Après l’Afrique, Jean Louis Borloo veut éclairer les banlieues

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Mercredi 9 mai 2018

Un vrai scout, toujours prêt à rendre service, l’ancien ministre de Jacques Chirac et de Sarkozy, Ex maire de valencienne et avocat émérite qui avait déclaré abandonner la politique revient sur le devant de la scène avec un Énième plan pour sauver les banlieues.

Celui qui fut ministre de la ville se définit comme « l’homme des missions impossibles, celui qui vient quand les troupes régulières n’y arrivent pas ». Un homme qui se définit ainsi à forcement des difficultés à quitter la lumière avance un journaliste du canard enchainé.

A 67 ans, Jean Louis Borloo ne résiste pas à l’envie de montrer une dernière fois sur scène dans le rôle du vieux sage un peu foutraque qui va raccommoder un pauvre pays fracturé et sans idées. Il a toujours sa dégaine inimitable, un pan de chemise qui sort, la veste de costard qu’il tient avec deuxe doigts et laisse trainer par terre. Une demi-heure de retard au minimum (Cela fait personnalité over bookée, Il n’y a qu’à prendre exemple sur Hélène Geoffroy, Notre mairesse n’est jamais à l’heure) et un véritable talent pour faire croire à tous ceux qu’il croise que, décidément, il ne veut rien pour lui-même car il est là « Juste pour donner un coup de main »

Voilà donc l’équation posée, un altruiste de la politique, prêt à faire don de sa science pour le bien de la France. Mais est-ce que cela existe ? En général la politique est un virus qui n’a pas encore trouvé d’antidote, tous ceux qui s’en éloigne n’ont qu’une envie, revenir au premier plan. François Hollande ne nous contredira pas, lui qui commence à semer des petits cailloux.

Jean Louis Borloo à donc choisi comme porte d’entrée, « Son plan Banlieue ». Celui qui fut ministre de la ville connait sans doute un peu le domaine bien que les résultats ne furent pas patents. C’est donc un mélange de vieilles recettes et de quelques idées plus intellectuelles que réalistes que celui-ci a couché sur le papier et présenté aux journalistes.

Parmi les mesures phares, la création d’une « ENA » des banlieues, permettant l’entrée dans la fonction publique sans condition de diplômes, ouverte dans un premier temps qu’aux personnes issues des quartiers prioritaires. Idée qui résonne avec un accent d’inégalité dans les oreilles d’un député socialiste. « Le plan Borloo qui se veut pacificateur se veut porteur d’inégalités sur le territoire »

En effet, aller expliquer à celui dont l’avenir à été pollué par des perturbateurs lors de sa scolarité que ceux-ci sont prioritaires à l’emploi et que des bons postes de fonctionnaires leur seront pourvus. Idem pour un jeune issu du monde rural qui peine à trouver un emploi.

En finalité, 160 pages d’un rapport qui occulte un certain nombre de domaines à commencer par les questions d’insécurités et d’intégrisme religieux. L’Homme qui réclame des milliards pour voir concrétiser son plan a oublié l’essence même du processus qui maintient les banlieues dans leur situation actuelles. Sans compter l’économie parallèle qui s’y développe.  

D’ailleurs cela ne trompe pas les maires des villes concernées, quelques beaux sourires de façade, mais dans leur fort intérieur ils ne sont pas dupes. D’autant plus que le plan Borloo a été dédaigneusement mis de coté par Emmanuel Macron. En effet, le président n’a pas jugé bon de le recevoir malgré les relances répétées de Jean Louis. C’est le premier ministre qui s’en est chargé.

Il parait qu’Emmanuel Macron ne pardonne pas à Borloo son soutient tardif lors de la campagne des présidentielles « Borloo s’est amusé à faire lanterner Macron, il s’est permis des remarques acerbes lors d’un déjeuner pendant la campagne, lui reprochant les orientations trop libérales de sa campagne, et il n’était même pas présent au meeting de Lyon, ou se sont pointés de nombreux ralliés alors il prend cher » s’amuse un député en marche  

« Et pour exemple, fin mars, macron lui avait réservé une petite humiliation. Lors de sa visite d’Etat en Inde, le président avait annoncé la création de l’ASI, l’alliance solaire internationale. Borloo souhaitait en être le représentant pour la France. Bien sur mon Jean Louis ce sera toi lui avait dit Macron avec un bon et franc sourire et des tapes dans le dos et surement quelques bisous avant de nommer Ségolaine royal » écrit un journaliste du canard.

« Le rapport Borloo sera rassemblement enterré discrètement » assure un député en Marche. A mediavaulx, nous n’avons aucun doute là-dessus alors que certains autours de nous s’enthousiasme à l’avance. La déception sera d’autant plus grande.