L'ELU DU LUNDI : J Fayat l'absent du logement.

MediaVaulx le 27 mai 2013.

Habitant historique de la cité Cachin, Jacques Fayat est une figure locale dont l’implication ancienne au sein du comité de locataires est connue de tous. Militant historique de la Confédération Nationale du Logement (CNL) et du Parti Communiste, il fut récompensé par Maurice Charrier en 2008 pour l’avoir aidé à faire voter pour lui. L’ex-maire le positionna alors 15° de liste. Ce qui lui assurait alors presque d’être élu. Puis d’être adjoint au logement. Ce fut fait le 16 mars 2008.

Poste important en 2008 que celui du logement dans une ville comme Vaulx-en-Velin où le taux de logement social avoisine les 60%, où une rénovation générale du parc de logement social s’impose, et où les élus communistes prévoient de construire en 15 ans près de 5000 nouveaux logements.

Tout commença alors très bien. Un poste à la mairie. 10° adjoint en charge du logement et de la vie quotidienne. Un beau titre. Et une belle indemnité: 1818 euros brut par mois. Certes c'est généreux mais en remerciements des bons et loyaux services, que ne ferait-on pas pour un tel apporteur de voix…

Et il s’installa à son poste. Pas une action énorme. Mais toujours là en soutien au Maire. Toujours un peu présent. Pour faire « monde ». Peu de prise de parole. Même au conseil municipal (il faut bien parler quand il s’agit d’un rapport qu’on a écrit pour vous et qui est dans votre délégation).

Et des dossiers qui s’accumulent. Les expulsions par exemple, un vrai dossier qu’il connait bien. Il a milité contre pendant de nombreuses années à la CNL. Et en tant qu’élu, là, il va pouvoir faire du boulot. Comme les interdire. Belle idée pense-t-il. Et comme c’est aussi un souhait du nouveau Maire c’est parti. Et dès mars 2010, M le Maire de Vaulx-en-Velin publie un arrêté anti-expulsions (copiant ainsi les maires de Givors et Vénissieux qui le font depuis de nombreuses années) qui n'a aucun effet car le Préfet le fait annuler dans la foulée pour cause d’illégalité. Mais comme le but est de faire de la « com » et pas vraiment de résoudre le mal logement, finalement ce n’est pas très grave. Le plus important c’est que la Maire passe à la télé et qu’on parle de lui dans les journaux et sur les tracts de son parti.

Autre dossier important : la qualité des logements, sociaux en particulier. Construits pour un bon nombre d’entre eux dans une période où les normes d’isolation étaient tout autre (juste avant le premier choc pétrolier et les premières obligations d’isoler) il y a de quoi faire. Et les bailleurs sociaux font des choses,quelquefois dans le bon sens mais trop souvent à l’envers, sans communiquer ni avec la ville ni avec les locataires (il faut voir quelquefois les réalisations et leur qualité!). Pour la communication avec la Ville ce n’est pas trop facile à partir de fin 2009. Car M Fayat est un peu aux abonnés absents. Il ne vient plus vraiment. « Problèmes personnels » disent ces amis du parti communiste. Reste qu’il continue à toucher son indemnité de 1818 euros brut mensuel. Deux ans d’absence. Jusqu’à cet article du Progrès fin novembre 2011, qui le classe avant dernier des adjoints à forte responsabilité en termes de présence (venu une fois en deux ans au conseil municipal). Mini séisme alors. Que faire ? Lui décide de revenir et de se remettre au travail (son autre collègue, lui, avait décidé de démissionner). Et pour les 44.000 euros bruts perçus un peu indument en activité « réduite », silence.

Pour revenir au logement, au dernier classement de Lyon Capitale (mai 2013) des villes où il fait bon vivre, Vaulx-en-Velin est classée 66° sur 66 en matière de mixité sociale, 65° sur le prix du m², 49° sur la part de pavillons et 58° sur la part de ménages propriétaires. Globalement dernière des 66 villes du Grand Lyon où il fait bon être logé ! Un bel échec. Sauf si l’objectif était de maintenir le plus grand nombre dans la pauvreté. Dans ce cas ce serait une belle réussite de Monsieur Fayat auquel il faut associer Messieurs Genin et Charrier. Un beau travail d’équipe.

L'ELU DU LUNDI : Philippe Zittoun éternel second.

MédiaVaulx le 13 mai 2013.

Nous lançons aujourd'hui une nouvelle rubrique : l'élu du lundi. Premier à inaugurer cette chronique : Philippe Zittoun. Ancien cadre socialiste, écarté de son parti suite à sa décision d’accepter un poste de d’adjoint municipal aux sports et de rejoindre la majorité communiste contre l’avis d’Hélène Geoffroy tête de liste du PS lors des dernières municipales (elle avait choisi Morad Aggoun), celui-ci nourrit l’ambition d’exister par lui-même à travers un groupe divers gauche.

En réalité, il a vu ses ambitions politiques contrariées au fur et à mesure que les instances du PS portaient leur choix sur d’autres candidats. Après avoir navigué à travers tous les courants, d’abord proche de Michel Rocard qu’il lâche pour Dominique Strauss Khan avant de rejoindre Ségolène Royal puis Bertrand Delanoë  il se voit privé des postes qu’il ambitionnait  (par Jacky Darne patron du PS du Rhône, puis par Hélène Geoffroy conseillère générale). Ses divergences avec Hélène Geoffroy datent notamment de cette époque. Comme quoi il faut peut-être de la constance dans ses choix et de la fidélité pour être considéré. C’est dommage que des querelles de petites ambitions privent notre ville d’une force de proposition.

Pour Philippe Zittoun,  le parti socialiste n’est pas à sa place quand il est dans l’opposition dans une ville de gauche, répondant par là au fait que le groupe socialiste officiel s’abstient sur le vote du budget et commente de manière acerbe certaines décisions du maire. Il est pourtant dommage que l’ambition muselle la voix d’un élu que l’on aimerait entendre dans ses domaines de compétences universitaires autrement qu’en off. Il y a surement des choses sur lesquelles il pourrait manifester des désaccords et le fait de se dire de gauche ne doit pas les museler. D’ailleurs, s’il envisage de mener sa propre liste aux municipales de 2014, c’est sans doute que sa vision diffère de celle de la majorité municipale et qu’il se pose des questions sur les choix de la Ville : peut-être sur la piscine à 18.300.000 euros TTC et son toit coulissant sans qu’il ait pu trouver l’argent pour la faire fonctionner (2.000.000 par an), ou peut-être sur la mutualisation des moyens entre clubs ou leurs fusions, ou encore sur la surreprésentation et le sur-pouvoir de certains sports par rapport à leur nombre d’adhérents !

Dommage que comme Adjoint aux Sports nous le connaissions plus comme pompier-banquier palliant aux problèmes structurels et conjoncturels du FC Vaulx que comme élu ayant une vraie vision du sport pour notre ville.

Arrêtés anti-expulsion: quand le Maire ne respecte plus la Loi!

Mediavaulx le dimanche 4 mai 2013.

Chaque année depuis des lustres, à la fin de la trêve hivernale  notre maire prononce en compagnie de quelques autres élus communistes un arrêté anti expulsion. 

Chaque année il se fait retoquer par le tribunal administratif au motif qu'un tel texte ne peut être adopté par une instance communale. Considérant entre autre qu'un maire ne peut s'immiscer dans les relations contractuelles qui lient un fournisseur d'eau, de gaz ou d'électricité à l'un de ses abonnés.

Ce geste de bonne conscience lui permet de faire la une des journaux, d'avoir un encart sur ses tracts et deux pages dans le journal municipal. Les droits du propriétaire ne sont jamais pris en compte comme si l'interdiction d'expulsion  ne portait préjudice à personne. Comme si tous les propriétaires étaient « des nantis » pour assumer les charges d'un locataire qui ne paie pas ses charges ni ses loyers.  De la manière dont est exposé l'arrêté anti-expulsions, c'est un encouragement à ne pas payer de loyer.

Il y a des personnes en souffrance, qui ne sont pas épargnées par la situation économique ou vivent les conséquences d'un drame social. Il est naturel que des solutions soient trouvées pour leur venir en aide tout en préservant le droit des propriétaires.

La législation désigne l'état comme garant du droit au logement à travers les dispositions de la loi "DALO" et lors des dernières élections présidentielles  ce point a été un des engagements du candidat François Hollande.

Nota sur les principales dispositions de la loi "DALO" :

La loi désigne l’Etat comme le garant du droit au logement. La mise en œuvre de cette garantie s’appuie sur un recours amiable et un recours contentieux.

Le premier recours s’exerce devant une commission de médiation départementale qui, si elle juge la demande de logement urgente et prioritaire, demande au préfet de procurer un logement sur le contingent préfectoral. Si, malgré l’avis de la commission, le relogement n’a pas lieu, le demandeur peut engager un recours devant une juridiction administrative et l’État pourra être condamné à payer une astreinte.

Ce second recours est ouvert aux demandeurs prioritaires (personnes sans logement, menacées d’expulsion sans relogement, hébergés temporairement, etc.) au 1er décembre 2008. Il a été étendu, à partir du 1er janvier 2012, à tous les demandeurs de logement social qui n’ont pas reçu de réponse à leur demande après un délai anormalement long.

 En conclusion, lorsque notre maire prend un arrêté anti-expulsions, non seulement il ne respecte pas la loi mais il pousse tout un chacun à ne pas la respecter. Quel exemple !

Compte rendu du conseil municipal du 23 juin 2016-06-26

Dimanche 26 juin 2016

Le compte administratif et le rapport d’activité constituent le temps fort de ce conseil municipal.

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Quand une stratégie montre ses limites

Mercredi 6 avril 2016

Les socialistes semblent réjouis par la conclusion des échanges sur la délibération concernant les subventions aux partenaires du plan de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

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Conseil municipal du 16 décembre 2015

Mardi 15 décembre 2015

De nombreuses délibérations sont prévues lors de ce conseil municipal qui risque de s’éterniser notamment lorsque sera abordé le rapport d’orientation budgétaire 2016.

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Conseil municipal du 5 novembre 2015

Mercredi 4 novembre 2015

Une trentaine de délibérations à l’ordre du jour de la séance du 5 novembre à 19 heures.

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Conseil municipal du jeudi 2 juillet 2015.

Mercredi 1er juillet 2015

Signe particulier de ce conseil municipal, il semblerait que l’opposition de gauche soit absente des débats se plaignant d’un planning défini trop tardivement.

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Compte rendu conseil municipal du 28 mai 2015

Dimanche 31 mai 2015

Début de séance animée et prise de position ferme de la part d’Hélène Geoffroy que nous partageons.

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Compte rendu conseil municipal du 28 avril 2015

Mercredi 29 avril 2015

17 délibérations étaient à l’ordre du conseil municipal. Comme nous l’avions supposé, les deux points qui ont fait l’objet d’un échange entre la majorité et l’opposition concernaient les subventions aux associations et aux clubs sportifs.

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