Qu’est devenue la grande réforme fiscale ?

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Vendredi 21 août 2015

Parmi les questions de justice sociale si importantes à notre président de la république et à sa clique, était mise en avant la nécessité d’une réforme fiscale d’envergure.Malheureusement pour la énième fois c’est encore une promesse électorale qui ne sera pas tenue. Moi-président, comme tant d’autres avant lui, l’a jeté aux oubliettes en même temps que Jean-Marc Hérault cédait son poste de premier ministre à Manuel Valls l’afficionados du Barça. Il n’y a pas que la « remise au centre de l’impôts sur le revenu » qui soit à considérer, bien que nous naviguons dans l’absurde dans ce domaine. Il est évident maintenant et tous les analystes le soulignent, que les mesures prises ont été contre-productives. Y compris celles relatives à la relance des entreprises qui devait être un moteur de croissance et faire infléchir la courbe du chômage. Même la mesure de plafonnement de l’impôt sur la fortune coûte plus cher à l’état que le bouclier fiscal mis en place sous l’ère Nicolas Sarkozy. 926 millions d'euros de manque à gagner l'année dernière, contre moins de 700 millions pour l'ancien dispositif. « Ces réductions d'ISF - Impôt de solidarité sur la fortune - profitent surtout aux plus grosses fortunes. Ils sont 3 290 contribuables avec plus de 10 millions d'euros de patrimoine, en moyenne, ils ont pu économiser l'année dernière 246 674 euros d'ISF » précisait le journal de 20h sur France2. Quant à la chasse aux niches fiscales, les bonnes intentions de début de mandat n’ont malheureusement pas fait long feu. Où est donc passée cette détermination déployée lors de la campagne électorale ?  

Aujourd’hui après les ponctions importantes, notamment dirigées sur les classes moyennes, c’est l’heure de la redistribution ciblée qui est annoncée. Les mauvaises langues ne manquent de faire le rapprochement entre cet élan de générosité et les élections présidentielles de 2017 qui se profilent.

Mais la réforme la plus attendue devait concerner les taxes locales. En effet les disparités sont énormes d’une commune à l’autre et théoriquement les mécanismes que sont les dotations , péréquations et les diverses subventions doivent compenser les difficultés économiques liées au caractère social des villes. Les Vaudais sont nombreux à souligner les taux d’impositions pratiqués à Vaulx-en-Velin comme devenant difficilement supportables à l’heure ou leur pouvoir d’achat est en berne. Si le taux n’évolue pas, entre la stagnation des salaires, les hausses de prix (électricité par exemple), l’évolution des bases d’imposition, le montant des taxes suit une courbe haussière. les surprises d’octobre et novembre sont parfois très douloureuses après pour certain celle de septembre.

Bien sûr, les élus rétorqueront que la ville offre beaucoup, c’est un point de vue pas une justification car sur le terrain il y a peu d’indicateurs satisfaisants. Nous sommes loin de ressentir un bien être profond en vivant à Vaulx-en-Velin. L’héritage laissé par l’ancienne municipalité ne peut plus servir de prétexte ou d’alibi pour commenter la situation. Les caractéristiques de la ville n’expliquent pas tout puisque des compensations existes en matière financières, nous pouvons considérer que ce sont les choix politiques et la volonté des élus qui font loi. La solidarité entre Vaudais doit s’exprimer, c’est plus qu’une nécessité, c’est un devoir. Mais lorsque le taux de rotation des habitants en difficultés sociales est élevé, la solidarité s’exerce t’elle envers les Vaudais ou envers la métropole ? D’où l’impérative obligation d’équilibrer la ville et de fixer des habitants.

D’ailleurs, les taxes locales ne sont pas que l’apanage des municipalités, il y a les autres collectivités qui prélèvent une part du gâteau. Celle-ci grossit indubitablement chaque année. Quand la métropole augmente son taux de 5%, ce sont des élus Vaudais qui acceptent l’augmentation et tiennent la pelle.

Nous encourageons les citoyens à venir s’exprimer dans les conseils de quartier, la démocratie et les orientations ne s’arrêtent au choix des élus qui les représentent le lendemain d’une élection et pour un mandat de 6 ans. ils doivent participer dans tous les domaines à la transformation de la ville et faire connaitre leurs revendications

V.L