La campagne piétine.

Share

 

Mercredi 8 janvier 2020

Entre désirs et prétentions les futurs listes sont en cours de constitution pour les échéances municipales et métropolitaines. Le moins que l’on puisse dire c’est que les candidats sont pléthores sur notre ville. Cela se bouscule même au portillon ce qui est à la fois la preuve que l’exercice démocratique se porte bien même si parfois la finalité n’est pas démocratique et que contrairement à ce que claironne les médias il n’y a pas pénurie de candidats prêts à gérer une municipalité dans les grandes villes.

Si on écoute tous les bruits qui courent, le nombre de listes devrait allègrement dépasser la dizaine, mais en finalité combien auront réellement la capacité d’aller au bout ? Et certaines d’entre-elles ne seront-elles pas faites de bric et broc ?

Se présenter à une échéance municipale ne doit pas se limiter à un acte de témoignage, ni avoir pour objectif de concourir pour toucher des indemnités. Car s’il y a des personnes qui font la démarche par altruisme, ce n’est malheureusement pas le cas général.

En 2014, c’est donc la liste conduite par Hélène Geoffroy qui l’a emporté. Je me souviens courant 2013, lors des derniers conseils municipaux de l’ère Genin, Fatma Fartas me vantant les mérites de sa cheffe de file socialiste et les promesses d’un nouveau monde. Que pense aujourd’hui celle qui n’a pas arrêté de vouloir démissionner tout le long du mandat et qui est finalement resté au chaud ? Dans beaucoup d’exécutif ce n’est pas facile tous les jours, mais il faut avouer qu’à Vaulx-en-Velin nous avons touché le pompon. D’ailleurs le dernier conseil municipal a été tellement houleux que même sa diffusion sur le web s’en est trouvé bouleversée (Problème technique…), comme si les yeux des vaudais se devaient être détournés d’un pitoyable spectacle.

Je sens qu’il sera beaucoup question d’écologie pendant cette campagne et dans ce domaine il y a les bons et les mauvais élèves. L’écologie en politique ou plus précisément l’écologie politique cache bien souvent un jeu de dupes qui n’a rien de très vert.

En attendant que la campagne s’anime un peu et qu’arrivent les propositions des candidats un petit portrait d’élue qui devrait sans surprise être partante pour un second mandat.

En charge de l'embellissement de la ville en début de mandat, Antoinette Atto, ne s'est jamais vraiment faite à cette mission. Ce n’était pas son truc. Les villes et village fleuris, la propreté et les massifs de plantes et fleurs, cette militante socialiste de longue date, remerciée par Hélène Geoffroy pour son militantisme forcené, a vite demandé autre chose pour s'épanouir. D’ailleurs, promesse non tenue par Hélène Geoffroy. Bien qu’annoncé avec assurance en conseil municipal par cette dernière, il n’y aura pas de première fleur sur les panneaux d’entrée de ville.

Et que donner à une militante : une mission de militer pour la cause, la cause des prochaines élections. Et l'on sait que lorsque l'on cherche à être élu il faut courtiser ceux qui votent. Parmi ceux-ci, il y a les anciens, les seniors, les retraités. 

Depuis 3 ans, c'est donc son truc, sa mission. Aller de banquet en petit déjeuner, de thé dansant en après-midi partie de cartes. Pas grand-chose à faire. Danser un peu, prendre des nouvelles des petits bobos et grosses maladies. Pas la peine de porter de gros projets. Il n'y en a pas.

Et puis si par malchance on tombe sur un ancien qui se plaint que la maison de retraite des Acanthes vient de fermer, que les Althéas ne vont pas tarder à tirer le rideau, qu'il manque déjà 2 EHPAD et que ce sera bientôt 4 qu'il faudra construire si l'on ne veut pas finir ses vieux jours ailleurs qu'à Vaulx, il n'y a qu'à répondre "essayer de rester chez vous le plus longtemps possible, c'est mieux pour le moral". Et hop, on passe au suivant.

Et puis c'est une belle mission. On remet de temps en temps des bouquets de fleurs (Les fleurs, un petit souvenir de sa mission du début de mandat), jamais la moindre intervention en conseil municipal où l'on attend que le temps passe à loisir. Le pied quoi. Une vraie mission peinarde indemnisée à près de 20.000 euros en 6 ans ! De quoi replonger pour 6 ans, non ? Avec l’ambition que ce soit à son tour d’occuper un poste d’adjoint.

 

Thomas Petragallo