Que se passet'il au sein de l'opposition de gauche ?

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 Samedi 6 juin 2015

En milieux de semaine, nous apprenions par un communiqué de presse (cliquer ici) la démission de Sophie Charrier du conseil municipal. La numéro deux de la liste de Bernard jette l’éponge. Elle rejoint Marie France vieux Marcaud notre égérie communiste qui a eu la même démarche quelque mois plus tôt.

Son courrier s’est conclu pour couper court à toute supposée interprétation sur cette démission par son expertise sur les bruits de basse-cour qui immanquablement viendront alimenter les potins Vaudais. Comme si les éventuelles questions que nous sommes en mesure de nous poser devraient rester sous silence.

Que Sophie charrier ait des états d’âme concernant la conduite de la politique Vaudaise est en soi tout à fait compréhensible et respectable. Mais quand on a des convictions politiques, cette décision nous semble en décalage avec certains principes. Le premier d’entre eux s’attache au respect des engagements. En se présentant lors des municipales et en étant élus c’est déontologiquement limite de démissionner alors que le rôle d’opposition est fondamental dans une démocratie. Notamment lorsqu’on possède une expérience des rouages municipaux. Nous espérons que son long questionnement n’a pas débuté le soir des élections municipales lorsque la liste conduite par Bernard Genin est arrivée en seconde position laissant la gestion de la municipalité Vaudaise à la coalition Bertin-Geoffroy. Les seuls combats qu’on est sûr de perdre d’avance sont ceux qu’on n’engage pas.

L’indignation que nous partageons concernant la remise en cause du génocide Arménien est certes tout à fait légitime. Mais en faisant le choix de fusionner avec la liste de monsieur Gasmi, en lui déroulant le tapis rouge cela n’a pas mis en émoi les convictions et la conviction politique de Sophie Charrier. La victoire vaut bien quelques coups de canif dans certaines circonstances. Il est des évidences qui s’accordent mal sur le moyen terme. Avant de donner des leçons d’indignation, il convient de faire son mea-culpa. C'est une expérience pour  la suite de son combat politique. 

C’est vrai qu’il est malhonnête de ne pas reconnaitre que la ville a changé sous le règne de Maurice Charrier. Mais est-il invraisemblable de penser que des erreurs ont été faites et que le résultat n’est pas à la hauteur des espérances que laissait planer Maurice Charrier dans ses discours. Est-il invraisemblable de penser que les sommes considérables investies dans la ville auraient pu lui donner une autre dimension. Le centre-ville est-il une réussite, le carré de soie est-il une réussite, la situation du mas est-elle une réussite. Une ville qui a cru de manière anarchique, sans âme, oubliée en termes de transports en commun structurant tel qu’un tramway est-elle une réussite. Par contre, il est en effet parfois incompréhensible d’entendre certains propos de la bouche d’élus de la majorité qui ont soutenu ces projets. Des moments de grandes exaltations nous en avons vécu lors de la campagne des municipales. Les rancœurs ont toujours été profondes entre socialistes et l’extrême gauche qui se détestent. Encore plus aujourd’hui quand on voit les orientations du gouvernent que soutient Hélène Geoffroy. Il y a eu un état de fait accepté lorsque les circonstances l’imposaient, mais aujourd’hui c’est comme un divorce qui se passe mal. Des années de névroses qui sont mises en exergues. Il faudrait que cela cesse, car effectivement les combats de coqs lassent les Vaudais.

Que dire de plus. Qu’il serait incompréhensible après avoir démissionné du conseil municipal de se présenter à nouveau sur la ville et proposer un projet. Il n'y aucune raillerie de notre part ni glapissement. Chacun est libre de ses choix. 

C.A