Compte rendu conseil municipal du 18 décembre 2014

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Vendredi 19 décembre 2014

Les rangs de l’opposition de moins en moins clairsemés. Comme nous l’avions laissé entendre, progressivement nos élus reprennent place autour de la table du conseil et il ne serait pas étonnant de le voir au complet lors de la prochaine séance qui devrait se dérouler en février.  

Comme à son habitude, ce conseil municipal était filmé et diffusé sur internet. Cependant, des problèmes récurrents au niveau des micros ont partiellement gâché cette retransmission, car il n’était pas possible d’entendre s’exprimer certains élus. De ce côté aussi le besoin de renouveau semble se faire sentir.

La présence de l’opposition permet d’animer les débats d’où l’importance de la voir en capacité poser des questions, apporter des éclaircissements et exprimer des opinions. La démocratie commence à partir du moment où l’on se parle et à ce titre, il semble que Saïd Yahiaoui ait décidé de faire entendre sa voix.

Le Budget primitif 2015 du planétarium a fait débat. Tout le monde s’accorde à dire que cet équipement possède des qualités indéniables. Là où le bât blesse, c’est lorsque le problème financier est mis en avant. Le fait d’avoir créé un budget annexe permet de cadrer avec précision les recettes et les dépenses. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’équilibre est à la charge du contribuable Vaudais pour près d’un million d’euros. Et ce n’est pas terminé, car le remplacement du système de projection apparemment prévu pour 2016 va nécessiter de trouver 1 500 000 euro. Pour Saïd Yahiaoui, il y a des structures qui ne sont pas faites pour gagner de l’argent, elles participent cependant au rayonnement de la ville ce qui n’est pas faux. Cependant, il faut avoir les moyens d’entretenir de telles structures. En ce qui concerne le planétarium, vu sa fréquentation, ce n’est pas une ineptie de considérer que, comme le Musée des Confluences, il peut entrer dans le giron de la Métropole. Par contre tout comme Saïd Yahiaoui, nous sommes d’accord sur le fait que lorsqu’on présente un chiffre, le budget primitif 2015 s’élève donc à 1 602 693, donner les explications sur son calcul peut faciliter la compréhension.  

La dissolution de la régie qui gérait le journal municipal a fait l’objet de quelques remarques concernant une certaine perte d’indépendance. La Pravda est morte, Notre Force Magazine a pris sa place, mais l’un comme l’autre, quelle que soit la forme juridique, sont des journaux municipaux. Le conseil d’administration de la régie comportant des élus d’opposition avait un droit de regard, mais qu’en était-il de la décision lorsque la majorité est celle de l’exécutif. La création d’un conseil consultatif à la demande du conseil d’administration qui va être dissous devrait contribuer à préserver ce droit de regard d’autant plus, si comme l’a demandé monsieur Bertin, un budget spécifique est établi. Monsieur Yahiaoui a profité de cette délibération pour exiger que la parole de chaque élu puisse être rapporté par le journal et pas seulement celle des groupes dont il est de fait exclu. Tout conseiller a le droit de s’exprimer. Il demande tout simplement le respect de la loi. Madame la Maire s’engage à définir des règles et à les présenter lors d’un prochain conseil municipal. Il nous vient en souvenir, une certaine époque où l’opposition de droite représentée par Laurent Clamaron avait dû intervenir auprès du tribunal administratif pour avoir droit à la parole... M Yahiaoui en a semble t il perdu souvenir!

L’acquisition du tènement et des bâtiments de « l’hôtel du nord » a suscité quelques boutades de la part de l’opposition. « Est-ce la une dîme à payer à Monsieur Bertin qui n’a eu de cesse de bloquer tout projet immobilier lorsqu’il était président de l’association du village » ce sont interrogés Saïd Yahiaoui et Sophie Charrier. Faut-il dépenser près d’un million d’euros pour un bâtiment qui va nécessiter d’importants travaux et qui pour l’instant n’a pas de rôle défini alors que l’exécutif fait constamment part du manque d’argent et de la priorité pour les écoles. Pour Stéphane Bertin,   le patrimoine d’une ville est important et il a rappellé la destruction du château situé dans le parc Elsa Triolet et le peu de considération apporté à celui du village. Nous pensons que la transformation du village commencée il y a deux mandats par l’adjoint au logement socialiste de l’époque dont on va donner le nom à une école a été catastrophique et mal pensée. Il est difficile de prétendre le contraire. Il y a peut-être un moment où il faut prendre le temps de la réflexion et maitriser un temps les caractéristiques du Bourg. Attendons de voir les projets qui résulteront de cette acquisition.  

La délibération concernant le PUP (Programme Urbain Partenarial) Gimenez a relancé la polémique sur les propos tenus par monsieur Bertin lors d’un conseil de quartier annonçant sa volonté de ramener à 30% le taux de logements sociaux. L’exécutif a fait la remarque de la découverte de ce projet mené sans concertation et du fait qu’il est difficile de revenir sur la construction de 600 logements. Saïd Yahiaoui fait remarquer que c’est un projet qui court depuis plus d’une dizaine d’années.  «  Il a fallu combler la carrière et réaliser des aménagements avant de pouvoir lancer un projet ». Il est clair que nous n’avons pas fini d’entendre parler de ce secteur émergeant. En attendant, la délibération portait sur le financement d’une partie des équipements (écoles, crèches ..) et de l’infrastructure par la société COGEDIM.

Un autre temps fort de ce conseil municipal concerne un écart d’interprétation sur la délibération du conseil municipal de Novembre concernant le renouvellement pour un an des postes du GPV (Grand Projet de Ville). A priori, si nous avons bien compris le litige, il semblerait que le contrat d’un des employés ne soit pas reconduit. Toute la question repose sur la définition du poste. S’agit-il de la fonction ou de l’affectation du poste? Saïd Yahiaoui en appelle au préfet pour valider ou non cette délibération.

C.A