Quand Philippe MOINE veut faire élire à tout prix Bernard GENIN

Share

 

Il était une fois, dans une ville de la région Rhône-Alpes un conseiller d’opposition qui a brillé pendant de longues années par son manque de travail, à tel point que même son chef de file s’en est trouvé dépité au point de lui refuser sa confiance. Ce non-acharné du travail n’a rien trouvé de mieux pour se simplifier la vie que de reprendre pour ses interventions au conseil municipal les questions que Médiavaulx ne manquait pas de diffuser pour informer les Vaudais. Une ou deux petites contributions dans l’année pour alimenter son blog et voici en version non simplifiée l’étendue de son implication sur Vaulx-en-Velin.

Mais pourtant, il a de l’ambition cet élu, voulant toujours répondre présent aux grandes occasions électorales. C’est sans doute le bonheur d’avoir son portrait sur les panneaux électoraux qui le motive car dans ce domaine, s’il a été le dernier à sortir son programme, question affichage, il a pris une longueur d’avance sur les autres candidats. Mais le gros défaut de cet élu, ce sont ses pertes de mémoire et une capacité à s’approprier les propositions des autres, convaincu qu’il en est l’auteur. Un jour nous apprendrons que c’est lui qui a rédigé les tomes de la série Harry Potter. Si si ! On vous le dit. Heureusement qu’il a fait un peu de copier-coller pour son programme, reprenant quelques thèmes de son parti et quelques propositions des autres candidats. L’avantage, quand on sort son programme en dernier, c’est que l’on peut faire son marché. C’est d’autant plus heureux que quand on ne fait aucune activité dans la ville, que lorsque ses enfants n’ont jamais été scolarisés dans la ville, quand on n’habite plus à Vaulx-en-Velin, c’est difficile de bâtir un projet sur ce que l’on ne connaît pas. D’ailleurs, même ses tracts ne sont que de la récupération d’arguments lus de ça et là et même sur les listes concurrentes. Après tout, il faut de tout pour faire un monde, tant que l’on croit à ce que l’on fait.

Mais, en fin stratège qu’il est, difficile d’admettre que le projet proposé ne retient pas massivement l’intérêt des électeurs Vaudais. Alors, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage et autant rejeter la faute sur les autres plutôt que reconnaitre son échec. « Les listes citoyennes ce sont vendues ». Voilà son programme du deuxième tour ! Son ami Nordine Gasmi l’a trahi et la liste « Agir pour Vaulx-en-Velin » a vendu son âme au Parti Socialiste. Si cela avait été l’inverse, le Parti Socialiste et les communistes auraient dit que la liste citoyenne s’était vendu à l’UMP. A un moment donné, il faut faire des choix et accepter que ces choix ne soient pas ceux que l’on aurait souhaité. C’est cela la démocratie. Dans d’autres pays et tout récemment après une période de détente olympique nous avons vu comment cela se passe. Il est difficile pour un élu encarté de comprendre que l’on puisse être libre de sa décision. Il est difficile de comprendre que devant la possibilité de pouvoir enfin, comme il le dit si bien lui aussi, en finir avec 85 ans d’une même pratique, la raison l’emporte. Mais non, cet élu préfère à la limite conserver l’équipe en place même si c’est au détriment des Vaudais. Après avoir dénoncé le clientélisme municipal, la « gabegie des élus » comme il le dit si bien, il préfère se retrouver dans l’opposition dans un monde qu’il connait, presque en famille et de temps en temps se prendre une baffe au détour d’une délibération mal étayée.

Son maintien montre plutôt son intérêt à exister de façon stérile et son amertume guide ses actes et non pas celui de l’intérêt général. Cet élu a encore beaucoup à apprendre car avant de prendre, il faut savoir donner. Attendons qu’il revienne habiter sur la commune, et nous ne doutons pas qu’il sera accueilli en héros par l’équipe de Bernard GENIN. Comme quoi la droite peut avoir du goût en fonction de l’intérêt qu’on lui porte.