Plus hypocrite tu meurs

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Lundi 5 novembre 2018

Le premier secrétaire fédéral du PS du Rhône tente d’obtenir de ses élus à la Métropole de Lyon qu’ils quittent le groupe que préside la députée marcheuse  ex-socialistes Anne Brugnera. (parmi eux, trois Vaudais, Hélène Geoffroy, Muriel Lecerf, Stéphane Gomez). 

C’est une promesse  qu’il a fait lors de son acte de candidature pour diriger la fédération. Il s’agissait alors pour lui de séduire le militant de base qui éprouve logiquement quelques difficultés à comprendre que ses représentants puissent à la fois dénoncer la dérive droitière de La République En Marche et faire groupe commun avec eux au sein du Conseil métropolitain.

La sénatrice Annie Guillemot est bien la seule à avoir vigoureusement défendu la position de Yann Crombecque, car les autres élus socialistes plaident au contraire pour une solution moins radicale, plus hypocrite pourrait-on écrire. Même Hélène Geoffroy, notre maire  plaide pour  une cohabitation qui verrait le groupe se doter de deux co-présidents (ou présidentes), l’un marcheur, l’autre socialiste pur jus. Avec, au passage, une répartition du temps de parole entre les deux courants.

On peut voir à travers cette démarche toute l'ambigüité de nos élus qui sont capables de fustiger un gouvernement qui a renié les valeurs de la gauche (un gouvernement menant une politique injuste, libérale, qui saigne et méprise les collectivités territoriales, détricote les outils de cohésion sociale et recule devant l’urgence climatique " et chanter en cœurs avec les mêmes quand cela les arrange.  Où se trouve la cohérence ?  Surtout si les élus Modem et Agir se mettent à danser autour des socialistes.

Comment interpréter ce mauvais tour de passe-passe ?  Il faut raisonner élection municipale de 2020. Hélène Geoffroy avec son étiquette PS et son bilan passable ne pèse peut-être pas lourd en potentiel de voix. Il lui faut donc renforcer ses positions par le jeu des alliances et vu le contexte Vaudais il ne lui reste gère que l’étiquette En Marche. Et encore pas certain que sur une ville comme Vaulx-en-Velin vu l’impopularité grandissante d’Emmanuel Macron cela soit un avantage.