La biennale des cultures urbaines.

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Vendredi 16 mars 2018

La biennale des nouvelles expressions culturelles souhaitée par la municipalité vaudaise aurait dû entrer sur orbite pour devenir un incontournable dans le panorama culturel Vaudais. Pour des raisons qui nous échappent notamment une communication sur l’événement sans doute trop tardive, 2018 ne sera pas un bon cru. Est-ce dire que l’attrait de la nouveauté avait drainé un public lors de sa première édition, mais qu’il n’est pas au rendez-vous cette année ? D’autant plus que la biennale joue de malchance, le concert de LARTISTE prévu ce jour est annulé pour raison d’une hospitalisation (c’est ce que nous avons lu dans la presse). Celui qui s’impose de plus en plus comme un incontournable du rap français et qui a fait danser toutes les chichas de France, mais aussi celles du Maroc et d’ailleurs, a une place de plus en plus importante dans le paysage musical. Ce spectacle aurait dû constituer un des temps forts de la biennale.

L’événement a été porté par une soi-disant demande forte du public, mais difficile de mesurer un engouement pour cette proposition qui est plutôt issue d’une volonté municipale. Celle d’orienter la culture vaudaise.

La biennale des expressions culturelles urbaines se fait en alternance avec le festival À Vaulx Jazz. Ce choix relativement mal prit par l’équipe en charge de son organisation lorsque l’annonce en fut faite, pétition à l’appui semble maintenant accepter. La municipalité a su trouver des arguments pour convaincre les plus réticents.

À vouloir opposer un festival qui vu la qualité de sa programmation attirer un large public venu de l’extérieur offrant ainsi une occasion de découvrir notre ville et un festival dont l’objectif est de s’assoir sur un public local, le risque est grand de perdre l’un et de voir dépérir l’autre. D’autant que ce qui attire les artistes est soit la notoriété du festival, soit le cachet et côté cachet, vu les finances de la ville ce n’est pas gagné.