ELUE DU LUNDI : Dora, la benjamine des adjoint(e)s.

Lundi 26 août 2013.

Lors des dernières élections municipales de 2008 à Vaulx-en-Velin, une jeune Vaudaise a été élue au conseil municipal. A la faveur de quelques départs et quelques changements dans l’équipe, Mlle Hannachi a vite pris du grade pour se retrouver 7° adjointe à l’enfance, l’hygiène et la santé. Ce poste très important à Vaulx-en-Velin où 25% de la population a moins de 15 ans, a donc été confié à la benjamine des adjoints. Un peu de fraîcheur au milieu des caciques communistes historiques ne fait pas de mal !

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Les convictions sont des ennemies de la vérité plus dangereuses que les mensonges (Friedrich Nietzsche)

Le 20 juillet 2013.

Tout au long de sa vie, un individu est confronté à des opinions qui ne sont pas les siennes. Il a le droit de les accepter ou de les refuser selon sa propre volonté. Les points de vue les plus ancrés en lui, ceux qui ne bougeront pas, les croyances les plus chères à cette personne sont ses convictions. Elles peuvent être parfaitement véridiques mais elles peuvent être parfaitement mystifiées. Quant aux mensonges, eux, ils ne sont là que pour couvrir des vérités parfois très laides. La conviction est donc parfois tellement ancrée dans la vie de chaque individu qu’elle en devient une vérité. Quand Hélène Geoffroy, dans un article paru dans le Progrès le 16 juillet dernier, fait un bilan de sa première année de mandat en tant que députée, est-elle enfermée dans ses convictions ou nous fait-elle l’éloge du mensonge ?

Sur ce site nous nous refusons à parler de sujets nationaux, trop éloigné de notre ville et qui servent souvent à masquer la misère de la vision locale. Donc pour ce qui concerne Vaulx-en-Velin, nous sommes dubitatifs sur la manière de Mme Geoffroy de penser la politique et surtout sur sa propension à répondre aux problèmes des Vaudais. Comment est-il possible d’être aussi critique sur l’action de l’exécutif municipal tout en votant les délibérations, donc entériner les choix et surtout ouvrir sans complexe l’éventualité d’une gouvernance avec les partis de gauche sur un projet commun qui n’aura rien de commun. Sommes-nous dans la conviction ou le mensonge ? Peut-on avoir pour seul programme de faire barrage à la droite et agiter le drapeau noir du FN. On ne peut pas dénoncer le clientélisme alimenté par l’exécutif, rire de la manière dont est abordé la démocratie locale, s’interroger sur la gestion de certaines associations comme par exemple « Le Monde Réel », s’étonner de ne pas avoir tous les éléments d’appréciation mis à disposition, critiquer la situation financière de la ville et les choix politiques pour finalement s’acoquiner avec les mêmes qu’on critique aujourd’hui, et poursuivre la même démarche.

Est-ce de la conviction, du mensonge ou un art prononcé de la politique qui finalement ne tient pas compte des besoins des Vaudais mais de pions que l’on place sur un échiquier ? Nous avons besoin d’écoles rénovées, d’une pérennité économique pour nos associations et les entreprises qui nous font vivre, que l’on lève les inégalités territoriales, que l’on se tourne vers les habitants et que l’on respecte leurs choix, qu’on améliore notre cadre de vie. L’avenir n’est pas vers la concentration de la pauvreté mais vers une véritable mixité sociale. Ce n’est pas de discours dont nous avons besoin, mais d’un projet qui nous fasse rêver et croire qu’il est possible de cultiver le vivre ensemble tout en transformant la ville en lui donnant une dimension humaine.

Mme l'Adjointe à l'éducation et à la vie de l'enfant vit dans un monde virtuel.

Médiavaulx le 10 juillet 2013

Dans le dernier numéro de la Pravda, Mme Vieux-Marcaud, élue en charge des questions scolaires, répond à une question qu’elle se pose à elle-même : « que fait le maire ? ». Sa réponse consiste en un catalogue d’actions municipales diverses qu’il nous parait utile de disséquer ici pour y voir plus clair. Notre élue semble un peu prendre ses désirs pour des réalités et son écrit est truffé d’erreurs qui au « véritomètre » lui donnent un 7,5/20 ! Pour une élue en charge de l’éducation et des écoles…

 

Tribune de Mme Vieux-Marcaud

Vrai ou Faux

Explication

Les nouveaux arrivants félicitent les élus en arrivant

Vrai

Invérifiable mais il semble difficile de croire que de nouveaux arrivants puissent tenir un tel discours surtout quand on lit le texte ci-dessous… Au bénéfice du doute

Augmentation des places de crêches

Vrai

 

Augmentation des places en accueil de loisir

Vrai

 

Augmentation du nombre de classes

Vrai

Mais les conditions d’accueil sont souvent déplorables (classes en bungalows, délocalisées, dans des locaux inadaptés) par l’absence de vision long terme de la municipalité et à cause de son budget plus que serré.

Ouverture prochaine du nouveau planétarium

Vrai et faux

Il s’agit du Pole d’Astronomie ; Mme Vieux Marcaud devrait savoir que le planétarium n’a pas été touché. Cette ouverture va creuser encore les déficits et l’échec du maire à trouver des financeurs pour le budget de fonctionnement est une couleuvre de plus à avaler par les vaudais

Ouverture prochaine du Centre Aquatique

Faux

Mme Vieux Marcaud mélange présent et futur. Elle annonce « depuis 4 ans … ouverture prochaine du centre aquatique » ; cette nouvelle piscine à 18,3 millions d’€ n’ouvrira au mieux qu’en 2015 si la ville trouve l’argent ! Le dossier de permis n’existe même pas !

La part de logements est négociée à la hausse

Faux

En 2008 l’ancien maire faisait état de la volonté municipale de ramener à 45% le niveau de logement social dans notre ville confirmé le 26 juin 2013 par l’adjoint aux finances qui a évoqué le taux de 50% afin de rééquilibrer la ville. Mme Vieux-Marcaud devrait se coordonner avec ses collègues avant d’écrire.

Ouverture Espace Cachin et Carmagnole

Vrai

Mais les habitants de Cachin se plaignent et ont engagé une action au Tribunal contre la fermeture de l’Espace Cachin. Tout ne semble donc pas si beau.

Maison du Mas à venir

Vrai

Ce projet est prévu depuis 2005 ; il sera réalisé au mieux en 2016. 11 ans de retard…

Implantation de commerces

Faux

Partout l’offre en commerce régresse, les précaires succèdent aux précaires, le fameux poissonnier du Mas a tenu 3 mois, et même au Carré de Soie des boutiques ferment.

La concertation des habitants

Faux

La ville confond concertation et information et après avoir promis 7 conseils de quartiers elle n’en a créé qu’un seul en 6 ans (avec un adjoint à plein temps sur le sujet !)

Création de la ZAC Mas

Faux

La concertation vient de débuter : rien n’est fait

Création de la ZAC Tase

Faux

Cela a été fait sous le mandat précédent

Aménagement en cours de la Rize

Faux

Il n’a pas commencé

Travail avec les maraîchers

Vrai et Faux

Il n’a pas permis de faire venir un seul nouveau maraîcher en 4 ans ni de créer le moindre lieu de travail pour les agriculteurs alors qu’il en était le but essentiel.

Travail sur le Canal de Jonage

Vrai et Faux

Les décisions ne sont pas à la ville mais à EDF.

La Ville a obtenu le classement de l’usine Tase

Faux

Elle n’a soutenu le classement que lorsque les associations dont Vaulx Carré de Soie et Le Cercle de la Soie Rayonne ont attaqué la ville et les promoteurs, les deux voulant supprimer cette usine.

La Ville a obtenu le classement du château du Village

Faux

Le dossier est en cours. Rien n’est assuré avant au moins 2 ans de procédures et c’est l’Association Vaulx-en-Velin Village (AVVV) qui a monté tout le dossier et la mairie ne fait que soutenir le projet à la fin.

A venir : nouveau parc du Château, lieux de verdure, espaces arborés, coulées vertes et passerelle mode doux

Vrai et faux

Ce sont des promesses. Pour certaines elles ont au moins 10 ans. Cela masque difficilement l’absence de politique environnementale à Vaulx-en-Velin durant les 10 dernières années.

La densification de l’habitat sera raisonnée

Faux

Chacun appréciera le terme raisonné quand M le Maire annonce 850 nouveaux logements au Centre-Ville et plusieurs centaines de plus au Mas !

Obtention du C3 en site propre

Faux

Rien de fait en 4 ans et une promesse est faite pour 2017-2018 !

Obtention de la transformation du C3 en tramway

Faux

Pas de promesse du Sytral a ce sujet. Pas d’étude non plus.

Obtention du prolongement du T1

Faux

Pas de promesse du Sytral a ce sujet. Pas d’étude non plus.

Avancées acquises de « Haute Lutte »

Faux

Le 26 juin dernier M. Touleron (représentant Vaudais au Sytral) a présenté la situation des transports où « rien n’avance comme prévu et ou rien ne sera fait avant des années si les engagements sont respectés ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ». M le Maire devrait montrer les signatures acquises de hautes luttes.

Soutien aux Associations

Vrai

Le soutien financier est réel mais le contrôle et l’aide technique sont inexistants.

Rencontres avec les habitants

Vrai et Faux

Les structures existent et les rencontres sont réelles mais le maire y est de plus souvent absent. Elles ne servent qu’à présenter des projets bouclés et les problèmes des habitants n’y sont jamais traités.

Bilan :

  • 12 Vrai
  • 19 Faux.
  • Et de nombreux sujets ne sont pas abordés (tel les finances au moment pourtant du rendu du rapport de la cour des comptes).

Pour une chronique écrite par l’adjointe aux écoles, le nombre d’erreur est important et les « impasses » réelles. Le programme de CE1 en conjugaison n’est pas acquis (confusion entre le futur et le présent). 7,5/20 après 6 ans passés aux affaires n’est pas un bon résultat pour notre élue groupie. Elle devrait profiter des vacances pour réviser et se rendre compte de ce qui se passe (ou ne se passe pas) dans sa ville. A 9 mois des élections elle semble vouloir repeindre en rose un paysage pour le moins gris. Il va lui falloir énormément de peinture !

ELUE DU LUNDI : La Pravda, 13° adjointe?

MédiaVaulx le 8 juillet 2013

Y-a-t-il un 13° adjoint hors organigramme au sein de l’exécutif municipal ? On est tenté de le croire car Monsieur « Vaulx-en-Velin Le Journal » n’est-il pas finalement l’adjoint à la communication (certain diront à la propagande) ? Mme Geoffroy en avait fait la remarque lors du conseil municipal du 12 juin lorsque le maire avait fait l’apologie aux élus du nouvel outil de communication de la ville. Ce dernier avec répondu de manière ironique qu’il n’était pas plus présent dans le journal que ne le sont les autres maires. Qu’est-ce donc alors que cet objet imprimé qui arrive dans les boites aux lettres régulièrement tous les 15 jours ?

« Vaulx-en-Velin Le Journal » n’est pas un journal. Littéralement un journal est un document qui recense par ordre chronologique ou thématique un certain nombre d'événements pour une journée, d'où il tire son nom ; il regroupe donc des articles sur l’actualité du jour. « Vaulx-en-Velin Le Journal » est donc au mieux un bimensuel mais pas un journal.

D’autre part « Vaulx-en-Velin Le Journal » fait référence au journalisme et à tout ce qu’il véhicule en particulier sur la déontologie de la presse et l’information de presse : l’intérêt général, l’actualité, la libre conscience des journalistes, la recherche de la vérité et du bien commun, la garantie d’indépendance par rapport à tout pouvoir qu’il soit politique, idéologique ou économique. Le seul fait de lire en dernière page

que le directeur de la publication est « Le Maire de Vaulx-en-Velin » membre du parti communiste, met du plomb dans l’aile à l’indépendance de la publication en question. Il ne peut donc pas se référer au journalisme. Au mieux au bimensuel publicitaire (le dépliant publicitaire à 2 euros le numéro ça fait un peu cher sachant qu’il n’y pas le moindre bon de réduction !).

Le journal municipal a évolué en 50 ans :

- Dans les années 60 c’était le « Bulletin municipal d’information de Vaulx-en-Velin » dont le gérant était le Maire,

- Dans les années 70 c’était « L’information municipale vaudaise » dans lequel le maire avait son édito ou son interview,

- Dans les années 80 c’était « Vaulx-en-Velin Ma Ville Bulletin d’information" avec là aussi l’édito du maire,

- Poursuivi dans les années 90 par « Vaulx Mag » une simple modernisation du même bulletin d’information dirigé par le maire.

La lecture du journal municipal n° 76 du 3 juillet 2013 est pourtant un modèle du genre. Dès la première page une photo et une certitude, la chaufferie Biomasse fera baisser la facture de chauffage de 18%. C’est écrit en gros et en rouge. Alors que lors du conseil municipal du 26 juin dernier le maire étant plus nuancé face aux élus, si on obtient 15% ce sera bien, plus c’est du bonus. Dans le journal municipal c’est une certitude, la prise de note n’est pas dans la nuance. Et si on n’obtenait pas une baisse de 18 %, qui fera L’autocritique municipale, Mme la rédactrice en chef ? Nous attendons toujours celle de M Charrier qui n’a pas su persuader Gérard Collomb de financer le fonctionnement de « son » PACS…

Concernant le rapport de la cour des comptes, de manière identique, le débat est orienté et le mot responsabilité apparait en rouge en gros et en titre, comme si l’affichage plutôt que les faits était de mise ; de manière subliminale on veut donner aux Vaudais une vision orientée alors que dans les faits c’est plutôt le terme irresponsabilité qui ressort du rapport (lire à ce sujet l'article de Lyon Capitale). Et bizarrerie des écrits, alors que M le Maire a très peu parlé lors du conseil municipal sur ce sujet, le rendu du journal est inversé ; on a l’impression que le 1° adjoint s’est tu lors du débat alors qu’il a été « à la bagarre » pour défendre le bilan de la ville contre le réquisitoire de la cour des comptes et les remarques de l’opposition. Querelle de palais ? Bien possible…

Le ton est donné, on sent que la campagne municipale est lancée « pour » M. le Maire. Il est omniprésent dans le journal avec pas moins de 5 photos et surtout il laisse peu d’espace à ses adjoints notamment ceux qui pourraient lui faire concurrence et viser la plus haute responsabilité. Et pourtant il serait utile de lire les commentaires de ces derniers ; sur la convention USEP, par exemple, qu’a refusé de signer son adjoint aux sports, Philippe Zittoun ; ou bien sur la gouvernance de la ville par le maire et son cabinet que ne semble pas partager Mme Charrier et M Yahiaoui.

On ne se refait pas. Les hommes passent et les fonctionnements restent. Verrons-nous la rédactrice en chef du journal municipal sortir de son simple rang de membre du comité de soutien et devenir mandataire financier comme M. Amador qui sous M Charrier était à la fois directeur de « Vaulx Mag » et son financier de campagne….On se posait alors déjà la question de la déontologie journalistique et du mélange des genres. Rien ne change on vous dit !

Dans tous les cas, ne personne ne se méprenne ! Vaulx-en-Velin Le Journal est un bulletin publicitaire pour la municipalité en place, en aucun cas un journal ni un organe d’information, et les vaudais payent bel et bien ses réputées éditions bimensuelles gratuites !

NDLR: Dans notre article du 28 mai 2013, nous écrivions au sujet de « Vaulx-en-Velin Le Journal » avant le conseil municipal du 29 mai 2013 : « Le budget 2012 est en très forte augmentation du fait de l’intégration du coût des agents municipaux (le budget passe de 581.000 euros à 791.000 euros) donc la subvention de la Ville suit cette augmentation puisqu’elle passe de 541.000 euros à 742.000 euros ; cela représente 13 personnes. Dans l’organisation des services municipaux il y a en parallèle un service communication au sein de la municipalité. Les missions sont les mêmes selon le site web de la Ville. Quelles sont les différences entre les uns et les autres s’il y en a? Pourquoi ne pas tout fusionner par souci de simplification et de clarté? ».

L'ELUE DU LUNDI : Yasmina Hamyani, l'absente.

Médiavaulx le lundi 1° juillet 2013.

Depuis la fin de la semaine dernière le choix était fait : lundi, l’élue dont nous allions faire le portrait serait Yasmina Hamyani. Histoire de faire sortir de l’anonymat des élus peu connus. « Il faut parler des gens dont on ne parle jamais ! » Certes. Mais le modeste rédacteur de cette chronique dominicale est resté un peu sec. A part le site de la Mairie de Vaulx où l’on apprend que cette demoiselle de 28 ans est conseillère municipale en charge de l’égalité des chances (si si ! je vous le dit !), pas grand-chose. Après quelques coups de fils, nous avons appris qu’elle est une ancienne de l’école Vilar et qu’elle a fondé Culture-Elles. Mais pas grand-chose de plus. Un élu nous a même dit : « mais non ce n’est pas une élue ». Il est vrai qu’elle ne brille pas par son taux de présence au Conseil Municipal. Une personnalité politique locale indique sur son blog que cette demoiselle n’a pas mis les pieds au Conseil Municipal depuis fin 2010  - cliquer ici (il parait que ses statistiques sont fiables). Par contre les 1574 euros brut qu’elle touche par an, personne ne les a vu non plus. Le prix d’une place sur une liste…

Restons sérieux car avec cela, il ne faut pas s’étonner si la population déserte les urnes ou vote pour le Front National. Si les Vaudais se demandent à quoi servent les élus, la réponse facile serait de dire « à toucher des indemnités payées par nos impôts, tout en ne faisant rien que soutenir une fois tous les six ans une équipe en quête de suffrage, équipe qui ensuite leur rendra la pareille en leur versant une indemnité « fictive » pour leur faux-frais». Cette illustre inconnue oublie, comme beaucoup, que la démocratie est à double sens : un pouvoir et de l’argent en échange de responsabilités et d'actions.

Les vaudais ne doivent pas être dupes et ne pas considérer que tous les élus sont pourris ; de nombreux font bien leur travail ; certains ont déjà démissionné ; mais il en reste qui ne font rien et profitent du système. Qu’ils tirent eux-mêmes la conclusion de leurs actes : « qu’ils partent ».

L'ELU DU LUNDI : S Yahiaoui, le prof.

MédiaVaulx, le 24 juin 2013.

Saïd Yahiaoui, Maître de Conférence en Economie Sociale et Solidaire, initiateur du Groupement des Créateurs pour favoriser l'entreprenariat des jeunes dans la cité, promoteur du Forum de l'Economie Sociale et Solidaire qui se déroule chaque année depuis 10 ans à Vaulx-en-Velin, est le 1er adjoint de notre ville en charge des finances. Dans la précédente mandature il a occupé la fonction de Secrétaire général. C'est donc une personne qui connait l'art et les rouages de la politique Vaudaise. Avec Nathalie Arthaud qui est professeure d'économie et de gestion nous avons donc deux spécialises de la finance dans l'exécutif. Fort de ses capacités intellectuelles qu'il juge hors norme, il semble que le poste de 1er magistrat de notre ville est pour lui une ambition, mais il a oublié de participer à la vie de la Ville.

Mais n'anticipons pas les choses. Lors du conseil municipal du 26 juin prochain, le maire fera lecture de l'avis définitif de la cours des comptes sur la situation financière de la ville (voir notre article de vendredi 21 juin au sujet du rapport sur la gestion de la mandature précédente). Quelle en sera la conclusion ? Continuerons nous à flirter allègrement avec la ligne rouge ou bien sommes-nous revenus aux fondamentaux d'une gestion en bon père de famille ? Nous aurons bientôt la réponse concrète.

Cependant, comme nous l'avons souligné dans nos articles sur la finance, contrairement aux arguments de M. Saïd Yahiaoui qui se targue que la ville de Vaulx-en-Velin dispose de finances capables de répondre aux besoins de la population et mener les travaux d’investissements nécessaires à son développement, notre situation n'est guère réjouissante et tous les indicateurs prouvent que sans l'apport massif de subventions de la part de l’Etat, de la Région et d’autres (une part très importante de notre budget) nous ne pourrions pas assumer nos charges fixes de fonctionnement, sans parler de nos investissements. Les travaux prévus au budget sont souvent repoussés, voir oubliés et nos écoles peinent à subir les rénovations qui sont pourtant nécessaires. Dans le cas d’une situation saine, nous commencerions à rembourser nos dettes avant d’engager de nouveaux emprunts comme le font les villes bien gérées.

Comment M. Yahiaoui peut prétendre assumer les charges de fonctionnement engendrées par les nouveaux équipements comme la future nouvelle piscine ou l'extension du planétarium alors que la commune a des difficultés à boucler ses fins de mois. Nous attendons les réponses qui seront apportées lors du conseil municipal du 26 juin. L’économie Sociale et Solidaire a-t-elle des vertus qui dépassent notre entendement et est-elle capable de multiplier les pains et les poissons ?

Peut-être que sous le ton professoral et péremptoire qui le caractérise lors des conseils municipaux, Monsieur Yahiaoui ne maitrise pas la différence entre la théorie et la réalité quotidienne, l'enseignement et le monde réel.

Ci-joint l'évolution de la dette entre la ville de Vaulx-en-Velin et celle de Bron qui possède pratiquement le même nombre d'habitants, possède un taux d'équipement que nous pourrions lui envier, est aussi une ville de gauche qui possède également des projets de réhabilitation urbaine d'envergure avec Bron Terraillon et Caravelle, mais qui a su mettre le cap vers une mixité urbaine et sociale (45% de logements sociaux).

Par rapport aux 39 667 habitants de Bron, en 2011 le poids de cette dette représente 403 € par habitant en 2011.

Par rapport aux 40 875 habitants de Vaulx-en-Velin, en 2011 le poids de cette dette représente 1394 € par habitant en 2011

Enrichir les banques, telle serait donc la politique de notre adjoint aux finances ? Une drôle de conception de l’ESS !

L'ELUE DU LUNDI : Hélène Geoffroy, l'opposante qui vote POUR.

MédiaVaulx le 17 juin 2013

Arrivée à Vaulx-en-Velin en 1997 pour y prendre un poste à l’ENTPE, Hélène Geoffroy a connu une trajectoire politique exponentielle depuis son entrée au Parti Socialiste Vaudais. Cette ascension lui a donné l’occasion dès 2004 d’être élue Conseillère Générale du canton. Il est vrai qu’à l’époque une erreur de stratégie avait cloué le PC à 14% dès le premier tour.

Son ascension  politique a, malheureusement pour elle, connu un bug puisqu’elle a « lamentablement » loupé sa seconde marche en 2008 lors des élections municipales face au baron local, Maurice Charrier, dont elle devait avoir sous-estimé les réseaux, la connaissance du terrain et la gestion paternaliste (comme elle la qualifiait à l’époque pour ne pas dire clientéliste). Certes elle le connaissait bien, l’ex-maire, puisque sous la précédente mandature, elle était son adjointe à l’emploi, l’insertion, la formation professionnelle et la condition féminine. Mais elle croyait trop en sa bonne étoile. Pas vraiment du fait de ses résultats dans ce poste pourtant Ô combien stratégique dans une ville comme Vaulx-en-Velin mais surtout parce qu’elle était galvanisée par les ralliements de quelques gros apporteurs de voix (pas si gros finalement !). Elle s’est donc lancée dans la course des municipales comme tête de liste, marchant sur les eaux comme elle avait appris, mais sa progression s'est vue stoppée nette. Le PC avec 50,6% des voix passait dès le premier tour la reléguant avec seulement 5 élus sur un strapontin que le « nouveau maire » ne voulait pas transformer en siège. Cela semblait d’ailleurs être le début du purgatoire puisqu’après cet échec, une guerre interne au PS Vaudais qui couvait déjà entre elle et Philippe Zittoun, est apparue au grand jour. Le bilan fut lourd de conséquences : la division de la petite équipe en deux, la perte de toute chance d’avoir le moindre poste d’adjoint dans les 5 années suivantes, la coupure du PS local en deux, le tout mis en mots et photos par la presse locale.

Opposante au maire, elle vient donc de passer 5 années à la tête d’une micro équipe avec un double credo :

- être de gauche et soutenir Monsieur le Maire, donc voter favorablement à tous les projets qu’il présente (moins de 1% de votes NON en 5 ans).

- être critique donc dire que l’on n’est pas d’accord, mais voter quand même OUI, puisqu’on est de gauche et que l’on est d’accord.

(NDLR : nous savons que c’est incompréhensible mais c’est de la vraie politique politicienne comme on l’enseigne dans les écoles : un art consommé du double langage qui permettra toujours de dire à certains « qu’on l’avait bien dit que ça n’irait pas » et à d’autres « qu’on était bien d’accord puisqu’on a voté contre». DU GRAND ART on vous dit). Du grand art et une situation qui fait le bonheur du Maire en place car il a en finalité une opposition plus en accord avec lui que certains groupes de sa propre majorité qui n’hésitent pas à voter contre certains de ses projets (NDLR : toujours pas facile à comprendre !).

Heureusement 2012 est arrivée et à l’âge de 42 ans, Hélène Geoffroy a été deux fois élue : une première fois par son mentor Brondillant qui lui a légué son siège de député, puis une seconde fois par les électeurs de la 7° circonscription du Rhône qui ont validé le choix du Président Queyranne. Cette élection lui a redonné du baume au cœur. Elle s’est remise à marcher sur les eaux. D'autant qu’entre-temps elle abandonnait son mandat de conseillère générale (gare au cumul !) et tous les soucis qui vont avec car entre le BUE, le PACS, et le Grand Stade, cela ne devenait plus du tout une vraie sinécure.

Que sera donc 2014 pour Hélène Geoffroy. Une année d’élections municipales qu’elle semble attendre avec délectation. Mais sans changement de stratégie car à Vaulx c’est simple : toujours marcher sur les eaux en disant que l’on est de gauche. C'est important de dire que l'on est de gauche, c'est une sorte de lessive qui lave plus blanc même si on ne frotte pas. Et en comptant sur son équipe pour faire du porte à porte ce qui ne semble pas devoir être la chose la plus simple à faire car le « père Hollande » n’a pas la meilleure des côtes dans les cages d’escalier en ce moment. Il va donc surtout lui falloir dire et redire en insistant qu’elle est de gauche, qu’elle a voté tous les projets initiés par Charrier, suivi le maire actuel, et que….… Mais au fait, pourquoi, dans ces conditions, va-t-elle conduire une liste?

L'ELU DU LUNDI : A Belmokadem et M Aït Hamoudi, l'inaction au service du développement économique.

MédiaVaulx le 10 juin 2013

Cette semaine, deux élus sont alors à l’honneur, Messieurs Abdel Belmokadem, et Mehdi Aït Hamoudi. Nous avons fait ce choix pour plusieurs raisons :

- Ils ont occupé successivement le même poste d’adjoint : développement économique, commerce, artisanat et marchés forains,

- Ils ont exercé leur mandat de la même façon.

Au lendemain des élections de mars 2008, M. Belmokadem a hérité du poste d’Adjoint en Charge de l’Economie. Poste très stratégique dans une ville où le chômage est endémique et touche 20 % de la population (40% des jeunes), où les zones industrielles sont vieillissantes,  où l’on peine à attirer une offre commerciale. Poste qui semblait pouvoir lui convenir, « L’homme de la situation » en quelque sorte. Directeur d’une entreprise de 30 salariés, ex-boxeur professionnel, natif de Vaulx-en-Velin, ex-médiateur qui a su cultiver son réseau depuis l’époque où Charrier l’avait recruté au Service Médiation de la Ville. Il aurait pu tout aussi bien conserver la fonction d’adjoint au développement social ou de la vie associative comme lors de la précédente mandature, mais à priori étant seul à savoir ce qu’était une entreprise on comptait beaucoup sur lui.Au début tout beau tout neuf, mais au bout de quelques mois finalement rien ne se passe et l’œuf n’a pas éclot : rien n’est fait. Aucune politique pour développer l’économie de la ville, aucune stratégie, aucune action, aucun résultat. Peut-être qu’entre les livres qu’il écrit et la gestion de son entreprise, le temps lui est compté. A moins que sa propension à cultiver d’autres sphères ait vu son intérêt pour la ville décroitre au  point de ne plus lui accorder d’attention. Au début il faisait quand même quelques efforts en venant une fois par mois au conseil municipal mais très vite sa présence s’est dissipée, et à partir de 2010, plus personne ne l’y voyait. Par contre il n’a jamais renoncé à ses 1818 euros d’indemnités par mois (ça peut aider), prix à payer pour la réélection  de Charrier et d’un certain calme dans la ville, à supposer que ce soit dû à son aura plutôt qu’à une situation apaisée toute seule. Après avoir coûté 100.000 euros d’indemnités à Vaulx-en-Velin pour un bilan insaisissable il acte son départ fin 2011 en démissionnant. On ne retiendra pas grand-chose  de son passage à l’économie en dehors des Zones Industrielles qui ne vont toujours pas mieux, des commerces qui vieillissent et ne se développent pas, des entreprises qui ferment, et du chômage toujours endémique. Lui se rappellera surtout qu’il a obtenu la légion d’honneur en septembre 2012. L’image de Vaulx-en-Velin lui a beaucoup servi, dommage que ses résultats ne soient pas à la hauteur de la détermination qu’il affiche en dehors de la ville.  

Après le départ d’Abdel Belmokadem, le poste de l’économie est occupé à partir de fin 2011 par Medhi Aït Hamoudi lui aussi directeur d’une société Vaudaise.  Peut-être saura-t-il mieux développer ce secteur  que son prédécesseur. L’espoir fait vivre mais peine perdue, pas de résultats probants. A part quelques visites de marchés au début de son mandat, quelques réunions en mairie, le tout toujours bien mis en valeur par l’organe de presse officiel, son action est transparente. Les esprits chagrins pourraient même dire qu’il se moque de ses responsabilités municipales et qu’il est ailleurs. Peut être préoccupé par sa reconversion professionnelle qu’il annonce au Progrès en décembre 2012. S’orientant vers le théâtre,il abandonne le monde des entreprises. Pas son truc, comme de venir au conseil municipal toutes les six semaines. Absent pour le vote du budget en décembre 2012, moment clé de l’action municipale où sur les 32 élus de l’exécutif, seuls 18 étaient présents ce jour-là (à l’époque pour dénoncer l’absentéisme des élus, le PS et l’UMP avait quitté le conseil). Séance suspendue, la majorité a dû appeler en catastrophe d’autres élus pour atteindre le quorum dont  Medhi Aït Hamoudi qui déclare au Progrès « Mais j’ai une vie, moi ». Les vaudais auraient pu lui répondre « Mais on vous verse 1818 euros d’indemnités, nous ! ». Depuis cette intervention de mauvais effet,  il fait acte de présence. Au même journal quotidien il déclarait « On ne juge pas l’implication d’un élu à sa présence au conseil municipal ». Certes mais c’est un indicateur dont il devrait maintenant se targuer car si c’est sur ses résultats qu’il entend être jugé il ne lui reste que quelques mois pour convaincre. Il est probable que sa présence ne sera pas des plus indispensable lors des prochaines élections.

L'ELU DU LUNDI : J Fayat, il manquait la voiture

MédiaVaulx le 5 juin 2013.

Le 27 mai l’élu du lundi était l’adjoint aux logements : M Fayat. Certains lecteurs de ce site nous ont fait savoir qu’une info importante manquait au portrait de cet adjoint : son véhicule.

Comme tout adjoint M Fayat a droit à un véhicule de fonction. Lors du conseil municipal du 8 octobre 2008, dans le cadre des actes de gestion du maire, il était indiqué qu’une voiturette sans permis était budgétée par la ville. Ce véhicule lui était destiné, car il n’a pas le permis. Depuis lors ce véhicule a été changé (4 ans cela fait beaucoup). Il s’agit aujourd’hui d’une très belle AIXAM, modèle City. Que chacun se rassure, c’est le modèle de base. Monsieur Fayat en est très fier. Certes elle n’est pas électrique mais ce n’est pas grave il n’a pas en charge l’environnement. Lui c’est le logement, et sa belle voiture est logée juste en bas de chez lui. Vous ne pouvez pas la rater.

L'ELU DU LUNDI : P Moine, l'opposition enfin en marche?

MédiaVaulx le 3 juin 2013

Habitant de la Rize, Philippe Moine est un militant historique de la droite vaudaise. Engagé dans toutes les élections depuis une vingtaine d’années, il est dans l’ombre du patron de la droite locale, ou plutôt de ce qu’il faut appeler l’opposition, car celle-ci refuse toute étiquette s’appelant au conseil municipal «Groupe  REEV » (Réussir Ensemble Vaulx-en-Velin). Ce positionnement énerve quelque peu M Moine lui qui est le seul UMP du groupe de l’opposition. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour qu’il n’y ait aucun élu UMP puisqu’il ne siège au conseil, que depuis la fin 2008 à la faveur d’une démission dans le groupe. Philippe Moine affiche courageusement son étiquette. Seul à défendre pendant des années la politique nationale de Nicolas Sarkozy et ses restrictions budgétaires, il fallait en effet avoir du courage pour distiller ses positions face à la meute haineuse de la gauche vaudaise qui a du mal à imaginer que l’on puisse penser différemment d’elle. Mais les aboiements semblent l’avoir laissé de marbre et les conspuateurs déversent maintenant leur fiel sur la présidence socialiste et sa représentante locale. Il est sûr que plutôt que parler de ses résultats,  il vaut mieux critiquer les idées des autres.  

Côté expérience politique une seule élection à son palmarès (comme tête de liste) : les cantonales de 2011. Avec un score très étriqué (il a quand même réussi à finir devant le Modem et les Verts) de 7% il est en « devenir » (c’est un euphémisme). Il va devoir se battre comme un beau diable pour contrer la machine rouge et espérer être au second tour des municipales de 2014. Car il semble que 2014 soit enfin son heure. C’est ce qu’il a d’ailleurs claironné dans les journaux il y a quelques mois en annonçant la retraite prématurée du « parrain » qui n’a pas trop apprécié le tweet de cette annonce. Une erreur due à son impatience de prendre les rênes de l’opposition sur Vaulx-en-Velin mais qui peut lui reprocher d’être ambitieux, c’est une des lois de la politique.  Un vent froid souffle-t-il sur la droite Vaudaise ? Mais cette fois-il semble bien que même l’UMP mise sur M Moine pour 2014 car il a reçu la fameuse investiture officielle. Cela semble l’avoir boosté car il a annoncé avoir une équipe et un projet. Alors avec une situation dégradée comme celle de notre ville espérons pour lui que ses arguments seront plus convaincants, que ses interventions seront plus travaillées, argumentées et affutées, qu’il fera preuve d’un peu plus de détermination dans ces prises de positions lors des délibérations du conseil municipal car tout exécutif à besoin d’un contre-pouvoir et le nôtre est bien pauvre. Avec 4 élus sur 39 comment faire pour changer la ville ?

Et finalement P. Moine rêve-t-il vraiment d’être un maire U.M.P à Vaulx tant il sait cette tâche compliquée ? Son objectif ne serait-il pas tout simplement plus personnel dans l’un des 2 partis représentatifs de l’échiquier politique du moment ? Vise-t-il peut-être plus simplement une place de Conseiller Communautaire ? Les réponses nous seront données début 2014 à la déclaration des candidatures et en mars de la même année suivant le score de sa liste pour une place dans le renouveau de l’U.M.P. lyonnaise.

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