Compte rendu du conseil municipal du 23 juin 2016-06-26

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Dimanche 26 juin 2016

Le compte administratif et le rapport d’activité constituent le temps fort de ce conseil municipal que nous vous encourageons à consulter sur internet puisque depuis deux ans cette possibilité est offerte aux vaudais.

http://www.vaulx-en-velin.net/mairie/video/Conseil-municipal-du-23-juin-2016-a-19h00

Un document récapitulatif a été apparemment remis à chaque élu.  Nous ne l’avons pas trouvé sur le site de la ville, peut être avons-nous mal cherché, mais à notre corps défendant c’est très compliqué de retrouver quoi que ce soit sur ce site. Nous sommes désolés de paraitre toujours dans le sens de la critique, mais au niveau communication il est surement possible de mieux faire.

Du rapport d’activité, ce qui a été mis en avant par l’exécutif c’est le taux de réalisation par rapport à ce qui a été budgété, notamment en termes de travaux. L’exécutif avance un taux de près de 62% ce qui est au-dessus de la meilleure performance de l’ancien mandat. Si ce chiffre semble satisfaire la municipalité, elle avance cependant les mêmes éléments qu’a l’époque Saïd Yahiaoui pour expliquer la raison des reports. Notamment la difficulté de collecter à temps les différents financements.  Nous sommes heureux de la progression du chiffre des réalisations, la ville a besoin de rattraper son retard. Cependant, nous pensons qu’il faut également creuser du côté des services municipaux pour trouver des sources d’amélioration.

Contrairement à Philippe Moine qui pointe du doigt la présence d’éléments perturbateurs qui mettent des bâtons dans les roues, nous pensons que c’est à la tête des services que les rouages souffrent encore de quelques grains de sable. La présence d’un nouveau directeur des services d’expérience devraient apporter un plus.

Nous notons pour la période 2015, un excédant positif de 1,8 million d’euros. Moins de dépenses, plus de recettes. Parmi les dépenses, les frais de personnel tiennent toujours le haut du pavé. Elles représentent 62,69% des besoins en fonctionnent auxquels il faut ajouter les dépenses liées à la charge personnel du planétarium. Chacun avançant ses commentaires sur ce domaine. Pour Philippe Moine « encore une augmentation de 3,07% ce qui fait 1000 euros par habitant, cela ne peut être justifié par les besoins ». Saï Yahiaoui quant à lui souligne qu’il n’a pas toujours pas comme s’y était engagée Hélène Geoffroy obtenu le rapport Auroux et précise « vous avez casé beaucoup de gens de chez vous dans les services municipaux ».

La dette de la ville est également venue au premier plan.  Elle est composée de 60 emprunts. Par chance nous n’avons pas eu un Michel Mercier à la tête de la ville, donc pas d’emprunts toxiques.  Au 31 décembre 2015, le capital restant dû atteint la somme de 60,5 millions d’euros.   

La particularité de notre dette sur le mandat  vient des emprunts à taux variables effectués par l’ancienne municipalité qui vont rendre croissant sur les années à venir malgré une rationalisation.  Pour respecter les objectifs fixés par la Cour des comptes,  l’exécutif va devoir faire des économies  et généralement ces économies sont faites sur le budget de fonctionnement.

Nous avions donné une piste qui a été suivie. Celle du parc de véhicules de la commune. La suppression d’une quarantaine de voitures, dont celles des adjoints, entre Carburant, assurances, réparations, PV, a provoqué une diminution des couts de 71 500 euros en 2014 et 237 000 euros en 2015. Avec bien sûr un service rendu comparable aux vaudais. Nous sommes persuadés qu’un effort supplémentaire peut être fait.

En termes de recettes, la ville enregistre une progression de 1,52%. Elle n’a pas trop souffert des coupes gouvernementales. Est-ce dû à la caractéristique de la ville qui colle bien aux critères établis par le ministère de la ville en termes de dotations ? Ce sont cependant les impôts et taxes qui procurent une source de revenus supplémentaires.

Entre l’opposition et l’exécutif, il est certain que les élus ne tomberont que rarement d’accord sur la marche à suivre et les objectifs. Ce qui n’a rien d’illogique chacun ayant sa vision de la politique de la ville. Le « si nous ne faisons pas mieux, nous faisons différemment » de Stéphane Gomez va dans de sens. D’ailleurs un petit message à l’intention de ce dernier, qu’il continue avec ses citations, d’une part cela lui fait plaisir de montrer son érudition et d’autre part cela ne peut que nous enrichir. C’est peut-être une torture pour ceux qui sont autour de la table du conseil municipal, mais à travers internet il est possible de sauter la séquence.

Si l’intervention du PRG est de pure forme, une prise de parole de 30 secondes pour montrer qu’il existe celle de Stéphane Bertin  d’une vingtaine de minutes est plus surprenante. En principe, les choix budgétaires ainsi que le rapport font l’objet d’un consensus. Alors à part pour se féliciter et revendiquer quelques-unes des actions menées, il y a rarement de questions aussi directes en public.

Et d’interroger le Maire sur des chiffres,  par exemple celui de baisse des coûts significatifs en matière d’entretien, de nettoyage,  de frais de formation (-12%). 

A priori, si monsieur « Agir Pour Vaulx-en-Velin montre une voix dissonante, ce n’est pas forcement pas désaccord sur le rapport puisque tout le groupe a voté favorablement, mais peut être pour bénéficier d’une tribune municipale pour rappeler qu’il n’a toujours pas été reçu par le maire et qu’apparemment le mode de fonctionnement entre le cabinet et certains des élus de la majorité n’est pas satisfaisant.      

C.A