Le pouvoir de dire non partie 1

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Dimanche 10 avril 2016

Le courant ne passe plus entre Hélène Geoffroy et Stéphane Bertin. Cela semble être une évidence concrétisée lors le conseil municipal du 4 février dernier.  A quel moment et pour quelles raisons le fil s’est-il rompu. Telle est la question à laquelle nous allons modestement tenter de répondre.

Nous avons attendu plusieurs semaines après ce fameux conseil dont la démocratie n’est pas sortie gagnante afin de mener notre enquête et comme promis vous faire part des informations que nous avons pu collecter.

Après la période d’euphorie qui a suivi la victoire de la liste Geoffroy-Bertin, rien ne semblait pourtant indiquer que ce mariage de raison conduirait aussi rapidement à un divorce de fait. Même l’affaire Chekhab n’était pas venue troubler la belle entente. Les petits cadeaux, ne pas réclamer de poste de conseiller communautaire,  d’électeurs supplémentaires pour les sénatoriales, l’achat de l’hôtel du Nord, votes favorables sur les délibérations qui pouvaient prêter à désaccord, puis dézingage commun de la piscine Zittoun auraient dû contribuer à nouer plus fortement l’entente cordiale. Mais non. Difficile de survivre à l’usure du temps lorsque les différences sont trop marquantes dans la conception de la gouvernance et sur le service à rendre aux citoyens.    

Nous n’allons pas nous attacher à définir qui à raison ou a tort dans cette affaire. Dans un divorce malheureusement bien souvent chacun choisit un clan sans considération autre que des liens particuliers et avec ses œillères. Ici ce sont des liens politiques. De plus, dans ce cas de figure l’un est décideur et possède tous les pouvoirs, l’autre pas. L’article 1 est bien connu, le chef à toujours raisons et même s’il a tort, revenir à l’article 1.  Qui irait se mettre à dos le chef notamment quand il y a des indemnités en jeux.  Comme le dit Hélène Geoffroy, « c’est un sujet toujours un peu délicat ». Mais pas aussi négligeable qu’il n’y parait aux yeux de certains.

Hélène Geffroy et Stéphane Bertin l’ont répété à plusieurs reprises. « Nous partageons le même projet de ville pour les Vaudais et c’est pour cette raison que nous avons pu sceller un accord ». En consultant les documents de campagne respectifs, ce n’est pas du copier-coller, mais presque.  Ce n’est donc pas de ce côté qu’il faut chercher des points d’achoppements. Même sur des questions comme la sécurité nous n’avons pas trouvé de divergences majeures. Renforcement de la police municipale, lutte contre les incivilités….Sur le principe, tout ce beau monde est manifestement d’accord sur le fond.  Sur la forme cela semble être plus compliqué.

Le premier point de friction est, semble-t-il, apparu à cause du traitement des problèmes de vie quotidienne.  La particularité de Stéphane Bertin est d’avoir animé pendant plusieurs années une association (Association Vaulx-en-Velin Village) avec la préoccupation des stationnements prohibés, les dépôts sauvages, les constructions illégales, les recours sur les permis de construire, les incivilités et bien sûr l’éclairage public. Ce dernier après avoir été élu adjoint de quartier a pris sa mission à bras le corps. Nous l’avons souvent vu parcourir la ville pour relever les dépôts sauvages. Les services techniques racontent même qu’il a cartographié « sa juridiction » et relevé les emplacements des éclairages publics pour leur signaler chaque jour ceux qui sont défectueux.

Même le Grand Lyon reconnait son implication et s'est réjouit de trouver un interlocuteur volontaire pour faire avancer les choses.  

Au bout de quelques mois ce dernier à commencé à s’impatienter  devant ce qu’il a considéré être   l’immobilisme des agents municipaux et du responsable de la vie quotidienne au sein du cabinet du maire.  D’où le fameux article dans le progrès avec Stéphane Bertin en  tenu de « courlyno » en train de ramasser les détritus dans un massif. L’histoire dit même qu’il a déposé les sacs  au cinquième étage. Ses collègues n’ont pas apprécié ce coup d’éclat qui semble-t-il les dévalorisait. Pourtant cela semble léger comme reproche après les affaires chekhab, Aggoun, celle d’un conseiller qui se retrouve en garde à vue et même l’affaire Médialys.  

Le nouvel exécutif a semble t’il trouvé une municipalité complètement désorganisée. Pendant les premiers mois de son mandat, Hélène Geoffroy de son côté a restructuré les agents municipaux en remplaçant les cadres « hostiles » par du sang neuf et socialiste des villes ayant basculé à droite. Saint-Fons, Rillieux-la-Pape….  Jusqu'à la rédaction en chef du journal municipal qui est actuellement élu d’opposition à mâcon après avoir échoué aux municipales 2014. Elle aurait même dévoyé le chargé de mission recruté pour soutenir les adjoints de quartier pour l’installer avec les membres de son cabinet. La loi autorise par décret du 26 janvier 1984 et de la strate démographique vaudaise trois emplois de collaborateur au cabinet du maire, cela en ferait en réalité un de plus ? Un colistier du premier tour de surcroit.

Pratiquement deux ans plus tard, aux Vaudais de juger si la situation s’est améliorée ou non sur le plan du traitement de la vie quotidienne. la réponse pourrait être contenue dans le discours de politique générale qui a précédé le retrait des délégations d'adjoint. Il semble qu"Hélène Geoffroy va s'atteler à cette tâche à commencer par le fleurissement de la ville. 

C.A