A chacun sa manière de compter ....

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Vendredi 28 février 2014

Pendant des mois, nous avons été assidu à chaque séance du conseil municipal, et ce n’est pas une sinécure de rester parfois jusqu'à minuit pour suivre des débats trainants en longueurs et il faut le dire parfois d’une pauvreté affligeante. Cela nous a permis de noter la non présence récurrente de certains élus, l’implication des présents et leur décision lors du vote de chaque délibération.

C’est donc peut être difficile à admettre pour Mme Geoffroy et son équipe, mais lorsque nous annonçons le vote à 99% de son groupe ce sont des faits avérés et non comme elle souhaiterait le faire croire en employant le terme « de malhonnêtes » une vue de notre esprit. La preuve la plus probante de ce que nous annonçons réside tout simplement dans le comptage des votes de chaque délibération. Il y a quelques mois Mme Geoffroy avait un taux de vote « Pour » de 99% ; aujourd’hui, l’élection approchant, des votes d’abstention sont apparus et la moyenne est revenue à 98.86%, loin des 90% annoncés. Les comptages sont simples. Sous l’ère de B Genin le PS a voté à 98.86% POUR la politique de B Genin, à 0.11% CONTRE, et à 1.03 % ABSTENTION. Chacun pourra juger. Si Mme Geoffroy a des chiffres différents, nous faire une comparaison avec les PV des conseils municipaux.

Ce n’est certes pas simple d’assumer des choix, mais chercher à masquer une réalité n’est pas une solution à moins qu’à force de cultiver la non réponse on en vient également à cultiver la non vérité. Etre en désaccord avec un exécutif dont on ne partage pas les orientations mais adopter une attitude dite responsable qui consiste à le suivre dans toutes ses mêmes orientations est d’une logique qui a de quoi décontenancer. Les vaudais manquent probablement de ce que l’on appelle de la « culture politique » pour comprendre ce que nous appellerions communément des errements ou de la stratégie. C’est pour cette raison que des explications sont nécessaires.

Effectivement, une grande partie des délibérations concerne des actes de gestions courantes sans grand intérêts votés à l’unanimité des élus. Mais d’autres plus stratégiques comme le budget entérinent des décisions qui ont un impact à long terme. En votant le budget on accepte de voir la dette s’envoler. Ce ne sont peut-être que 15% des délibérations mais ce sont celles qui ont conditionné la gestion qui est maintenant dénoncée.

Il est certes bon de lire maintenant que le véritable problème ce sont tous les rapports non présentés, toutes les décisions non prises, tous les projets non montés, reportés, abandonnés. Mais c’est à l’heure des élections municipales que les boites aux lettres se remplissent de documents vantant le mérite des uns et la défection des autres. Pendant ces six ans de mandats, elles sont restées étrangement vides de la voix d’Hélène Geoffroy et de son équipe. Ne rien dire et attendre le bon moment est sans doute ce que l’on appelle une attitude responsable. Pourtant les Vaudais auraient peut-être aimé connaitre cette situation décrite maintenant comme alarmante. Mais comme souvent c’est le Parti Socialiste qui dicte la stratégie et qu’une alliance est toujours envisageable alors il est bon de ménager la chèvre et le choux.  

Pour aller au bout des choses puisqu’il faut dire la vérité, au soir du 9 mars 2008 ce n’était pas 3 mais 5 élus socialistes et apparentés qui constituaient le groupe d’opposition d’Hélène Geoffroy. En 2009 lorsque Maurice Charrier a adoubé Bernard Genin proposition a été faite à Hélène Geoffroy de le rejoindre avec à la clé deux postes d’adjoints. La fusion a échoué sur le nom de Mourad Aggoun que ne voulait pas le nouveau maire. Hélène Geoffroy peut dire aujourd’hui que c’était stratégique car elle était certaine que Bernard Genin refuserait. Mais s’il avait accepté qu’en serait-il aujourd’hui ? Cela s’est soldé par une scission au sein du groupe car deux autres socialistes ont accepté de rejoindre l’exécutif.

On ne peut donc effacer d’un coup de cuillère à pot une réalité. On peut effectivement la justifier mais il convient alors d’être clair et honnête, au moins envers les électeurs. En expliquant et en s’engageant avec des réponses fermes et définitives aux questions posées et non pas en esquivant et en jouant de la langue de bois. Nous n’avons pas eu de réponse aux deux questions posées par la presse qui intéressent les électeurs question

Une alliance avec Bernard Genin est elle possible vue de telles divergences ?

Puisque qu’Hélène est favorable au cumul jusqu’en 2017 quel sera son choix ensuite. La réponse devrait être claire, net et précise et non pas "la question ne se pose pas aujourd’hui".