être sur la mutualisation des moyens entre clubs ou leurs fusions, ou encore sur la surreprésentation et le sur-pouvoir de certains sports par rapport à leur nombre d’adhérents !

Dommage que comme Adjoint aux Sports nous le connaissions plus comme pompier-banquier palliant aux problèmes structurels et conjoncturels du FC Vaulx que comme élu ayant une vraie vision du sport pour notre ville.