Quand Bertin rime avec facteur de résilience pour l’opposition municipale

Share

 

Mercredi 7 mai 2014

 

A l’heure où il serait nécessaire pour eux de faire un bilan pour comprendre les raisons pour lesquelles les électeurs n’ont pas souhaité les reconduire, certains de nos anciens édiles communistes de l’exécutif n’admettent toujours pas leur défaite et focalisent leur attention sur un homme et deux syllabes qui semblent coupables de toutes les vicissitudes : Stéphane BERTIN. C’est une démarche on ne peut plus curieuse car le choix des électeurs est démocratique et ce n’est pas une personne qui s’est présentée aux suffrages mais une liste citoyenne « Agir pour Vaulx-en-Velin », avec un programme qui a retenu l’adhésion au premier tour de près de 17% de Vaudais. À leurs yeux, liste citoyenne rime avec aiguille de la boussole politique orientée à droite toute. Curieuse analyse post électorale quand on sait que de son côté Bernard Genin a fait alliance sans état d’âme avec l’Union des Vaudais Indépendants, autre liste citoyenne, qui, si on s’en réfère à sa logique est forcément de droite. Cette liste UVI qui, tout au long de la campagne, a dénigré l’action municipale, la construction du planétarium, le coût pharaonique du projet de piscine, les taux exorbitants d’imposition, les véhicules de fonction et tant d’autres choses encore a pourtant trouvé grâce à ses yeux. B Genin a alors porté cette alliance que nous aurions pu croire contre nature et qui a été conclue sans que cela ne constitue un casus belli…. sauf pour certains membres de son ex équipe qui sont partis en courant !

 

Une défaite est toujours amère, pour autant faut-il se dédouaner de ses erreurs en les rejetant sur d’autres. Eriger Stéphane Bertin en victime expiatoire c’est faire peu de cas des vraies raisons qui ont poussé les électeurs à faire le choix qui a été le leur, d’autant plus que sur l’échelle des valeurs politiques classiques ce dernier serait classé à gauche, même très à gauche puisqu’il fut membre des Verts. Et il n’était pas le seul dans ce cas dans la liste. Il faut croire que l’action municipale en termes d’écologie n’a pas trouvé d’écho sur les thèmes qui lui étaient chers. En tant que Président de l’Association du Village, il a également mesuré comme nombre de Vaudais que les orientations prises n’étaient pas les plus porteuses dans le domaine de l’égalité des chances, du vivre ensemble, du commerce, etc… Qui pourrait également se satisfaire des conditions d’exercices de la démocratie locale sur notre ville ? Il faut accepter les visions différentes, les confrontations d’idées et la possibilité que les Vaudais dans leur majorité, même relative, désirent un autre projet de vie. C’est cela le prix de la démocratie et c’est en se pliant à ces exigences que Stéphane Bertin s’est engager démocratiquement dans les élections, comme tous les prétendants l’ont fait. Croire que le plus petit dénominateur commun du rapprochement entre la liste « Agir pour Vaulx-en-Velin » et celle conduite par Hélène Geoffroy a été de battre Bernard Genin c’est faire peu de foi de l’intelligence des Vaudais. Cependant si dans son esprit c’est cette conclusion qui persiste sans doute devrait il en tirer la quintessence puisque ce serait alors un rejet massif des Vaudais pour sa personne. Nous pensons que ce n’est pas le cas, ce serait trop simple si des élections se limitaient à un problème de personnes. Le bilan n’était finalement pas si globalement positif. Il nous semblerait idoine pour le bien de la démocratie que l’exercice de l’opposition se fasse à travers des prises de positions argumentées mais si Bertin est nécessaire pour jouer le facteur de résilience peut-être pourrait-il demander en retour quelques compensations pour avoir joué le rôle de soutien psychologique.

Nous avons noté l’émergence d’un blog rédigé par Philippe Zittoun. Même si ce dernier focalise par moment son attention sur Stéphane Bertin (lui aussi !), le plus intéressant sur le fond réside dans ses commentaires de l’action municipale. C’est cette démarche que nous conseillons à ses collègues communistes. L’écriture est une excellente thérapie.