Après le confinement, MédiaVaulx se déconfine enfin.

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Dimanche 17 mai 2020.

Après une longue période de confinement, à la veille du déconfinement des collégiens de 6° et 5°, il est temps pour MédiaVaulx de faire sa rentrée.

Une rentrée en plein mois de mai, voilà qui est étrange. Mais les sujets ne manquent pas et il est temps que la voix de l'information libre reprenne.

Et le premier dossier d'actualité (pas très fraîche) auquel il est urgent de s'intéresser sont les élections. Limitons-nous tout d'abord à une simple analyse des résultats que voilà.

La situation est simple: personne n'a gagné et tout le monde a perdu.

Au premier rang des perdants on trouve la Démocratie. 26% de participation a une élection municipale c'est du jamais-vu. Une défaite pour les démocrates. Une victoire pour les lobbys, minorités agissantes, clients, partisans de tous bords. Plus personne n'y croit ou presque. 6152 personnes qui vont voter sur 50.000 habitants. Un échec de la participation citoyenne.

Parmi les candidats et candidates, la grande perdante est la maire sortante, Hélène GEOFFROY. Celle qui a passé 6 ans à travailler à sa réélection, celle qui a dépensé tant d'argent des vaudais pour expliquer qu'elle est la meilleure, celle qui était Vice Présidente de la Métropole, Ex Secrétaire d'Etat, a raté la marche de la réélection au premier tour. Et pourtant c'était son objectif. Marcher sur les eaux, ne pas débattre, n'apparaitre que rarement telle une star de la Politique, c'était la technique. Elle l'avait annoncé à son équipe: on gagne au premier tour comme Maurice en 2014. Et dans la tête de toute son équipe c'était faits grâce à de promesses individuelles et collectives.  Mais c'est perdu et de loin car il manque 10 points. Et surtout avec 2401 voix contre 2179 au premier tour de 2014, elle ne retrouve qu'à peine son score de 2014. Mais les électeurs ont changé. Les citoyens qui pensaient changer le monde avec une nouvelle maire ont été remplacé en grande partie par des clients, des lobbys à qui l'on a promis ou a qui on a déjà donné.

Les seconds perdants sont tous les autres candidats.

Nous ne parlerons pas ici de Lutte Ouvrière, Thomas SPREUX qui classiquement ne fait qu'une campagne de témoignage à portée nationale, mais de tous les autres.

Nordine GASMI le premier des seconds couteaux pensait passer devant la maire et faire au minimum 30%; il est en pour ses frais avec deux fois moins qu'espéré. Finalement la communication et le genre gourou ne fait pas l'élection.

Ange VIDAL la candidate du PC allié aux Insoumis, au MIV, et autres divers gauche a perdu 75% des électeurs de Bernard GENIN en 2014. Décidément le Parti Communiste des années 70 à Vaulx c'est bien fini. Le passage au premier tour de Maurice CHARRIER en 2008 semble être une vieille histoire d'anciens combattants.

Stéphane BERTIN, lui aussi a beaucoup perdu. Les 17% du premier tour en 2014 se sont transformé en 10,3%. Nul n'est prophète en son pays. Et pour compliquer la situation, 13 de ses colistiers (sans compter les conjoints ou amis) ont été infecté par le Covid 19 durant la campagne (certains étaient même déjà malades le jour de l'élection). Une vraie journée noire.

Richard MARION et les Verts même s'ils font une belle percée sont, eux, loin des scores espérés de 20%. Il ne suffit donc pas de faire du vélo, d'être une tête toute neuve pour faire des voix.

Sacha FORCA fait lui aussi les frais de l'abstention avec un peu plus de 7% des voix qui ne lui permettent pas d'être présent au second tour. Et pourtant il emmenait dans sa liste des adjoints dissidents de la Maire. Même l'étiquette LMR et Les Républicains n'a pas suffit pour lui faire passer la première haie.

Nadir FARAH, lui non plus ne pourra pas être présent au second tour de l'élection, ces 2.92% ne lui donnant même pas la possibilité d'être remboursé de ses frais.

Le second tour semble donc joué à moins que tous les seconds couteaux s'entendent. Ou que les électeurs aillent enfin voter pour battre celle dont tant d'électeurs ne veulent plus mais ne se décident pas à renvoyer à sa carrière politicienne nationale.