Le passé c’est le passé…à l’avenir

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Dimanche 15 février 2015

 

Journée à marquer d’une pierre blanche, en présentant ses orientations budgétaire, l’équipe pilotée par Hélène Geoffroy devient comptable de fait aux yeux des Vaudais. Avant que l’adjoint aux finances ne commente les trente-deux pages du document qui sera mis en ligne sur le site de la ville, voir distribué aux habitants,  comme un préambule, une communication a été faite sur la situation des écoles élémentaires en termes d'évolution des besoins en classes. Quelques tableaux montrant la progression annuelle par secteurs et la réorientation prévue en fonction de la construction des nouveaux groupes.

 

Bien sûr, placer avant le débat d’orientation budgétaire le manque d’anticipation de l’équipe de Bernard Genin sur les écoles n’est pas anodin. Histoire de préparer le terrain de la délibération suivante. Le débat d’orientation budgétaire est-il un acte manqué ? Une grande et longue partie de la présentation s’est focalisée sur l’héritage. Rien de nouveau, car tous les chiffres annoncés ne sont pas une découverte et c’est en connaissance de cause et surtout pour cette raison que l’alternance est devenue nécessaire aux yeux des Vaudais.

 

En ce qui concerne MédiaVaulx, nous en avons beaucoup parlé du passé et pour nous le débat est clos. Les politiques conduitent par Bernard Genin et précédemment par Maurice Charrier ont eu pour conséquence de mener la ville dans des difficultés de tout ordre et notamment financières. Mais pas que. C’est donc  le futur qui nous intéresse maintenant. L’avenir financier de la ville a une énorme importance, car malheureusement beaucoup de choses dépendent des Euros qui seront dans les caisses. Il y a les écoles à construire, mais également le patrimoine Vaudais à préserver. Un jour il faudra se poser la question de la rénovation extérieure de Charlie Chaplin, de l’hôtel de ville et tant d’autres choses. Le débat d’orientation budgétaire à donc fait la part belle à la volonté affichée, mais pas au comment. Des tableaux sur la situation passée, mais aucun tableau prévisionnel.

 

Aujourd’hui ce qui plombe la ville, ce sont les coûts de fonctionnement très élevés et quand on parle d’économie comment faire l’impasse sur le domaine principal. Certain frais de fonctionnement sont incompressibles voir incapables de dégager une marge de manœuvre. Or, potentiellement ce sont 20% d’économie (objectif fin de mandat) qui seraient nécessaires de réaliser pour conforter un potentiel d’investissement plus que ras les pâquerettes aujourdh'ui. Comment Hélène Geoffroy et son premier adjoint comptent faire, c’est ce que nous aimerions savoir alors que tout laisse supposer que justement les frais de fonctionnement, notamment à cause des nouveaux besoins risquent de croitre. Il y a un sujet tabou, c’est le personnel municipal. Il représente une charge élevée, mais nécessaire dans la mesure où il travaille au service des Vaudais. Mais il semblerait qu’il y a un sens des réalités qui se perd. Que la politique prenne le pas sur l’implication. Que des habitudes sont encore en mémoire et induise un comportement qui ne devrait plus être. C’est peut-être dans une envie partagée que réside la réussite d’un projet collectif.

C.A