Quel avenir pour les marchés ?

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Mardi 21 janvier 2014

Le marché est l’une des activités qui anime nos villes. Il fait partie de la vie économique de nos communes, de l’équilibre social et historique d’une ville. On peut s’interroger sur le devenir de nos marchés, notamment celui des mardis matins et dimanches matins au Village. Ont-ils de l’avenir ? Faut-il les transformer ? Que faire ?

Est-ce la transformation du mode de consommation des ménages ou la présence d’un lieu de distribution ouvert le dimanche matin qui condamnent à plus ou moins long terme la pérennité du marché du village ? Dernièrement encore, une des figures historiques a décidé de ne plus s’installer le dimanche matin ajoutant un vide supplémentaire. L’activité des forains se développe-t-elle ou régresse-t-elle ? Une analyse serait nécessaire afin d’établir un diagnostic. Le marché du village devra-t-il inéluctablement se transformer en un marché sans présence de produits alimentaires ou bien ces derniers ne seront qu’à la marge ? A Décines autant qu’à Bron cette activité semble pourtant florissante. Notamment la présence d’un marché de producteurs le jeudi après-midi et d’un marché bio assez conséquent les mercredis et dimanches matin sur la place de l’église à Bron animent et attirent beaucoup de clients alors que notre marché du vendredi après-midi au Centre-Ville peine à trouver son essor. Il faut, nous pensons, s’intéresser en premier en ce qui concerne le village à l’adéquation clientèle - grande surface. La grande surface est la vraie rivale du marché car elle répond en un lieu unique et en un temps réduit, aux divers besoins de la clientèle et en théorie propose des prix adaptés mais surtout permet un règlement par carte bancaire, différé, voir en puisant parfois dans le découvert. Les études montrent qu’il n’y a pas de corrélation entre la densité de population et l’attractivité du marché ; c’est certainement les caractéristiques communales qui sont la cause de la désaffection des marchés et nécessite de les adapter, de les repenser, en fonction de cette donne notamment pour celui du vendredi après-midi au centre-ville. Tout cela est sans compter également les normes européennes d’hygiène qui risquent de nécessiter des adaptations à la fois au niveau du matériel des forains mais aussi des investissements de l’équipement municipal.

Un vaste sujet qui mérite que l’on s’y intéresse de très près et que les pouvoirs publics avancent sur ce dossier de façon concrête car il en va de la vie de notre ville et notre mode de vie de tous les jours.