La justice sociale versus François hollande.

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Mercredi 30 septembre 2015

Les parents (mère comme père) ayant élevé trois enfants et plus bénéficient d'une majoration de pension de 10 % (régime général et complémentaires).

Ce "bonus" qui n'était pas fiscalisé l’est depuis 2014, c'est-à-dire qu'il est intégré dans les revenus imposables des retraités. Le gouvernement prévoit aussi à partir de 2020 de revoir le système de ces majorations. Elle sera certainement diminuée, voire effectivement supprimée pour les hommes. Ce dispositif pèse 9 milliards d'euros. Aujourd'hui, la somme versée est fonction du montant de la pension. Un mécanisme décrié, car il avantage les hommes, qui perçoivent en moyenne des pensions plus élevées que les femmes, alors même que ce sont ces dernières qui sacrifient le plus souvent leur travail et donc leurs revenus, à l'éducation des enfants.

En conclusion,  la fiscalisation de la majoration de pension augmente le revenu fiscal avec pour conséquence de devenir imposable. Avec les réajustements prévus par François hollande qui a senti le vent de la fronde et pense à ses électeurs potentiels, il y a de fortes chances que pour 2015 et les baisses d’impôts la situation s’équilibre.   

Cependant, l’exonération de la taxe foncière sur la résidence principale s’applique en fonction du revenu. (Revenu fiscal de référence figurant sur l'avis d'impôt sur les revenus). Moins de 10686 euros pour la première part et 2853 par demi-part supplémentaire. Le fait d’intégrer la majoration de pension de 10% conduit à lever l’exonération de la taxe foncière pour une partie des retraités. Pas les plus riches cependant malgré le fait que ce sont des propriétaires de leur résidence principale. Un dommage collatéral qui a dû surement être calculé par nos énarques de Bercy à la recherche de subsides pour colmater le budget. Pas certain que ce soit apprécié par « les sans dents ». C’est un couple âgé respectivement de 87 et 82 ans qui nous demandé ces explications.   

C.A