Le parti communiste vaudais peut-il encore creuser plus profond ?

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Vendredi 15 janvier 2016

Une question semble tenir à cœur aux socialistes Vaudais. Quelle sera la situation électorale en 2020 ? Une chose est sure pour Stéphane Gomez, les communistes sont déjà hors course,  les résultats électoraux des régionales confirment la déliquescence de ceux qui il y a moins de deux ans dirigeaient la ville de Vaulx-en-Velin.

Le résultat des élections sur la commune n’est qu’une confirmation de ce que nous annonçons depuis plusieurs mois. Le parti communiste vaudais peut-il encore creuser plus profond ? Non, il semble qu’il ait atteint le fond et il sera très difficile pour la relève de sortir du trou.  Et nous pouvons faire confiance aux socialistes pour leur savonner la planche au cas où….

Il faut dire que c’est quand même surprenant qu’une équipe aux commandes d’une ville depuis des décennies, en ayant mis en place de nombreux réseaux, ayant fidélisé une partie du personnel municipal mange aussi vite « son capital ».

Ce qui intéresse, semble-t-il, les socialistes c’est le caractère profitable de la situation et comment faire pour la maintenir en l’état. Un concurrent de moins, c’est toujours cela de pris. Et pour l’instant vu la mobilisation pour la campagne des régionales et les résultats obtenus il est clair qu’Hélène Geoffroy peut avoir le sourire. D’autant plus que maintenant c’est elle qui tient les rênes et d’autres atouts sont dans sa manche, comme par exemple favoriser ses propres réseaux.    

La question que nous nous posons n’est pas du même ordre que celle que se pose Stéphane Gomez. Ce que nous aimerions comprendre c’est comment le parti communiste Vaudais qui paraissait si omniprésent  a pu tomber si bas ? Nous pouvons toujours nous référer à l’usure du pouvoir pour tenter d’apporter un élément de réponse, mais ce serait insuffisant. Les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets cela pourrait servir à l’équipe en place pour faire preuve d’un peu d’humilité, car pour l’instant celle-ci en manque un peu.

Il est encore trop tôt pour évaluer avec certitude si la politique et les actions menées sous la houlette d’Hélène Geoffroy sont au diapason des promesses électorales. Nous attendrons encore un an c'est-à-dire le mi-mandat pour nous permettre de faire un bilan et imaginer ce que sera la suite. Il est vrai que dans le verbe la volonté est affichée, voire claironnée, mais ce sont les actions de terrain qui comptent et ce sont elles qui servent de juge arbitre bien que parfois se mêle un peu d’ingratitude de la part des habitants. Il est clair que la tâche est ardue, ce n’est pas nous qui dirons le contraire, il est clair que l’héritage laissé par l’exécutif précédent demande beaucoup d’imagination et d’abnégation pour remettre la ville en ordre de marche. Il y a pain sur la planche, mais à bon boulanger rien d’impossible. Si Hélène Geoffroy manage son équipe comme Muriel Lecerf a su le faire pour coller les affiches et distribuer les tracts lors de la dernière campagne des régionales et occupe autant le terrain pour s’occuper des revendications des habitants, nul doute que les résultats seront probants.

En attendant, nous considérons les deux années bientôt écoulées comme la période de rodage nécessaire à l’équipe municipale pour bâtir son plan de mandat et étayer sa stratégie. Stratégie dont la préoccupation ne doit pas être la réélection de 2020, mais la transformation de la ville.

Quand on aime, il faut savoir le dire. Si nous soulignons les bonnes actions, il nous apparait aussi nécessaire de soulever le couvercle de celles qui semblent moins bonnes. Si le caractère positif d’un commentaire est souvent bien perçu, l’œil de la critique est quant à lui toujours aveugle. Pourtant, nous juger cet œil extérieur nécessaire, car on peut avoir le sentiment de faire les choses correctement et être à côté de la plaque. Certains penseront que nous nous enfermons dans la répétition en rabâchant un sujet par exemple celui des conseils de quartiers. C’est une répétition souvent nécessaire, car la première fois la lecture se fait en diagonale. Au bout de la quatrième fois, le sujet commence à retenir l’attention. Ce n’est malheureusement qu’au bout de la neuvième fois que le message est pris en compte.        

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Stéphane Gomez fera peut-être preuve d’un peu plus de discernement et nous espérons qu’il ne s’enfermera dans « la certitude de l’élu », celle qui a conduit Bernard Genin et ses camarades à replier le tapis rouge.

C.A