Dette de la France : l'endettement à la hausse

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Lundi 1er août 2016

En 2012, Nicolas Sarkozy a laissé un endettement abyssal, nous rappelle le député de la 7ème circonscription. Mais ce qu’il a occulté dans sa lettre de juillet 2016, c’est de nous décrire la situation en cours. Car apparemment s’il nous fait part de la situation préoccupante que trop de personnes auraient oubliées (pas nous) laissée par l’ancien président de la République, il a la vue basse sur la situation tout aussi préoccupante que nous vivons sous le mandat de François Hollande malgré sa promesse de maitrise du déficit public.

Nous nous permettons d’apporter quelques précisions. Pas pour défendre Sarkozy mais pour être juste. 

Pour rappel, la dette publique est la dette au sens du traité de Maastricht (ou dette publique notifiée), c'est-à-dire la dette de toutes les administrations publiques : Etat, administrations de sécurité sociale, administrations locales et organismes divers d'administration centrale.

La dette publique française continue à grimper dangereusement; en cause : un déficit public non maitrisé et un gouvernement trop gourmand.

À la fin du premier trimestre 2016, la dette publique a augmenté de 40,7 Md€ pour atteindre 2.137,4 Md€ (soit 97,5 % du PIB). L’Agence France Trésor a en effet accéléré ses emprunts au premier trimestre 2016 afin de bénéficier des taux d’intérêts faibles et ainsi financer le déficit public à prix réduit. Cependant l’administration française semble avoir oublié que la dette est semblable à la nourriture fast-food : ce n’est pas parce que celle-ci n’est pas chère qu’il faut en consommer plus que nécessaire. 

Depuis la prise de mandat de François Hollande, la dette publique a grimpé de 310,7 Md€ (fin premier trimestre 2016) résultats d’une croissance atone et d’un déficit public répété obligeant l’État français à se financer sur les marches obligataires. Nous devrions atteindre 550 milliards à la fin du mandat de François Hollande. 

Pas besoin d'un doctorat en mathématique financière pour dresser cette conclusion : la dette augmente à un rythme comparable chez l'un comme chez l'autre.

Sarkozy a  ajouté en moyenne 330 millions de plus chaque jour au passif de la France, et Hollande en remet une couche de 255 millions tous les matins.

Même un député devrait être capable d’arriver à cette conclusion à condition de faire abstraction de sa mauvaise foi.  

Il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy prend le tsunami Lehman Brothers en pleine figure dès 2008 et, d'un commun accord avec ses partenaires, décide de réparer les dégâts par l'intervention publique à grands coups de milliards, comme le commande la bonne vieille théorie économique de la relance keynésienne. Si la France n’a maintenu le cap, les 600 milliards de déficits, ont permit en partie de traverser la tempête.

La période électorale arrivant, François Hollande va surement lâcher un peu de lest et laisser filer le déficit.... un peu plus.

On parle de la dette, mais il faut également parler de la vente des bijoux de famille par exemple les ventes des parts de l’état dans des entreprises. Dernièrement l'État a décidé de céder 60% de ses parts dans l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry (et celui de Bron) pour un montant de 535 millions d'euros. À Nice, l'aéroport a été obtenu par le consortium Azzurra, qui a mis 1,222 milliard d'euros sur la table.

V.L