Quand les élus vaudais parlent budget...

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Par Mediavaulx le samedi 11 mai 2013.

Dans le dernier journal municipal les différents groupes politiques se sont exprimés comme ils le font généralement une fois tous les deux numéros. Cette fois même si certain comme lutte ouvrière ou le front de gauche se focalisent sur des problèmes nationaux rabâchant des discours éculés ou bien surfant sur la vague d’un monde nouveau promis par le messie, JL Mélenchon, qui prône la lutte contre un système oligarchique profondément néfaste (mais oubli de dire qu’il vit grassement de ses indemnités d’environ 10 000 euros par mois alors qu’il met si peu les pieds au parlement européen - classé 732° sur 751 en terme de présence - préférant les plateaux de télévisions français ou les chroniques radio nationales), le budget de la ville a été mis sous le feu des projecteurs avec une conclusion différente  en fonction des protagonistes.     

Avons-nous affaire à un budget ambitieux et maitrisé comme le défend la majorité municipale ? Ou bien est-ce un tour de passe-passe masquant la réalité des faits, ce qui est l’argumentaire de l’opposition REEV, position que le groupe socialiste semble avoir résolument rejoint en ne votant pas le budget et en émettant des critiques acerbes regrettant d’avoir cautionné pendant des années la politique municipale par « solidarité de gauche ».

Une lecture attentive des différents budgets montre effectivement qu’entre les paroles et la réalité il y a un delta qui valide les remarques de l’opposition. En effet une grande partie des investissements prévus ne sont pas réalisés ou reportés d’une année sur l’autre. C’est un mode de fonctionnent difficile à comprendre dans le cadre d’un budget maitrisé mais peut être se veut il trop ambitieux.  

Ce qui est paradoxal, c’est que malgré les reports et les dépenses non réalisées, la dette continue à augmenter. Peut être est elle dans la moyenne des villes de notre taille mais de nombreux chiffres indiquent le contraire :

- La dette à fin 2011 est supérieure de 32,89% à la moyenne des villes comparables :   1394 euros contre 1049 pour la moyenne de la state

- La dette de Vaulx-en-Velin a augmenté de 10,55 % sur les 3 dernières années, là où la dette de la moyenne des villes comparables a augmenté de 0,77%.

- La rigidité structurelle qui traduit les marges de manœuvre dans les dépenses de la commune est supérieure de 8,65% à la moyenne des villes comparables.

On nous vend une histoire, mais on en subit une autre. Que Cannes ou Levallois-Perret soient les villes les plus endettées de France bien qu’elles soient dirigées par des maires UMP ne décharge en rien nos élus, l’objectif n’est pas de tendre vers ces dernières mais de prendre le cap de la responsabilité.