Les conseils de quartier toujours à la peine

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 Jeudi 3 décembre 2015.

Dans un récent conseil municipal, Philippe Moine conseiller d’opposition avait interpellé Hélène Geoffroy sur son inquiétude concernant la situation des conseils de quartier. Stéphane Bertin avait répondu, « effectivement c’est compliqué, mais on avance ». L’actualité et les commentaires que nous pouvons entendre de la part des divers participants de ces conseils de quartier laisseraient plus ou moins entendre qu’il avancerait, mais en marche arrière ce qui se défini généralement comme mouvement de recul.

Comment après à peine deux ans d’existence et une volonté forte de l’exécutif municipal d’en faire un axe important de la démocratie locale, les conseils de quartiers semblent se configurer en mode échec ? Déjà courant août nous avions tiré la sonnette d’alarme, mais il faut croire que nos élus sont sourds et parfois muets. Cette attitude nourrie une inquiétude, celle de l’incapacité de l’exécutif de se remettre en question lorsque la situation l’impose, et plus grave encore de ne pas faire des conseils de quartier le mouvement de démocratique citoyenne que nous serions en mesure d’attendre. Les balbutiements des conseils de quartiers ne sont-ils  pas en fait la partie visible d’un iceberg  municipal. En effet sous certains aspects,  l’exécutif semble sclérosé ou alors préoccupé par d’autres considérations que celles purement vaudaise.

Mais en premier lieu, revenons sur les conseils de quartier. Celui du mas vient d’avoir ce matin l’honneur du média local « le Progrès », mais pas pour une séance de travail. Nous avons eu connaissance dès mardi soir de l’altercation qui a eu lieu entre l’élue (Liliane Badiou), la vice-présidence lila  chouarbi  et l’ex-présidente Olga Panon.  Mais des éléments contradictoires circulaient et il était difficile pour nous de rendre compte à nos lecteurs de faits non formellement avérés. Et comme si c’est vrai c’est dans le progrès, faute de la version de l’élu ou de la vice-présidente retenons donc ce qui est rapporté par le média.  « Mme Badiou, selon Olga Panon, a présenté un devis prévoyant l’acquisition de divers matériels pour le conseil de quartier. Avec deux autres habitants, j’ai exprimé mon opposition, car une partie de ces achats (Appareil Photo, vidéoprojecteur) n’avait pas été actée par le bureau. La coprésidente, Lila Chouarbi, n’a pas apprécié ma prise de position, de même que le trésorier qui s’est levé de sa chaise, m’a bousculé et menacé. J’ai alors décidé d’appeler la police. On veut m’évincer définitivement du conseil de quartier. « Ils » souhaitent des gens dociles. »

Ce que Liliane Badiou qualifie de « conflit entre habitants » ne peut être que la suite logique de l’éviction d’Olga Panon de la vice-présidence du conseil de quartier du mas courant octobre. Éviction fomentée d’après Olga Panon par le couple Liliane Badiou (PS), Lila Chouarbi(colistière d’Hélène Geoffroy en 2014). En attente de preuves irréfutables, une question reste en suspend. À quoi sert un règlement si celui-ci n’est pas respecté. Madame Chouarbi est une habitante du petit pont et ne peut en aucun cas être élue vice-présidente du conseil de quartier du mas. Le règlement ne parait plus être visible sur le site de la ville, Les points 5 et 6 sont explicites (Règlement des conseils de quartier).  De même si Madame Panon assurait des vacations pour la ville, jamais elle n’aurait dû en prendre la  vice-présidence. Les principes fondateurs ne servent à rien et le règlement perd toute crédibilité. Les conseils de quartiers sont une chance inestimable de concorde entre habitants. Il est regrettable que des conflits sous base  des règlements de comptes politiques prennent le pas sur la démarche citoyenne. Comment ne pas supputer un parachutage de la colistière d’Hélène Geoffroy. C’est une pratique malheureusement courante. Il n’est pas certain que la situation s’apaise et le conflit risque d’être alimenté par d’autres facteurs.

Le conseil de quartier du village connait également quelques balbutiements. Un coprésident démissionnaire non encore remplacé et des participants qui râlent, car ils ne sont pas entendus par les élus. Élus dont la règle semble être celle du faux bond. Les élections régionales ne doivent pas être étrangères à l'affaire.  Les récentes remarques ont porté sur l’attribution d’un permis de construire qui pourrait en l’état reproduire la situation bien connue en termes de cheminement piétonnier de l’immeuble « Le Savarin. Un trottoir ou deux personnes ne peuvent se croiser, un fauteuil handicapé ou un landau l’emprunter.  Tant de moqueries faites par l’adjoint qui a signé le permis de construire à l’encontre de l’ancienne municipalité sur cette réalisation  nous laissent supposer  une erreur de débutant plutôt qu’ une quelconque action de favoritisme comme il a été entendu.  

C.A