Mais que fait donc l’opposition à Vaulx-en-Velin depuis le 30 mars 2014. partie 1 ?

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Dimanche 26 octobre 2014

Le 30 mars dernier ce fut une douche froide. Le trou noir. Baissé de rideau au 5ème étage. L’impossible venait de se concrétiser. Après 85 années de gestion, le Parti communiste perdait la ville de Vaulx-en-Velin. Un des plus vieux bastions communistes de France disparaissait emmenant avec lui l’espoir du Grand Soir. Aux manifestations de joie gères dissimulées et à la limite de la correction de 2008, succédaient les larmes de 2014. Jamais encore l’amertume de la défaite n’avait envahi leurs esprits. La défaite emmenait aussi avec elle ses derniers grands serviteurs dont certains ont alors quittés la ville comme Mme Arthaud ou M Charrier réfugiés, l’un à 400 km l’autre à 500 km, de la ville où ils ont sévi des années durant.

Que reste-t-il de l’ancienne équipe conduite par Bernard Genin ? Où est passée « Vaulx, La Vie, L’audace » ? Comme toute équipe sortante battue, elle a eu un peu de mal à sortir la tête de l’eau. Elle était tant persuadée de gagner. Elle avait les relais, elle avait des moyens financiers, Elle avait une organisation et le pouvoir ; alors se faire battre par des « pieds nickelés » d’habitants comme « Agir Pour Vaulx-en-Velin », cela doit vraiment être dur à avaler. Il reste qu’il a bien fallu faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le bon cœur n’est cependant que d’apparence, car la rancœur, elle, est là, toujours bien vivante. Malgré cela, il faut bien y aller. C’est un devoir, car des électeurs leur ont quand même fait confiance et il faut montrer que le cœur vaillant est toujours présent.

Alors les élus de la liste conduite par Bernard Genin ont bels et bien siégé au conseil municipal. Un temps. Le temps de la discorde. Le temps de se couper en deux moitiés, mais pas de manière mitotique : une petite moitié et une grande.

La moitié de l’ancien « Adjoint à la faillite masquée », M Yahiaoui, et sa collègue, l’ex-« Adjointe aux places de crèches virtuelles », Mme Hannachi, avait rapidement fait connaître son envie de faire cavalier seul. D’ailleurs personne n’a jamais vraiment compris pourquoi Saïd Yahiaoui avait fait liste commune avec Bernard Genin pour les municipales. Il avait fait une tentative pour marquer son indépendance, il y a maintenant un an, sous la fameuse bannière « des amis de Saïd ». Mais la logique des partis l’a rattrapé et il a, semble-t-il, dû en convenir avec le PC et son drapeau rouge. Mais suite à la défaite, le besoin d’indépendance a repris le dessus. Avec courage d’ailleurs, car cette indépendance leur coûte beaucoup. Elle leur coûte la dynamique de groupe, la parole dans le journal municipal, la mise à disposition de locaux. Mais comme ils peuvent encore s’exprimer au conseil municipal et voir leur propos repris par la presse locale, finalement une cure de virginité politique ne peut que l faire du bien. Une bonne traversée du désert est souvent à la source d’une renaissance. Hélène Geoffroy peut servir de modèle.

A condition toutefois de ne pas disparaitre corps et âme des radars médiatico-politique. Et, malheureusement, sans s’en rendre compte, un peu bravache, c’est ce qu’ils ont pourtant fait dans un geste qui se voulait courageux face à la fameuse affaire Chekhab : ils ont décidé de ne plus apparaitre en conseil municipal au moment même où celui-ci commençait à être diffusé sur le web. « La bonne grosse boulette » comme disait Murielle Robin. Mais maintenant que faire ? Rien. Juste attendre et ne rien faire tant que l’affaire soit jugée avec le risque du non-lieu qui en plus obligerait à revenir siéger la tête basse. L’enfer! Même pas la possibilité de critiquer ou d’apporter la moindre contre-proposition….

D’un autre côté pas ce n’est peut être pas si mal pour l’ex-« Adjoint à la faillite masquée » de ne pas avoir à s’expliquer à longueur de mois sur son ancienne façon de gérer. C’est confortable de ne rendre aucun compte. C’est facile de se positionner comme une victime d’Ahmed Chekhab. Qu’il aurait été difficile d’expliquer les tours de passe de bouclage du budget, les emprunts de fin d’année, les attributions de logements de complaisance et de véhicules aux copains, les milliers de km faits pendant les vacances aux frais des contribuables…. Alors là « quel bol » ! Quelle chance ! Merci M Chekab. Plus la peine d’avoir à s’excuser de ne pas être présent comme lors de 4 premiers conseils municipaux où, de peur de se faire accuser de gabegie, notre ancien 1° adjoint aurait préféré ne pas venir ? Une opportunité de rêve ? Se draper dans sa pudeur (sans doute réelle) et ne rendre aucun compte. Il en avait rêvé ; l’enregistrement de M Diri l’a fait.

A suivre…..