On fait avec ce que l’on nous a laissé comme marge de manœuvre.

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Samedi 21 mars 2015

Au conseil municipal du 20 mars 2015, trois délibérations ont principalement retenu notre attention. En premier lieu, le vote du premier budget primitif du nouvel exécutif municipal. Ce dernier permet d’aligner les ressources disponibles et les dépenses à réaliser pour l’exercice 2015, tant en termes de fonctionnement qu’en termes d’investissements.

Pour ceux qui sont intéressés par les chiffres, ceux-ci sont disponibles sur le site d’ »Agir pour Vaulx-en-Velin »  http://www.vaulx2014.fr/attachments/article/255/Proposition-BP%202015-1.pdf. Chacun pourra ainsi se faire sa propre opinion dans les méandres de la comptabilité M14.

Les tenants et les aboutissants de ce budget, nous pouvions en deviner la trame sans que cela constitue une véritable surprise aidée en cela par le débat d’orientation budgétaire et par les diverses informations. Au niveau des recettes, il ne fallait pas espérer des miracles, nous dépendons fortement des subventions, car le potentiel fiscal ne suffit pas à lui seul à répondre aux besoins de la ville. Quant à savoir si en tant que députée Hélène Geoffroy a tiré son épingle du jeu, il est encore un peu tôt pour le savoir et nous ne serons pas aussi négatifs que l’opposition et aussi affirmatifs que Stéphane Bertin. Il faut toujours compter et recompter, héritage de la politique laissé par l’ancienne municipalité. Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, tel est le message laissé par Hélène Geoffroy, malgré les contraintes les objectifs seront tenus et les investissements réalisés et non pas reportés comme c’était la mode sous les mandats précédant. Les orientations nous les connaissons, les priorités sont à destination des écoles tout en maintenant les budgets à destination des associations et clubs sportifs.

Ce qui nous a intéressés, ce sont les commentaires et la position des oppositions. En premier lieu dommage que Saïd Yahiaoui a été absent du débat. Son avis de spécialiste avisé aurait permis de détricoter le scénario de l’exécutif. Sans doute aurait-il insisté sur les frais de personnel en augmentation.

C’est Philippe Zittoun qui a pris le premier la parole. Tiens, y aurait il une passation de relais entre Bernard Genin et Philippe Zittoun qui deviendrait le chef du groupe ? Est-ce qu’il faut à tout prix trouver des justificatifs largement évasifs et se lancer dans un discours sans grand fondement pour dire le refus de voter le budget. La réponse faite par Hélène Geoffroy aux jeux des sept erreurs énoncés par ce dernier a dû le bousculer dans ses fondements. Finalement c’’est sans doute la crainte de voir le patrimoine Vaudais se détériorer qui a été l’excuse de ne pas voter le budget. Excuse qui aurait pu être valable si tel n’avait pas été le cas lorsque Philippe Zittoun était aux commandes. Un bon sujet de discussion…et puis il n’y a qu’à voir l’état des écoles pour se faire une première idée. Il y a l’aspect augmentation des frais de personnel avec l’annonce d’une perspective de grève. Près de 7% d’augmentation. De quoi susciter quelques interrogations étayées par le recrutement de nombreux chargés de mission et directeurs issus des rangs des municipalités socialistes défaites lors des élections municipales. Devons-nous craindre une nouvelle vague suite à la bérézina socialiste annoncée ce Week-end. Après avoir tenu compte des aspects réglementaires et des recrutements dus à la mise en place des rythmes scolaires, il y a effectivement un volant d’augmentation relatif à des nouveaux recrutements. C’est toujours un peu compliqué lorsqu’on aborde de sujet du personnel, c’est tabou. Une chape de plomb est posée, car il faut à tout prix éviter les histoires. Visiblement il ne faut pas faire de vague. À un moment donné, il faut mettre les choses à plat. Le syndicat CGT locale dans son appel a neutralité pour les municipales partielles de Vénissieux rappel un des principes suivants

  • Le principe d’indépendance : Il s’agit de l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif.

Il n’est certain que ce principe d’indépendance a été bien compris par un certain nombre de responsables qui sont entrés en « résistance ». Il n’est pas certain également que nombre de fonctionnaires ont intégré le fait qu’ils sont à la disposition de l’administration et doivent répondre aux prérogatives des élus qui sont l’expression de la mission confiée par les habitants. Alors certains peuvent estimer qu’il y a eu une chasse aux sorcières, d’autres peuvent estimer que lorsqu’on empêche la roue de tourner, il faut bien trouver des solutions. À un moment donné, il faut être honnête et pas certain que la gestion municipale de l’ancien exécutif ait conduit à donner au personnel municipal toutes les garanties de bien être et de savoir être. C’est gentil de vouloir donner des leçons et une vision idyllique de l’administration Vaudaise sous l’ancien régime. Nous voudrions bien avoir les chiffres des arrêts maladie pendant le dernier mandat et des crises d’autoritarisme de certain.

La droite Vaudaise a également fait l’exposé des difficultés Vaudaises en présentant un comparatif des chiffres de notre commune en rapport à la moyenne des villes de la strate. Il est évidant que du jour au lendemain il ne soit pas possible de redresser la barre. Philippe Moine a ensuite donné la position de son groupe sur différents points dont notamment la nécessité de dégraissé le mammouth communal. La droite aurait presque pu voter le budget…mais cela n’est pas politiquement correct. Pour l'opposition de Droite comme de Gauche, le million d'Euros dépensé par la municipalité concernant l'acquisition des tènements de l'hôtel du nord au coeur du village continue à faire couler beaucoup d'encre.

Pour Stéphane Bertin, il se félicite de la mise en action du programme commun Vaudais, sans doute histoire de faire nourrir quelques regrets à ceux qui imaginent une sortie de l’exécutif de son groupe.

Le vote des taux d’imposition est ensuite intervenu. La base augmente de 0,9 % et les taux restent inchangés. Un regret pour Stéphane Bertin qui trouve la pression fiscale trop élevée et ne désespère pas une réduction des taux d’ici la fin du mandat. La faute à l’héritage qui laisse peu de marge de manœuvre précise t’il.

Bernard Genin quant à lui se félicite qu’il n’y ait pas d’augmentation des taux et rappel que lors de son mandat les taux n’ont pas augmentés. Il regrette cependant que la métropole et les conseillers métropolitains Vaudais lui excepté aient votés une hausse de 5% des taux avec des conséquences pour les Vaudais. C’est une augmentation qui passe mal au niveau des citoyens de la métropole d’autant que cette augmentation fait suite à une augmentation de 20% des indemnités des élus. Le mécontentement est tel qu’hier, les boites aux lettres mail des élus ont été saturés de messages d’indignation. Seule la droite Vaudaise a voté contre cette délibération, prônant la nécessité de baisser les taux.

La délibération entérinant la fin du projet de centre aquatique a suscité quelques réactions de la part du groupe conduit ce jour par Philippe Zittoun. Réaction normale puisque initiateur du projet. Il est intéressant de suivre les échanges qui ont suivi en visualisant la vidéo du conseil municipal consultable sur le site de la ville de Vaulx-en-Velin. Les chiffres donnés par Madame la Mairesse sont clairs et précis. Bien sûr que l’arrêt du centre aquatique engendre un coût pour les Vaudais, mais lorsque l’on analyse le budget de la ville était il raisonnable de se lancer dans un tel projet où les financements n’étaient pas bouclés, ou les frais de fonctionnement ne sont pas compatibles avec les possibilités de la ville. Aurions nous chaque année dû recourir à l’emprunt pour encadrer les frais de fonctionnement du centre aquatique. Nous l’avons vu pour le planétarium, la fréquentation est au rendez-vous, mais les recettes sont loin des prévisions. Il ne faut pas oublier une chose, en général, pour ne pas dire toujours, il y a rarement des surprises à la baisse sur des projets de cette envergure mais plutôt des hausses. Pas au niveau du musée des confluences bien sur qui est un cas d'école mais comme tant d'autres projets pour qui les dépassements sont monnaie courante.

Nous sommes citoyens Vaudais, bien sûr que nous aimerions avoir un beau centre aquatique, faire plaisir à tout le monde, mais il y a ce qui fait envie et ce qui est possible. D’ailleurs nous nous attendions à ce que le groupe de Philippe Zittoun soit divisé sur le sujet. Le projet pharaonique de centre aquatique ayant longuement et durablement été dénigré pendant la campagne de Nordine Gasmi il a été étonnant que les deux représentants de l’UVI au sein du conseil municipal ne se joignent pas aux voix de l’exécutif et de la droite Vaudaise histoire de maintenir une certaine cohérence avec le discours.

C.A