Entre essentiel et superflu.

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Jeudi 26 mars 2015

Pour Philippe Zittoun (gauche citoyenne), la faiblesse des recettes met le budget municipal sous une contrainte forte et face un tel constat « au lieu d’assurer la maîtrise des dépenses, vous laisser filer les dépenses de personnel. + 3 millions d’euros. Nous passons de 41 à 44 millions d’euros de dépenses de personnel, de 55 à 57% du total du budget de fonctionnement.

Une augmentation de 7%, un record historique » nous dit-il. Nous ne sommes manifestement pas loin d’une déclaration de mise en faillite ou une demande de tutelle.

Nous vous avons expliqué lors d’un précédent article les causes de l’augmentation des frais de personnel. Mais au-delà de l’augmentation, nous pouvons aussi nous poser la question, que se posent aussi sans doute les deux Philippe l’un de gauche et l’autre de droite. (Philippe Zittoun et Philippe moine). Pourquoi avons-nous des frais de personnel aussi conséquent à comparer des autres communes de l’agglomération et devons-nous les réduire de manière drastique. Comme le dit Philippe Zittoun notre nouveau professeur d’économie « Un bon budget, un budget un bon niveau d’autofinancement bien maitrisé se juge toujours au niveau d’autofinancement… sachant que le niveau d’emprunt est sensiblement le même, que les mandats précédents, on arrive à 17 millions de budget d’investissement, hors remboursement. C’est en deçà de ce qu’il faudrait pour assurer le développement de la ville ». Sur quels postes faire des économies. Celui qui vient en premier lieu c’est celui des dépenses de personnel. Cela va faire hurler les syndicats, c’est sur. Après tout ce qui compte c’est le niveau de service rendu aux habitants et si ses derniers y trouvent leur compte. Nous ne sommes pas dans une logique d’entreprise ou il faut coûte que coûte faire plaisir aux actionnaires. Le bon niveau est donc celui qui assure les besoins de la ville et de ses habitants. Quels éléments de réponse va nous apporter Jean Auroux ancien ministre du travail, député maire de Roanne qui a été missionné par la ville pour mettre un peu d’ordre dans une organisation municipalité qui se délite. A notre avis pas grand-chose, c’est juste un marqueur, un alibi qui ne traitera pas les véritables questions. Le malaise est profond et dure depuis des années. Il n’est pas relatif au changement d’exécutif. La mauvaise ambiance est récurrente. Du temps de Bernard Genin il y avait des heureux et des mécontents, aujourd’hui il y a des mécontents et des heureux. Parfois les mêmes, parfois le sens s’est inversé. Ce n’est pas bien quant les mécontentent mettent du sable dans les rouages. Cela fait des histoires d’amour qui finissent mal.

Comment définir quel est le bon niveau d’agents municipaux. C’est une question à laquelle il nous est difficile de répondre. C’est comme pour les adjoints et conseillers municipaux, quel est le bon niveau entre les utiles (il y en a) et les superflus (il y en a aussi). Deux fois par jour, la marée monte, deux fois par jour la marée descend ça c’est une certitude. Pour le reste sans chiffres, sans statistiques, il n’y a que le visuel qui nous inspire. Par exemple, il semblerait que nous disposons d’un service espaces vert – cadre de vie de plus de 60 agents (c’est un bruit qui court). Il y a la température perçue et la température effective. Il y a le travail perçu et le travail effectif. Pour le travail effectif, la municipalité doit avoir les fiches de missions, pour le travail perçu les Vaudais ont leurs yeux qui laissent entrevoir une certaine conjonction à la procrastination. On cache bien notre joie quand on se promène dans Vaulx et que l’on regarde nos massifs, l’état de propreté des secteurs ni pris en charge par la métropole ni pris en charge par le département. Stéphane Gomez, tellement à l’aise dans son dictionnaire des citations nous propose déjà de continuer ensemble. Bien obligé pendant encore au moins 5 ans, pour la suite, attention de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Ne précipitons rien, il est encore un peu tôt pour faire campagne bien que pour tout apparatchik ce qui compte après avoir emporté une élection c’est de penser à la prochaine. Les vaudais ne sont pas fatigués du mouvement, il l’attende de pied ferme. Nous voulons bien payer pour l’essentiel, mais peut-être pas pour le superflu.

 C.A