Mais où est donc l’opposition à Vaulx-en-Velin depuis le 30 mars 2014 partie 2 ?

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Mercredi 29 octobre 2014

La seconde douche froide de l’élection municipale du 30 mars dernier fut pour l’UMP au soir du premier tour. Alors qu’il nourrissait depuis des années l’espoir de « pousser à la retraite » le patriarche Laurent Clamaron, Philippe Moine n’atteignait même pas les 17% et ne finissait que 3° du scrutin. Une presque humiliation car il ne réussissait pas à atteindre le score de « l’ancien » de 2008. Mais l’humiliation fut encore plus forte quand il s’aperçut vers 20h que les citoyens d’ « Agir Pour Vaulx-en-Velin » n’étaient distancés que de 10 voix, autant dire : rien.

Début avril ce sont donc 4 élus de « Vaulx c’est Vous » qui ont pris place autour de la table du conseil municipal pour représenter l’UMP, la droite Vaudaise pour faire simple. Mais dès le début tout le monde sentît que, comme dans le clan du PC, les choses n’allaient pas durer. Tout d’abord ce fut la candidature (sans grand espoir), au poste de Maire, de Sacha Forca. Pourquoi l’homme, P Moine, qui se bat pour un tel poste depuis des années n’y va pas une fois le jour arrivé ? Bizarre. Stratégie ? Dissensions internes ? Peur de passer pour un c…. ? Ensuite ce fut la désignation du chef de groupe. Le gagnant fut …. Une gagnante : Mme Perret-Feibel. Pour les non-aficionados de la politique vaudaise, il convient de rappeler la carrière politique de Mme Perret-Feibel. Clamaroniste historique, elle a déjà été élue en 2008 sous le nom de Christiane Semblat. Mais sa carrière municipale ne fut pas très longue ; elle démissionnât après 3 mois cédant la place à Philippe moine. C’est donc une revenante, tête de pont de Laurent Clamaron, probablement un peu plus motivée qu’il y a 6 ans qui a pris la tête du groupe « Vaulx c’est Vous ». Résumons donc :

  • deux tendances à droite : les moinistes et les clamaronistes
  • un résultat aux élections pire que celui d’il y a 6 ans,
  • une chef de groupe qui appartient à la tendance de celui qui dit s’être retiré.

Voilà donc tout ce qu’il faut pour que la droite vaudaise retombe dans ses travers historiques : la scission entretenue à l’extrême par le PC. Mais un peu contraint par l’organisation du conseil municipal qui fixe à quatre le nombre d’élus pour former un groupe, ce schisme n’aura officiellement pas lieu: cela leur couperait la visibilité de Vaulx Le Journal, cela leur enlèverait leur local et leurs moyens, … Impossible donc d’officialiser l’inofficialisable : le groupe de la droite Vaudaise n’est pas uni mais coupé en 4 parties que personne ne cherche à réunir surtout pas le patriarche.

Quelles sont les raisons de cette désunion ? Elles sont multiples. La tradition tout d’abord qui a toujours voulu que la droite ne soit jamais unie à Vaulx avec l’aide efficace du PC comme nous l’avons rappelé. C’est aussi l’opposition qui pousse à ne pas s’entendre car on cherche toujours à trouver le responsable. Ensuite la personnalité des acteurs fait qu’ils ne sont pas conciliables pour une même mission derrière le meilleur d’ « entre nous ». Et il y a les mensonges, les non-dits, les entourloupes de campagnes. Et maintenant ? Comme toujours à Vaulx, tout est à reconstruire dans une ville où la sociologie électorale met le curseur très à gauche. Cela risque d’être très long d’autant plus que l’UMP a décidé comme le PC ne plus apparaitre au conseil municipal. Une posture qui coupe toute visibilité. Mais comme pour le PC qui évite d’afficher ses dissensions et également de montrer que l’on n’a rien à proposer. Une aubaine, ou presque ?

A suivre…..

V. L