Le mystère de la rue Chardonnet

Share

 

Mercredi 12 septembre 2018

Les habitants de la rue Chardonnet avaient au cours de l’été 2016 manifesté leur ras-le-bol face à un propriétaire qui avait engagé sans permis des travaux pour construire un bâtiment supplémentaire. Un bras de fer s’en est suivi avec pour conclusion une mise sous scellés après un constat d’huissier et de policiers.

Le propriétaire avait réussi un temps à amadouer la municipalité pour une question de locataires qui ne pouvaient plus entrer chez eux. Parce que contre toute attente le chantier est habité et c'était visible par rapport aux boites aux lettres.

Pour compliquer l’affaire, au lieu d’en faire comme prévu sa résidence principale c’est en fait la transformation de son acquisition en une multitude de logements destinés à être loués que l’acquéreur avait engagé les travaux. Les locataires souvent dans des situations difficiles ne sont pas très regardants sur la taille et l’état du logement. Certains acheteurs flairent la bonne affaire lorsque la propriété acquise possède suffisant de terrain pour pouvoir construire ou être aménagée.

Ce ne serait pas la première fois que des travaux seraient engagés sans autorisation sur Vaulx-en-Velin. La réglementation est pourtant stricte, mais les contrôles ne sont pas fréquents, il faut généralement que les voisins montent au créneau pour que les services de la ville se mobilisent.

Dans ce cas de figure, il semblerait que la justice s’est intéressée à l’affaire, car est évoqué le terme « marchand de sommeil ». S’en est suivi d’après les informations qui circulent une mise en détention provisoire de quelques mois et l’attente d’un jugement.

Tout n’est pas très clair dans cette histoire, car malgré une chaîne toujours posée sur le portail d’entrée une partie des logements seraient toujours habitée.

Et la municipalité reste évasive lorsque des habitants l’interrogent, car si au 12 la propriété est plus ou moins tenue, la devanture du 22 de la rue Chardonnet est un amoncellement de gravas.

Il se murmure que le propriétaire aurait été obligé de vendre et les biens seraient restés en famille.

Tout cela reste bien mystérieux et difficile d’en savoir plus.