Préparez vos portes monnaies

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Jeudi 7 août 2014

En signe de bonnes vacances, notre incontournable premier ministre a prévenu « La rentrée sera douloureuse ». Qu’est à dire ? Pourtant en début d’année notre président amnésique nous a rassuré en nous faisant partager sa confiance dans une reprise dont les frémissements étaient indiscutables. En ce mois d’aout le budget de l’état s’avère finalement aussi aléatoire et plombé que ces journées d’été qui désespèrent autant les touristes que les saisonniers. Ca sent le « Sapin » ironisent même quelques ministres en référence au lâché des vrais chiffres par l’éminence de l’économie. Une croissance proche de zéro qui pénalise les rentrées fiscales. Un déficit qui grimpe en flèche et les cloches des 2000 euros de dette ne vont pas tarder à sonner. Quand aux chiffres du chômage, nous n’avons gère d’illusion à nous faire. Nous allons de découvertes en découvertes avec la politique de notre président normal, enfin pour ceux qui nourrissait quelques illusions quand à sa capacité à gérer un pays. C’est sans doute ceux-ci les plus déçus.

Après cette brève introduction, revenons dans le cadre plus spécifiquement Vaudais. Si pour l’année 2015 les taux des impôts locaux devraient ne pas augmenter, pour les bases l’histoire est tout autre. C’est au niveau national que sa valeur est définie et là, nous allons nous poser des questions. Alors que l’inflation est quasi nulle ce qui a eu pour conséquence de ramener le taux du livret A à 1%, les bases elles devraient augmenter de 0,8 à 0,9%. Comme quoi en fonction du regard de chacun, la réalité peut tendre à être déformée.

Question finances locales, nous n’entendons plus parler de la réforme des valeurs locatives lancée par Jean Marc Ayrault. Cela devait être une priorité…et répondre à un critère de justice.

Si au niveau de la commune la stabilité sera toute relative, cela ne sera probablement pas le cas pour les autres collectivités. La constitution de la métropole risque pour diverses raisons conduire à une augmentation de près de 5%. Entre la gestion lapidaire du conseil général avec ses emprunts toxiques et l’extravagance du musée de confluence dont le coût ne cesse d’atteindre des cimes. En passant par la complexité induite aux niveaux des rémunérations des agents des deux collectivités objet du rapprochement qu’il va falloir harmoniser.

Le musée des confluences sera sans conteste l’événement de cette fin d’année avec une bataille en perspective pour la coupure du ruban entre Mercier et Collomb. Mais en bons larrons qui savent s’entendre lorsque s’est nécessaire la priorité devrait se négocier sans difficulté. Quand même, passer de 60 millions en 2000 à près de 400 millions aujourd’hui, ce n’est plus du dérapage mais les grandes eaux. Tout cela pour un bâtiment qui va faire plus l’objet de selfies pour dire j’y étais que d’éloge concernant une architecture qui ferait pâlir plus d’un constructeur de cathédrale. Le musée des confluences n’est malheureusement pas un cas isolé question dérapage. La philharmonie de Paris, salle de concert est passé en quelques années de 118 millions à près de 400 millions également. A l’argent public ! Quand on aime on ne compte pas.